📜 Messes et ActualitĂ©s 📜 Le vendredi de la 12e semaine du temps ordinaire 📜 Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4 📜 Commentaire de BenoĂźt XVI đŸ“œ

📜 Messes et ActualitĂ©s 📜 Le vendredi de la 12e semaine du temps ordinaire 📜 Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4 📜 Commentaire de BenoĂźt XVI 📜

Les saints du jour

Le BaptĂȘme avec ThĂ©o Dom & KTO TV

Le BaptĂȘme pour les Enfant‍‍ & les Adultes (CatĂ©chumĂšne, CatĂ©chumĂ©nat) & les Saintes Huiles

Lectures du Jour

DeuxiĂšme livre des Rois 25,1-12.

La neuviĂšme annĂ©e du rĂšgne de SĂ©dĂ©cias, le dixiĂšme jour du dixiĂšme mois, Nabucodonosor, roi de Babylone, vint attaquer JĂ©rusalem avec toute son armĂ©e ; il Ă©tablit son camp devant la ville qu’il entoura d’un ouvrage fortifiĂ©.
La ville fut assiĂ©gĂ©e jusqu’à la onziĂšme annĂ©e du rĂšgne de SĂ©dĂ©cias.
Le neuviĂšme jour du quatriĂšme mois, comme la famine Ă©tait devenue terrible dans la ville et que les gens du pays n’avaient plus de pain,
une brĂšche fut ouverte dans le rempart de la ville. Mais toute l’armĂ©e s’échappa dans la nuit, par la porte du double rempart, prĂšs du jardin du roi, dans la direction de la plaine du Jourdain, pendant que les ChaldĂ©ens cernaient la ville.
Les troupes chaldĂ©ennes poursuivirent le roi et le rattrapĂšrent dans la plaine de JĂ©richo ; toute son armĂ©e en dĂ©route l’avait abandonnĂ©.
Les ChaldĂ©ens s’emparĂšrent du roi, ils le menĂšrent Ă  Ribla, auprĂšs du roi de Babylone, et l’on prononça la sentence.
Les fils de Sédécias furent égorgés sous ses yeux, puis on lui creva les yeux, il fut attaché avec une double chaßne de bronze et emmené à Babylone.
Le septiÚme jour du cinquiÚme mois, la dix-neuviÚme année du rÚgne de Nabucodonosor, roi de Babylone, Nabouzardane, commandant de la garde, au service du roi de Babylone, fit son entrée à Jérusalem.
Il incendia la maison du Seigneur et la maison du roi ; il incendia toutes les maisons de JĂ©rusalem, – toutes les maisons des notables.
Toutes les troupes chaldéennes qui étaient avec lui abattirent les remparts de Jérusalem.
Nabouzardane dĂ©porta tout le peuple restĂ© dans la ville, les dĂ©serteurs qui s’étaient ralliĂ©s au roi de Babylone, bref, toute la population.
Il laissa seulement une partie du petit peuple de la campagne, pour avoir des vignerons et des laboureurs.

Psaume 137(136),1-2.3.4-5.6.

R/ Que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir ! (Ps 136, 6a)

Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C’est lĂ  que nos vainqueurs
nous demandĂšrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. Â»

Comment chanterions-nous
un chant du Seigneur
sur une terre étrangÚre ?
Si je t’oublie, JĂ©rusalem,
que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue
s’attache Ă  mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n’Ă©lĂšve JĂ©rusalem,
au sommet de ma joie.

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 8,1-4.

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lĂ©preux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. Â»
JĂ©sus Ă©tendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifiĂ©. Â» Et aussitĂŽt il fut purifiĂ© de sa lĂšpre.
JĂ©sus lui dit : « Attention, ne dis rien Ă  personne, mais va te montrer au prĂȘtre. Et donne l’offrande que MoĂŻse a prescrite : ce sera pour les gens un tĂ©moignage. Â»

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Commentaire

BenoĂźt XVI

pape de 2005 Ă  2013

Encyclique « Spe Salvi », 36 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Je le veux, sois purifié »

Comme l’agir, la souffrance [sous toutes ses formes] fait aussi partie de l’existence humaine. Elle dĂ©coule, d’une part, de notre finitude et, de l’autre, de la somme de fautes qui, au cours de l’histoire, s’est accumulĂ©e et qui encore aujourd’hui grandit sans cesse. Il faut certainement faire tout ce qui est possible pour attĂ©nuer la souffrance : empĂȘcher, dans la mesure oĂč cela est possible, la souffrance des innocents ; calmer les douleurs ; aider Ă  surmonter les souffrances psychiques. Autant de devoirs aussi bien de la justice que de l’amour qui rentrent dans les exigences fondamentales de l’existence chrĂ©tienne et de toute vie vraiment humaine. Dans la lutte contre la douleur physique, on a rĂ©ussi Ă  faire de grands progrĂšs, mais la souffrance des innocents et aussi les souffrances psychiques ont plutĂŽt augmentĂ© au cours des derniĂšres dĂ©cennies.

Oui, nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l’Ă©liminer complĂštement du monde n’est pas dans nos possibilitĂ©s humaines — simplement parce que nous ne pouvons pas nous extraire de notre finitude et parce qu’aucun de nous n’est en mesure d’Ă©liminer le pouvoir du mal, de la faute, qui — nous le voyons — est continuellement source de souffrance. Dieu seul pourrait le rĂ©aliser : seul un Dieu qui entre personnellement dans l’histoire en se faisant homme et qui y souffre. Nous savons que ce Dieu existe et donc que ce pouvoir qui « enlĂšve le pĂ©chĂ© du monde » (Jn 1,29) est prĂ©sent dans le monde. Par la foi dans l’existence de ce pouvoir, l’espĂ©rance de la guĂ©rison du monde est apparue dans l’histoire.

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