đ Messes et ActualitĂ©s đ 4e dimanche de CarĂȘme (Laetare) đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 9,1-41 đ Commentaire du Bienheureux Columba Marmion đ
Les saints du jour

Le BaptĂȘme avec ThĂ©o Dom & KTO TV
Le BaptĂȘme pour les Enfantââ & les Adultes (CatĂ©chumĂšne, CatĂ©chumĂ©nat) & les Saintes Huiles
Lectures du Jour
Premier livre de Samuel 16,1b.6-7.10-13a.
En ces jours-lĂ , le Seigneur dit Ă Samuel : « Prends une corne que tu rempliras dâhuile, et pars ! Je tâenvoie auprĂšs de JessĂ© de BethlĂ©em, car jâai vu parmi ses fils mon roi. »
Lorsquâils arrivĂšrent et que Samuel aperçut Ăliab, il se dit : « SĂ»rement, câest lui le messie, lui qui recevra lâonction du Seigneur ! »
Mais le Seigneur dit Ă Samuel : « Ne considĂšre pas son apparence ni sa haute taille, car je lâai Ă©cartĂ©. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent lâapparence, mais le Seigneur regarde le cĆur. »
JessĂ© prĂ©senta ainsi Ă Samuel ses sept fils, et Samuel lui dit : « Le Seigneur nâa choisi aucun de ceux-lĂ . »
Alors Samuel dit Ă JessĂ© : « Nâas-tu pas dâautres garçons ? » JessĂ© rĂ©pondit : « Il reste encore le plus jeune, il est en train de garder le troupeau. » Alors Samuel dit Ă JessĂ© : « Envoie-le chercher : nous ne nous mettrons pas Ă table tant quâil ne sera pas arrivĂ©. »
JessĂ© le fit donc venir : le garçon Ă©tait roux, il avait de beaux yeux, il Ă©tait beau. Le Seigneur dit alors : « LĂšve-toi, donne-lui lâonction : câest lui ! »
Samuel prit la corne pleine dâhuile, et lui donna lâonction au milieu de ses frĂšres. LâEsprit du Seigneur sâempara de David Ă partir de ce jour-lĂ .
Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.
R/ Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, Seigneur. (Ps 22, 4)
Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prĂ©s d’herbe fraĂźche,
il me fait reposer.
Il me mĂšne vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bĂąton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu rĂ©pands le parfum sur ma tĂȘte,
ma coupe est débordante.
GrĂące et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.
Lettre de saint Paul ApĂŽtre aux ĂphĂ©siens 5,8-14.
FrĂšres, autrefois, vous Ă©tiez tĂ©nĂšbres ; maintenant, dans le Seigneur, vous ĂȘtes lumiĂšre ; conduisez-vous comme des enfants de lumiĂšre
â or la lumiĂšre a pour fruit tout ce qui est bontĂ©, justice et vĂ©ritĂ© â
et sachez reconnaĂźtre ce qui est capable de plaire au Seigneur.
Ne prenez aucune part aux activités des ténÚbres, elles ne produisent rien de bon ; démasquez-les plutÎt.
Ce que ces gens-lĂ font en cachette, on a honte mĂȘme dâen parler.
Mais tout ce qui est démasqué est rendu manifeste par la lumiÚre,
et tout ce qui devient manifeste est lumiĂšre. Câest pourquoi lâon dit : RĂ©veille-toi, ĂŽ toi qui dors, relĂšve-toi dâentre les morts, et le Christ tâilluminera.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 9,1-41.
En ce temps-là , en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.
Ses disciples lâinterrogĂšrent : « Rabbi, qui a pĂ©chĂ©, lui ou ses parents, pour quâil soit nĂ© aveugle ? »
JĂ©sus rĂ©pondit : « Ni lui, ni ses parents nâont pĂ©chĂ©. Mais câĂ©tait pour que les Ćuvres de Dieu se manifestent en lui.
Il nous faut travailler aux Ćuvres de Celui qui mâa envoyĂ©, tant quâil fait jour ; la nuit vient oĂč personne ne pourra plus y travailler.
Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumiÚre du monde. »
Cela dit, il cracha Ă terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de lâaveugle,
et lui dit : « Va te laver Ă la piscine de SiloĂ© » â ce nom se traduit : EnvoyĂ©. Lâaveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui lâavaient observĂ© auparavant â car il Ă©tait mendiant â dirent alors : « Nâest-ce pas celui qui se tenait lĂ pour mendier ? »
Les uns disaient : « Câest lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, câest quelquâun qui lui ressemble. » Mais lui disait : « Câest bien moi. »
Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
Il rĂ©pondit : « Lâhomme quâon appelle JĂ©sus a fait de la boue, il me lâa appliquĂ©e sur les yeux et il mâa dit : âVa Ă SiloĂ© et lave-toi.â Jây suis donc allĂ© et je me suis lavĂ© ; alors, jâai vu. »
Ils lui dirent : « Et lui, oĂč est-il ? » Il rĂ©pondit : « Je ne sais pas. »
On lâamĂšne aux pharisiens, lui, lâancien aveugle.
Or, câĂ©tait un jour de sabbat que JĂ©sus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
Ă leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur rĂ©pondit : « Il mâa mis de la boue sur les yeux, je me suis lavĂ©, et je vois. »
Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-lĂ nâest pas de Dieu, puisquâil nâobserve pas le repos du sabbat. » Dâautres disaient : « Comment un homme pĂ©cheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils Ă©taient divisĂ©s.
Alors ils sâadressent de nouveau Ă lâaveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisquâil tâa ouvert les yeux ? » Il dit : « Câest un prophĂšte. »
Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait Ă©tĂ© aveugle et que maintenant il pouvait voir. Câest pourquoi ils convoquĂšrent ses parents
et leur demandĂšrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites quâil est nĂ© aveugle ? Comment se fait-il quâĂ prĂ©sent il voie ? »
Les parents rĂ©pondirent : « Nous savons bien que câest notre fils, et quâil est nĂ© aveugle.
Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour sâexpliquer. »
Ses parents parlaient ainsi parce quâils avaient peur des Juifs. En effet, ceux-ci sâĂ©taient dĂ©jĂ mis dâaccord pour exclure de leurs assemblĂ©es tous ceux qui dĂ©clareraient publiquement que JĂ©sus est le Christ.
Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
Pour la seconde fois, les pharisiens convoquĂšrent lâhomme qui avait Ă©tĂ© aveugle, et ils lui dirent : « Rends gloire Ă Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pĂ©cheur. »
Il rĂ©pondit : « Est-ce un pĂ©cheur ? Je nâen sais rien. Mais il y a une chose que je sais : jâĂ©tais aveugle, et Ă prĂ©sent je vois. »
Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour tâouvrir les yeux ? »
Il leur rĂ©pondit : « Je vous lâai dĂ©jĂ dit, et vous nâavez pas Ă©coutĂ©. Pourquoi voulez-vous mâentendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
Ils se mirent Ă lâinjurier : « Câest toi qui es son disciple ; nous, câest de MoĂŻse que nous sommes les disciples.
Nous savons que Dieu a parlĂ© Ă MoĂŻse ; mais celui-lĂ , nous ne savons pas dâoĂč il est. »
Lâhomme leur rĂ©pondit : « VoilĂ bien ce qui est Ă©tonnant ! Vous ne savez pas dâoĂč il est, et pourtant il mâa ouvert les yeux.
Dieu, nous le savons, nâexauce pas les pĂ©cheurs, mais si quelquâun lâhonore et fait sa volontĂ©, il lâexauce.
Jamais encore on nâavait entendu dire que quelquâun ait ouvert les yeux Ă un aveugle de naissance.
Si lui nâĂ©tait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
Ils répliquÚrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetÚrent dehors.
JĂ©sus apprit quâils lâavaient jetĂ© dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de lâhomme ? »
Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
JĂ©sus lui dit : « Tu le vois, et câest lui qui te parle. »
Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
JĂ©sus leur rĂ©pondit : « Si vous Ă©tiez aveugles, vous nâauriez pas de pĂ©chĂ© ; mais du moment que vous dites : âNous voyons !â, votre pĂ©chĂ© demeure. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
abbé
La componction du cĆur (Le Christ IdĂ©al du Moine, Ă©d. DDB, 1936 ; p. 210-211 ; rev.)
« Que ceux qui ne voient pas puissent voir » (Jn 9,39)
« Celui qui se dĂ©clare sans pĂ©chĂ© se ment Ă lui-mĂȘme, et la vĂ©ritĂ© nâest pas en lui » (1 Jn 1,8). Pour les grandes Ăąmes, les Ăąmes saintes, cette assertion est lumineuse. Câest que, se rapprochant davantage de Dieu, soleil de justice et saintetĂ© immaculĂ©e, elles aperçoivent mieux les taches qui les dĂ©parent; lâĂ©clat, la vivacitĂ© de la lumiĂšre divine oĂč elles se meuvent, fait apparaĂźtre, par contraste, leurs moindre dĂ©faillances dans un plus saisissant relief ; leur regard intĂ©rieur, Ă©purĂ© par la foi et lâamour, pĂ©nĂštre plus profondĂ©ment les perfections divines ; elles ont une vue plus claire de leur nĂ©ant; elles mesurent mieux lâabĂźme qui les sĂ©pare de lâinfini. (âŠ)
Il y a, dans leur attitude habituelle de repentir et de dĂ©testation du pĂ©chĂ©, une preuve constante de surnaturelle dĂ©licatesse, qui ne peut manquer de plaire Ă Dieu et dâincliner vers lâĂąme lâinfinie misĂ©ricorde du Seigneur. Dâailleurs, lâĂ©tat dâĂąme que nous Ă©tudions nâest nullement, comme on pourrait le croire Ă premiĂšre vue, incompatible avec la confiance et la joie spirituelle, avec les effusions de lâamour et de la complaisance en Dieu. Bien au contraire ! (âŠ) Loin que lâamour et la joie trouvent un obstacle dans lâattitude habituelle de repentir qui constitue la componction, ils sây appuient comme sur une base des plus solides, et leurs Ă©lans en partent comme dâun tremplin.
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