đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mercredi de la 1Ăšre semaine de l’Avent đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37 đ Commentaire de Saint Baudouin de Ford đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
Livre d’IsaĂŻe 25,6-10a.
En ce jour-lĂ , le Seigneur de lâunivers prĂ©parera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin de viandes succulentes et de vins dĂ©cantĂ©s.
Sur cette montagne, il fera disparaĂźtre le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations.
Il fera disparaĂźtre la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera lâhumiliation de son peuple. Le Seigneur a parlĂ©.
Et ce jour-lĂ , on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espĂ©rions, et il nous a sauvĂ©s ; câest lui le Seigneur, en lui nous espĂ©rions ; exultons, rĂ©jouissons-nous : il nous a sauvĂ©s ! »
Car la main du Seigneur reposera sur cette montagne.
Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.
R/ Jâhabiterai la maison du Seigneur pour la durĂ©e de mes jours. (Ps 22, 6cd)
Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prĂ©s d’herbe fraĂźche,
il me fait reposer.
Il me mĂšne vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bĂąton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu rĂ©pands le parfum sur ma tĂȘte,
ma coupe est débordante.
GrĂące et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 15,29-37.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus partit de lĂ et arriva prĂšs de la mer de GalilĂ©e. Il gravit la montagne et lĂ , il sâassit.
De grandes foules sâapprochĂšrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiĂ©s, des muets, et beaucoup dâautres encore ; on les dĂ©posa Ă ses pieds et il les guĂ©rit.
Alors la foule Ă©tait dans lâadmiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiĂ©s rĂ©tablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu dâIsraĂ«l.
JĂ©sus appela ses disciples et leur dit : « Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours dĂ©jĂ ils restent auprĂšs de moi, et nâont rien Ă manger. Je ne veux pas les renvoyer Ă jeun, ils pourraient dĂ©faillir en chemin. »
Les disciples lui disent : « OĂč trouverons-nous dans un dĂ©sert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »
Jésus leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils dirent : « Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna Ă la foule de sâasseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grĂące, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangÚrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Baudouin de Ford (?-v. 1190)
abbĂ© cistercien, puis Ă©vĂȘque
Le Sacrement de l’autel, PL 204, 690 (trad. Orval)
Le pain de la vie éternelle
« Je suis le pain de vie, dit JĂ©sus ; celui qui vient Ă moi n’aura jamais faim, celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jn 6,35). (…) Il exprime ainsi par deux fois le rassasiement Ă©ternel oĂč rien ne manque plus. La Sagesse dit pourtant : « Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif » (Si 24,21). Le Christ, qui est la Sagesse de Dieu, n’est pas mangĂ© pour rassasier dĂšs Ă prĂ©sent notre dĂ©sir, mais pour nous faire dĂ©sirer ce rassasiement ; et plus nous goĂ»tons sa douceur, plus notre dĂ©sir en est stimulĂ©. C’est pourquoi ceux qui le mangent auront encore faim, jusqu’Ă ce que vienne le rassasiement. Mais lorsque leur dĂ©sir aura Ă©tĂ© comblĂ©, ils n’auront plus faim ni soif.
« Ceux qui me mangent auront encore faim. » Cette parole peut aussi s’entendre du monde futur, car il y a dans le rassasiement Ă©ternel comme une sorte de faim qui ne vient pas du besoin mais du bonheur. Le rassasiement n’y connaĂźt pas de satiĂ©té ; le dĂ©sir n’y connaĂźt pas de gĂ©missements. Le Christ, toujours admirable dans sa beautĂ© est aussi toujours dĂ©sirable, « lui que les anges dĂ©sirent contempler » (1P 1,12). Ainsi, alors mĂȘme qu’on le possĂšde, on le dĂ©sire ; alors mĂȘme qu’on le tient, on le cherche, selon qu’il est Ă©crit : « Sans relĂąche cherchez sa face » (Ps 104,4). Il est en effet toujours cherchĂ©, celui qui est aimĂ© pour ĂȘtre possĂ©dĂ© Ă jamais.
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