đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mercredi de la 27e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 11,1-4 đ Commentaire de Tertullien đ
Les saints du jour

Le BaptĂȘme avec ThĂ©o Dom & KTO TV
Le BaptĂȘme pour les Enfantââ & les Adultes (CatĂ©chumĂšne, CatĂ©chumĂ©nat) & les Saintes Huiles
Lectures du Jour
Livre de Jonas 4,1-11.
Quand il vit que Dieu pardonnait aux habitants de Ninive, Jonas trouva la chose trĂšs mauvaise et se mit en colĂšre.
Il fit cette priĂšre au Seigneur : « Ah ! Seigneur, je lâavais bien dit lorsque jâĂ©tais encore dans mon pays ! Câest pour cela que je mâĂ©tais dâabord enfui Ă Tarsis. Je savais bien que tu es un Dieu tendre et misĂ©ricordieux, lent Ă la colĂšre et plein dâamour, renonçant au chĂątiment.
Eh bien, Seigneur, prends ma vie ; mieux vaut pour moi mourir que vivre. »
Le Seigneur lui dit : « As-tu vraiment raison de te mettre en colÚre ? »
Jonas sortit de Ninive et sâassit Ă lâest de la ville. LĂ , il fit une hutte et sâassit dessous, Ă lâombre, pour voir ce qui allait arriver dans la ville.
Le Seigneur Dieu donna lâordre Ă un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de lâombre Ă sa tĂȘte et le dĂ©livrer ainsi de sa mauvaise humeur. Jonas se rĂ©jouit dâune grande joie Ă cause du ricin.
Mais le lendemain, Ă lâaube, Dieu donna lâordre Ă un ver de piquer le ricin, et celui-ci se dessĂ©cha.
Au lever du soleil, Dieu donna lâordre au vent dâest de brĂ»ler ; Jonas fut frappĂ© dâinsolation. Se sentant dĂ©faillir, il demanda la mort et ajouta : « Mieux vaut pour moi mourir que vivre. »
Dieu dit Ă Jonas : « As-tu vraiment raison de te mettre en colĂšre au sujet de ce ricin ? » Il rĂ©pondit : « Oui, jâai bien raison de me mettre en colĂšre jusquâĂ souhaiter la mort. »
Le Seigneur rĂ©pliqua : « Toi, tu as pitiĂ© de ce ricin, qui ne tâa coĂ»tĂ© aucun travail et que tu nâas pas fait grandir, qui a poussĂ© en une nuit, et en une nuit a disparu.
Et moi, comment nâaurais-je pas pitiĂ© de Ninive, la grande ville, oĂč, sans compter une foule dâanimaux, il y a plus de cent vingt mille ĂȘtres humains qui ne distinguent pas encore leur droite de leur gauche ? »
Psaume 86(85),3-4.5-6.9-10.
R/ Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié ! (Ps 85, 15)
Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’Ă©lĂšve mon Ăąme !
Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma priÚre, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.
Toutes les nations, que tu as faites,
viendront se prosterner devant toi
et rendre gloire Ă ton nom, Seigneur,
car tu es grand et tu fais des merveilles,
toi, Dieu, le seul.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 11,1-4.
Il arriva que JĂ©sus, en un certain lieu, Ă©tait en priĂšre. Quand il eut terminĂ©, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous Ă prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, lâa appris Ă ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : PÚre, que ton nom soit sanctifié, que ton rÚgne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos pĂ©chĂ©s, car nous-mĂȘmes, nous pardonnons aussi Ă tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Tertullien (v. 155-v. 220)
théologien
De la priÚre, 1-10 (Le Pater expliqué par les PÚres ; éd. franciscaines, trad. A. Hamman, 1951, p. 16-17)
« PÚre, que ton nom soit sanctifié ! »
Lâexpression âDieu le PĂšreâ nâavait jamais Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e Ă personne. Lorsque MoĂŻse lui-mĂȘme demanda Ă Dieu qui il Ă©tait, il entendit un autre nom. Ă nous, ce nom a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© dans le Fils. Car ce nom implique le nom nouveau de PĂšre. « Je suis venu au nom de mon PĂšre » (Jn 5,43). Et ailleurs : « PĂšre, glorifie ton nom » (Jn 12,28) ; et plus explicitement encore : « Jâai manifestĂ© ton nom aux hommes » (Jn 17,6). Nous lui demandons donc : « Que ton nom soit sanctifié ». Non point quâil convienne Ă lâhomme de faire des vĆux pour Dieu, comme si on pouvait lui souhaiter quelque chose, ou quâil manquĂąt, sans nos vĆux. Mais nous devons bĂ©nir Dieu en tout temps et en tout lieu, pour acquitter lâhommage de reconnaissance que tout homme doit Ă ses bienfaits. La bĂ©nĂ©diction remplit cet office.
Dâailleurs, comment le nom de Dieu ne serait-il pas toujours saint et sanctifiĂ© en lui-mĂȘme, puisquâil sanctifie les autres. Et lâarmĂ©e des anges qui lâentoure ne cesse de dire : « Saint, Saint, Saint ». Et nous, qui aspirons Ă partager la bĂ©atitude des anges, nous nous associons dĂšs maintenant Ă leurs voix, et nous rĂ©pĂ©tons le rĂŽle de notre dignitĂ© future. VoilĂ pour ce qui regarde la gloire de Dieu. Quand Ă la priĂšre que nous formulons pour nous, lorsque nous disons : « Que ton nom soit sanctifié », nous demandons quâil soit sanctifiĂ© en nous, qui sommes en lui, mais aussi dans les autres que la grĂące de Dieu attend encore, afin de nous conformer au prĂ©cepte qui nous oblige de prier pour tous, mĂȘme pour nos ennemis. VoilĂ pourquoi ne pas dire expressĂ©ment : « Que ton nom soit sanctifié » en nous, câest demander quâil le soit dans tous les hommes.
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