đ Messes et ActualitĂ©s đ 8e dimanche du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon Luc 6,39-45 đ Commentaire de Saint François de Sales đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
Livre de l’EcclĂ©siastique 27,4-7.
Quand on secoue le tamis, il reste les dĂ©chets ; de mĂȘme, les petits cĂŽtĂ©s dâun homme apparaissent dans ses propos.
Le four Ă©prouve les vases du potier ; on juge lâhomme en le faisant parler.
Câest le fruit qui manifeste la qualitĂ© de lâarbre ; ainsi la parole fait connaĂźtre les sentiments.
Ne fais pas lâĂ©loge de quelquâun avant quâil ait parlĂ©, câest alors quâon pourra le juger.
Psaume 92(91),2-3.13-14.15-16.
R/ Il est bon, Seigneur, de te rendre grĂące ! (Ps 91, 2a)
Qu’il est bon de rendre grĂące au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu TrĂšs-Haut,
d’annoncer dĂšs le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits.
Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cĂšdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.
Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sĂšve et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »
PremiĂšre lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Corinthiens 15,54-58.
Et quand cet ĂȘtre pĂ©rissable aura revĂȘtu ce qui est impĂ©rissable, quand cet ĂȘtre mortel aura revĂȘtu lâimmortalitĂ©, alors se rĂ©alisera la parole de lâĂcriture : La mort a Ă©tĂ© engloutie dans la victoire.
Ă Mort, oĂč est ta victoire ? Ă Mort, oĂč est-il, ton aiguillon ?
Lâaiguillon de la mort, câest le pĂ©chĂ© ; ce qui donne force au pĂ©chĂ©, câest la Loi.
Rendons grùce à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ.
Ainsi, mes frĂšres bien-aimĂ©s, soyez fermes, soyez inĂ©branlables, prenez une part toujours plus active Ă lâĆuvre du Seigneur, car vous savez que, dans le Seigneur, la peine que vous vous donnez nâest pas perdue.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 6,39-45.
En ce temps-là , Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple nâest pas au-dessus du maĂźtre ; mais une fois bien formĂ©, chacun sera comme son maĂźtre.
Quâas-tu Ă regarder la paille dans lâĆil de ton frĂšre, alors que la poutre qui est dans ton Ćil Ă toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire Ă ton frĂšre : âFrĂšre, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton Ćilâ, alors que toi-mĂȘme ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! EnlĂšve dâabord la poutre de ton Ćil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans lâĆil de ton frĂšre. »
Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
Chaque arbre, en effet, se reconnaßt à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
Lâhomme bon tire le bien du trĂ©sor de son cĆur qui est bon ; et lâhomme mauvais tire le mal de son cĆur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, câest ce qui dĂ©borde du cĆur.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint François de Sales (1567-1622)
Ă©vĂȘque de GenĂšve et docteur de l’Ăglise
Introduction à la vie dévote, I, ch. 3 (bréviaire : 24/01 ; français modernisé)
« Chaque arbre se reconnaßt à son fruit »
Dieu commanda en la crĂ©ation aux plantes de porter leurs fruits, chacune « selon son genre » (Gn 1,11) : ainsi commanda-t-il aux chrĂ©tiens, qui sont les plantes vivantes de son Ăglise, qu’ils produisent des fruits de dĂ©votion, chacun selon sa qualitĂ© et vocation. La dĂ©votion, la vie chrĂ©tienne, doit ĂȘtre diffĂ©remment exercĂ©e par le gentilhomme, par l’artisan, par le valet, par le prince, par la veuve, par la fille, par la mariĂ©e ; et non seulement cela, mais il faut accommoder la pratique de la dĂ©votion aux forces, aux affaires et aux devoirs de chaque particulier… Serait-il Ă propos que l’Ă©vĂȘque voulĂ»t ĂȘtre solitaire comme les chartreux ?
Et si les mariĂ©s ne voulaient rien amasser non plus que les capucins, si l’artisan Ă©tait tout le jour Ă l’Ă©glise comme le religieux, et le religieux toujours exposĂ© Ă toutes sortes de rencontres pour le service du prochain comme l’Ă©vĂȘque ? Cela ne serait-il pas ridicule, dĂ©rĂ©glĂ© et insupportable ? Cette faute nĂ©anmoins arrive bien souvent… Non, la dĂ©votion ne gĂąte rien quand elle est vraie ; elle perfectionne tout… « L’abeille, dit Aristote, tire son miel des fleurs sans les abĂźmer », les laissant entiĂšres et fraĂźches comme elle les a trouvĂ©es. La vraie dĂ©votion fait encore mieux, car non seulement elle ne gĂąte nulle sorte de vocation ni d’affaires, mais au contraire elle les orne et embellit…
Le soin de la famille en est rendu paisible, l’amour du mari et de la femme plus sincĂšre, le service du prince plus fidĂšle, et toutes sortes d’occupations plus suaves et amiables. C’est non seulement une erreur mais une hĂ©rĂ©sie, de vouloir bannir la dĂ©votion de la compagnie des soldats, de la boutique des artisans, de la cour des princes, du mĂ©nage des gens mariĂ©s… OĂč que nous soyons, nous pouvons et devons aspirer Ă la vie parfaite.
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