đ Messes et ActualitĂ©s đ FĂȘte de saint Laurent, diacre et martyr đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 12,24-26 đ Commentaire de Saint Cyrille d’Alexandrie đ
Les saints du jour

Le BaptĂȘme avec ThĂ©o Dom & KTO TV
Le BaptĂȘme pour les Enfantââ & les Adultes (CatĂ©chumĂšne, CatĂ©chumĂ©nat) & les Saintes Huiles
Lectures du Jour
DeuxiĂšme lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Corinthiens 9,6-10.
FrÚres, rappelez-vous le proverbe : à semer trop peu, on récolte trop peu ; à semer largement, on récolte largement.
Que chacun donne comme il a dĂ©cidĂ© dans son cĆur, sans regret et sans contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement.
Et Dieu est assez puissant pour vous donner toute grĂące en abondance, afin que vous ayez, en toute chose et toujours, tout ce quâil vous faut, et mĂȘme que vous ayez en abondance de quoi faire toute sorte de bien.
LâĂcriture dit en effet de lâhomme juste : âIl distribue, il donne aux pauvres ; sa justice demeure Ă jamais.â
Dieu, qui fournit la semence au semeur et le pain pour la nourriture, vous fournira la graine ; il la multipliera, il donnera la croissance Ă ce que vous accomplirez dans la justice.
Psaume 112(111),1-2.5-6.7-8.4b.9.
R/ Lâhomme de bien a pitiĂ©, il partage. (Ps, 111, 5a)
Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entiÚrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.
L’homme de bien a pitiĂ©, il partage ;
il mĂšne ses affaires avec droiture.
Cet homme jamais ne tombera ;
toujours on fera mémoire du juste.
Il ne craint pas l’annonce d’un malheur :
le cĆur ferme, il s’appuie sur le Seigneur.
Son cĆur est confiant, il ne craint pas :
il verra ce que valaient ses oppresseurs.
Homme de justice, de tendresse et de pitié.
Ă pleines mains, il donne au pauvre ;
Ă jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 12,24-26.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait Ă ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blĂ© tombĂ© en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais sâil meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ; qui sâen dĂ©tache en ce monde la gardera pour la vie Ă©ternelle.
Si quelqu’un veut me servir, quâil me suive ; et lĂ oĂč moi je suis, lĂ aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon PĂšre lâhonorera. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)
Ă©vĂȘque et docteur de l’Ăglise
Commentaire sur le Livre des Nombres, 2 ; PG 69, 619 (trad. Delhougne, Les PĂšres commentent, p. 193)
« Si le grain de blé meurt, il donne beaucoup de fruit »
      Le Christ, prĂ©mices de la nouvelle crĂ©ation…, aprĂšs avoir terrassĂ© la mort, est ressuscitĂ© et montĂ© vers le PĂšre comme une offrande magnifique et resplendissante, comme les prĂ©mices, en quelque sorte, de la race humaine rĂ©novĂ©e, impĂ©rissable… On pourrait le considĂ©rer sous le symbole de la gerbe des prĂ©mices du blĂ© que le Seigneur a demandĂ© Ă IsraĂ«l d’offrir dans le Temple (Lv 23,9). Que reprĂ©sente ce signe ?       On peut comparer le genre humain aux Ă©pis d’un champ. Ils naissent de la terre, ils attendent d’avoir obtenu toute leur croissance et, au moment voulu, ils sont fauchĂ©s par la mort. C’est ainsi que le Christ disait Ă ses disciples : « Ne dites-vous pas : Encore quatre mois et ce sera la moisson ? Et moi je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs qui se dorent pour la moisson.
DĂšs maintenant le moissonneur reçoit son salaire : il rĂ©colte du fruit pour la vie Ă©ternelle. » (Jn 4,35-36) Or le Christ est nĂ© parmi nous, il est nĂ© de la Vierge sainte comme les Ă©pis sortent de la terre. Parfois d’ailleurs il se nomme lui-mĂȘme le grain de blé : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain tombĂ© en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. » Ainsi s’est-il offert pour nous Ă son PĂšre, Ă la maniĂšre d’une gerbe et comme les prĂ©mices de la terre.       Car l’Ă©pi de blĂ©, comme nous-mĂȘmes d’ailleurs, ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ© isolĂ©ment. Nous le voyons dans une gerbe, formĂ©e de nombreux Ă©pis d’une seule brassĂ©e. Le Christ JĂ©sus est unique, mais il nous apparaĂźt et il constitue rĂ©ellement une sorte de brassĂ©e, en ce sens qu’il contient en lui tous les croyants, Ă©videmment dans une union spirituelle.
Sans cela, comment saint Paul pourrait-il Ă©crire : « Avec lui il nous a ressuscitĂ©s, avec lui il nous a fait rĂ©gner aux cieux » ? (Ep 2,6-7) En effet, puisqu’il s’est fait l’un de nous, nous ne faisons « qu’un seul corps avec lui » (Ep 3,6)… Lui-mĂȘme adresse d’ailleurs ces paroles Ă son PĂšre : « Je veux, PĂšre, comme toi et moi nous ne faisons qu’un, qu’eux aussi ne fassent qu’un avec nous. » (Jn 17,21) Le Seigneur donc est prĂ©mices de l’humanitĂ© destinĂ©e Ă ĂȘtre engrangĂ©e dans les greniers du ciel.
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