đ Messes et ActualitĂ©s đ Le lundi de la 3e semaine de CarĂȘme đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 4,24-30 đ Commentaire de Guillaume de Saint-Thierry đ
Les saints du jour

Le BaptĂȘme avec ThĂ©o Dom & KTO TV
Le BaptĂȘme pour les Enfantââ & les Adultes (CatĂ©chumĂšne, CatĂ©chumĂ©nat) & les Saintes Huiles
Lectures du Jour
DeuxiĂšme livre des Rois 5,1-15a.
En ces jours-lĂ , Naaman, gĂ©nĂ©ral de lâarmĂ©e du roi dâAram, Ă©tait un homme de grande valeur et hautement estimĂ© par son maĂźtre, car câest par lui que le Seigneur avait donnĂ© la victoire au royaume dâAram. Or, ce vaillant guerrier Ă©tait lĂ©preux.
Des AramĂ©ens, au cours dâune expĂ©dition en terre dâIsraĂ«l, avaient fait prisonniĂšre une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman.
Elle dit Ă sa maĂźtresse : « Ah ! Si mon maĂźtre sâadressait au prophĂšte qui est Ă Samarie, celui-ci le dĂ©livrerait de sa lĂšpre. »
Naaman alla auprĂšs du roi et lui dit : « VoilĂ ce que la jeune fille dâIsraĂ«l a dĂ©clarĂ©. »
Le roi dâAram lui rĂ©pondit : « Va, mets-toi en route. Jâenvoie une lettre au roi dâIsraĂ«l. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots dâargent, six mille piĂšces dâor et dix vĂȘtements de fĂȘte.
Il remit la lettre au roi dâIsraĂ«l. Celle-ci portait : « En mĂȘme temps que te parvient cette lettre, je tâenvoie Naaman mon serviteur, pour que tu le dĂ©livres de sa lĂšpre. »
Quand le roi dâIsraĂ«l lut ce message, il dĂ©chira ses vĂȘtements et sâĂ©cria : « Est-ce que je suis Dieu, maĂźtre de la vie et de la mort ? Ce roi mâenvoie un homme pour que je le dĂ©livre de sa lĂšpre ! Vous le voyez bien : câest une provocation ! »
Quand ĂlisĂ©e, lâhomme de Dieu, apprit que le roi dâIsraĂ«l avait dĂ©chirĂ© ses vĂȘtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu dĂ©chirĂ© tes vĂȘtements ? Que cet homme vienne Ă moi, et il saura quâil y a un prophĂšte en IsraĂ«l. »
Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et sâarrĂȘta Ă la porte de la maison dâĂlisĂ©e.
ĂlisĂ©e envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifiĂ©. »
Naaman se mit en colĂšre et sâĂ©loigna en disant : « Je mâĂ©tais dit : SĂ»rement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de lâendroit malade et guĂ©rira ma lĂšpre.
Est-ce que les fleuves de Damas, lâAbana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux dâIsraĂ«l ? Si je mây baignais, est-ce que je ne serais pas purifiĂ© ? » Il tourna bride et partit en colĂšre.
Mais ses serviteurs sâapprochĂšrent pour lui dire : « PĂšre ! Si le prophĂšte tâavait ordonnĂ© quelque chose de difficile, tu lâaurais fait, nâest-ce pas ? Combien plus, lorsquâil te dit : âBaigne-toi, et tu seras purifiĂ©.â »
Il descendit jusquâau Jourdain et sây plongea sept fois, pour obĂ©ir Ă la parole de lâhomme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable Ă celle dâun petit enfant : il Ă©tait purifiĂ© !
Il retourna chez lâhomme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se prĂ©senta devant lui et dĂ©clara : « DĂ©sormais, je le sais : il nây a pas dâautre Dieu, sur toute la terre, que celui dâIsraĂ«l ! »
Psaume 42(41),2-3.43(42),3-4.
R/ Mon Ăąme a soif de Dieu, le Dieu vivant. (Ps 41, 3ab)
Comme un cerf altéré
cherche l’eau vive,
ainsi mon Ăąme te cherche
toi, mon Dieu.
Mon Ăąme a soif de Dieu,
le Dieu vivant ;
quand pourrai-je m’avancer,
paraĂźtre face Ă Dieu ?
Envoie ta lumiÚre et ta vérité :
qu’elles guident mes pas
et me conduisent Ă ta montagne sainte,
jusqu’en ta demeure.
J’avancerai jusqu’Ă l’autel de Dieu,
vers Dieu qui est toute ma joie ;
je te rendrai grĂące avec ma harpe,
Dieu, mon Dieu !
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 4,24-30.
Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophÚte ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vĂ©ritĂ©, je vous le dis : Au temps du prophĂšte Ălie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et quâune grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en IsraĂ«l ;
pourtant Ălie ne fut envoyĂ© vers aucune dâentre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve Ă©trangĂšre.
Au temps du prophĂšte ĂlisĂ©e, il y avait beaucoup de lĂ©preux en IsraĂ«l ; et aucun dâeux nâa Ă©tĂ© purifiĂ©, mais bien Naaman le Syrien. »
Ă ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levĂšrent, poussĂšrent JĂ©sus hors de la ville, et le menĂšrent jusquâĂ un escarpement de la colline oĂč leur ville est construite, pour le prĂ©cipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu dâeux, allait son chemin.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148)
moine bénédictin puis cistercien
La Contemplation de Dieu, 12 ; SC 61 bis (trad. cf SC p. 113)
« Il y avait beaucoup de veuves en Israël »
     Seigneur, mon Ăąme misĂ©rable est nue, glacĂ©e et transie ; elle dĂ©sire ĂȘtre rĂ©chauffĂ©e par la chaleur de ton amour⊠Dans l’immensitĂ© de mon dĂ©sert, dans l’Ă©tendue de la vanitĂ© de mon cĆur, je ne ramasse pas quelques branches comme la veuve de Sarepta, mais seulement ces brindilles, afin de me prĂ©parer de quoi manger, avec la poignĂ©e de farine et le vase d’huile, et puis en entrant dans la tente de ma demeure, je mourrai (1R 17,10s). Ou plutĂŽt, je ne mourrai pas si vite ; non, Seigneur, « je ne mourrai pas, mais je vivrai et je raconterai les Ćuvres du Seigneur » (Ps 117,17).       Je me tiens donc dans ma demeure de solitudeâŠet j’ouvre la bouche vers toi, Seigneur ; je cherche le souffle. Et quelquefois, SeigneurâŠ, tu me mets quelque chose dans la bouche du cĆur, mais tu ne me permets pas de savoir ce que c’est. Sans doute, je goĂ»te une saveur si douce, si dĂ©licieuse, si rĂ©confortanteâŠque je ne chercherais rien d’autre. Mais tu ne me permets pas de comprendre, ni par la vision, ni par l’intelligenceâŠ; je voudrais la retenir, la ruminer, la savourer, mais aussitĂŽt elle passeâŠ
Par expĂ©rience, j’apprends ce que tu dis de l’Esprit dans l’Ăvangile : « On ne sait d’oĂč il vient ni oĂč il vaâŠ; l’Esprit souffle oĂč il veut » (Jn 3,8). Je dĂ©couvre en moi qu’il souffle non pas quand je le veux, mais quand lui, il le veut⊠      Vers toi seul je dois lever les yeux, toi « la source de vie », seulement « en ta lumiĂšre voir la lumiĂšre » (Ps 35,10). Vers toi donc, Seigneur, vers toi mes yeux sont tournĂ©s⊠Mais combien de temps tarderas-tu, combien de temps mon Ăąme s’Ă©tendra-t-elle vers toi, misĂ©rable, anxieuse, Ă bout de souffle ? Je t’en prie, « cache-moi dans le secret de ta face, loin des intrigues des hommes ; protĂšge-moi dans ta tente, loin de la guerre des langues » (Ps 30,21).  Â
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