đ Messes et ActualitĂ©s đ Le jeudi de la 3e semaine de PĂąques đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 6,44-51 đ Commentaire de Saint IrĂ©nĂ©e de Lyon đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
Livre des Actes des ApĂŽtres 8,26-40.
En ces jours-lĂ , lâange du Seigneur adressa la parole Ă Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de JĂ©rusalem Ă Gaza ; elle est dĂ©serte. »
Et Philippe se mit en marche. Or, un Ăthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, la reine dâĂthiopie, et administrateur de tous ses trĂ©sors, Ă©tait venu Ă JĂ©rusalem pour adorer.
Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophĂšte IsaĂŻe.
LâEsprit dit Ă Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
Philippe se mit Ă courir, et il entendit lâhomme qui lisait le prophĂšte IsaĂŻe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? »
Lâautre lui rĂ©pondit : « Et comment le pourrais-je sâil nây a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe Ă monter et Ă sâasseoir Ă cĂŽtĂ© de lui.
Le passage de lâĂcriture quâil lisait Ă©tait celui-ci : âComme une brebis, il fut conduit Ă lâabattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il nâouvre pas la bouche.
Dans son humiliation, il nâa pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchĂ©e de la terre.â
Prenant la parole, lâeunuque dit Ă Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophĂšte parle-t-il ? De lui-mĂȘme, ou bien dâun autre ? »
Alors Philippe prit la parole et, Ă partir de ce passage de lâĂcriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de JĂ©sus.
Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivĂšrent Ă un point dâeau, et lâeunuque dit : « Voici de lâeau : quâest-ce qui empĂȘche que je sois baptisĂ© ? »
[âŠ]
Il fit arrĂȘter le char, ils descendirent dans lâeau tous les deux, et Philippe baptisa lâeunuque.
Quand ils furent remontĂ©s de lâeau, lâEsprit du Seigneur emporta Philippe ; lâeunuque ne le voyait plus, mais il poursuivait sa route, tout joyeux.
Philippe se retrouva dans la ville dâAshdod, il annonçait la Bonne Nouvelle dans toutes les villes oĂč il passait jusquâĂ son arrivĂ©e Ă CĂ©sarĂ©e.
Psaume 66(65),8-9.16-17.20.
R/ Acclamez Dieu, toute la terre ! (Ps 65, 1)
Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange,
car il rend la vie Ă notre Ăąme,
il a gardé nos pieds de la chute.
Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon Ăąme ;
quand je poussai vers lui mon cri,
ma bouche faisait déjà son éloge.
Béni soit Dieu
qui n’a pas Ă©cartĂ© ma priĂšre,
ni détourné de moi son amour !
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 6,44-51.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait aux foules : « Personne ne peut venir Ă moi, si le PĂšre qui mâa envoyĂ© ne lâattire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est Ă©crit dans les prophĂštes : âIls seront tous instruits par Dieu lui-mĂȘme.â Quiconque a entendu le PĂšre et reçu son enseignement vient Ă moi.
Certes, personne nâa jamais vu le PĂšre, sinon celui qui vient de Dieu : celui-lĂ seul a vu le PĂšre.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pÚres ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelquâun mange de ce pain, il vivra Ă©ternellement. Le pain que je donnerai, câest ma chair, donnĂ©e pour la vie du monde. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208)
Ă©vĂȘque, thĂ©ologien et martyr
Contre les hérésies, V, 2, 2 (trad. bréviaire 3e jeu. Pùques rev.)
« Le pain que je donnerai câest ma chair, donnĂ©e pour que le monde ait la vie »
      Ils sont complĂštement dans l’erreur, ceux qui rejettent le projet de Dieu pour sa crĂ©ation, nient le salut de la chair et mĂ©prisent l’idĂ©e de sa rĂ©gĂ©nĂ©ration en dĂ©clarant qu’elle est incapable de recevoir une nature impĂ©rissable. S’il n’y a pas de salut pour la chair, alors le Seigneur ne nous a pas non plus rachetĂ©s par son sang, la coupe de l’eucharistie n’est pas une communion Ă son sang, et le pain que nous rompons n’est pas une communion Ă son corps (1Co 10,16). CarâŠc’est parce qu’il est devenu vraiment homme que le Verbe de Dieu nous a rachetĂ©s par son sang⊠      Parce que nous sommes ses membres (1Co 6,15) et que nous sommes nourris par sa crĂ©ationâŠ, il a dĂ©clarĂ© que la coupe, tirĂ©e de la crĂ©ation, est son propre sang par lequel notre sang est fortifiĂ© ;
et il a confirmĂ© que le pain, tirĂ© de la crĂ©ation, est son propre corps par lequel nos corps grandissent.       Donc, si la coupe que nous avons prĂ©parĂ©e, et le pain que nous avons confectionnĂ© reçoivent la parole de Dieu et deviennent l’eucharistie, c’est-Ă -dire le sang et le corps du Christ, qui fortifient et affermissent la substance de notre chair, comment peut-on prĂ©tendre que la chair est incapable de recevoir le don de Dieu, la vie Ă©ternelle ? Notre chair est vraiment nourrie par le sang et le corps du Christ, et elle est membre du corps du Christ, comme l’Ă©crit saint Paul : « Nous sommes les membres de son corps, formĂ©s de sa chair et de ses os » (Ep 5,30; Gn 2,23).
Il ne dit pas cela de je ne sais quel homme spirituel et invisible⊠: il nous parle de l’organisme authentiquement humain, composĂ© de chair, de nerfs et d’os. C’est cet organisme-lĂ qui est nourri de la coupe qui est le sang du Christ, et fortifiĂ© par le pain qui est son corps⊠Et nos corps qui sont nourris par cette eucharistie, aprĂšs avoir Ă©tĂ© couchĂ©s dans la terreâŠ, ressusciteront en leur temps, lorsque le Verbe, la Parole de Dieu, leur fera le don de la rĂ©surrection, « pour la gloire de Dieu le PĂšre » (Ph 2,11).
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