đ Messes et ActualitĂ©s đ Le lundi de la 3e semaine de l’Avent đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 21,23-27 đ Commentaire de Saint BĂšde le VĂ©nĂ©rable đ
Liste des saints du jour


Lectures du Jour

Livre des Nombres 24,2-7.15-17a.
En ces jours-lĂ , levant les yeux, le prophĂšte paĂŻen Balaam vit IsraĂ«l qui campait, rangĂ© par tribus. Lâesprit de Dieu fut sur lui,
et il prononça ces paroles Ă©nigmatiques : « Oracle de Balaam, fils de BĂ©or, oracle de lâhomme au regard pĂ©nĂ©trant,
oracle de celui qui entend les paroles de Dieu. Il voit ce que le Puissant lui fait voir, il tombe en extase, et ses yeux sâouvrent.
Que tes tentes sont belles, Jacob, et tes demeures, Israël !
Elles sâĂ©tendent comme des vallĂ©es, comme des jardins au bord dâun fleuve ; le Seigneur les a plantĂ©es comme des aloĂšs, comme des cĂšdres au bord des eaux !
Un héros sortira de la descendance de Jacob, il dominera sur des peuples nombreux. Son rÚgne sera plus grand que celui de Gog, sa royauté sera exaltée.
Balaam prononça encore ces paroles Ă©nigmatiques : « Oracle de Balaam, fils de BĂ©or, oracle de lâhomme au regard pĂ©nĂ©trant,
oracle de celui qui entend les paroles de Dieu, qui possĂšde la science du TrĂšs-Haut. Il voit ce que le Puissant lui fait voir, il tombe en extase, et ses yeux sâouvrent.
Ce hĂ©ros, je le vois â mais pas pour maintenant â je lâaperçois â mais pas de prĂšs : Un astre se lĂšve, issu de Jacob, un sceptre se dresse, issu dâIsraĂ«l. »
Psaume 25(24),4-5ab.6-7bc.8-9.
Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaĂźtre ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.
Rappelle-toi, Seigneur, ta tendresse,
ton amour qui est de toujours.
Dans ton amour, ne m’oublie pas.
en raison de ta bonté, Seigneur.
Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 21,23-27.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus Ă©tait entrĂ© dans le Temple, et, pendant quâil enseignait, les grands prĂȘtres et les anciens du peuple sâapprochĂšrent de lui et demandĂšrent : « Par quelle autoritĂ© fais-tu cela, et qui tâa donnĂ© cette autoritĂ© ? »
Jésus leur répliqua : « à mon tour, je vais vous poser une question, une seule ; et si vous me répondez, je vous dirai, moi aussi, par quelle autorité je fais cela :
Le baptĂȘme de Jean, dâoĂč venait-il ? du ciel ou des hommes ? » Ils faisaient en eux-mĂȘmes ce raisonnement : « Si nous disons : âDu cielâ, il va nous dire : âPourquoi donc nâavez-vous pas cru Ă sa parole ?â
Si nous disons : âDes hommesâ, nous devons redouter la foule, car tous tiennent Jean pour un prophĂšte. »
Ils répondirent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Il leur dit à son tour : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint BÚde le Vénérable (v. 673-735)
moine, docteur de l’Ăglise
Sermon n°1 ; CCL 122, 2 (Lectionnaire monastique de l’office divin, t.1 Avent-NoĂ«l; trad. Solesmes; Ăd. Solesmes-Cerf 1993, p. 161)
« Tous tiennent Jean pour un prophÚte »
Si nous cherchons pourquoi Jean baptisait, lui dont le baptĂȘme ne pouvait cependant pas remettre les pĂ©chĂ©s, la raison en est claire : c’est que, pour ĂȘtre fidĂšle Ă son ministĂšre de prĂ©curseur, il devait baptiser avant le Seigneur de mĂȘme qu’il Ă©tait nĂ© avant lui, qu’il prĂȘchait avant lui et qu’il mourrait avant lui. En mĂȘme temps, c’Ă©tait pour empĂȘcher que la querelle envieuse des Pharisiens et des scribes n’ait prise sur le ministĂšre du Seigneur, dans le cas oĂč il aurait donnĂ© le premier le baptĂȘme aux hommes. « Le baptĂȘme de Jean, d’oĂč venait-il ? Du ciel ou des hommes ? »
Comme ils n’oseraient pas nier qu’il vienne du ciel, ils seraient contraints de reconnaĂźtre que les Ćuvres de celui que Jean prĂȘchait Ă©taient elles aussi accomplies par un pouvoir venant du ciel. Cependant, si le baptĂȘme de Jean ne remettait pas les pĂ©chĂ©s, il n’en Ă©tait pas pour autant sans fruit pour ceux qui le recevaient. (…) Il Ă©tait un signe de foi et de repentir, c’est-Ă -dire qu’il rappelait que tous devraient s’abstenir du pĂ©chĂ©, pratiquer l’aumĂŽne, croire au Christ, et se hĂąter vers son baptĂȘme, dĂšs qu’il paraĂźtrait, afin d’y ĂȘtre lavĂ©s pour la rĂ©mission de leurs pĂ©chĂ©s.
Par ailleurs, le dĂ©sert oĂč Jean demeurait reprĂ©sente la vie des saints coupĂ©s des plaisirs de ce monde. Qu’ils vivent dans la solitude ou mĂȘlĂ©s aux foules, sans cesse ils tendent de toute leur Ăąme Ă se dĂ©tacher des dĂ©sirs du monde prĂ©sent ; ils trouvent leur joie Ă ne s’attacher qu’Ă Dieu, dans le secret de leur cĆur, et Ă ne mettre qu’en lui leur espĂ©rance. C’est vers cette solitude de l’Ăąme, si chĂšre Ă Dieu, que le prophĂšte dĂ©sirait aller, avec le secours de l’Esprit Saint, quand il disait : « Qui me donnera les ailes de la colombe pour que je m’envole et me repose ? » (Ps 54,7)
Messes & PriĂšres
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