đ Messes et ActualitĂ©s đ Le lundi de la 24e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 7,1-10 đ Commentaire de Saint Augustin đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
PremiĂšre lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Corinthiens 11,17-26.33.
FrĂšres, puisque jâen suis Ă vous faire des recommandations, je ne vous fĂ©licite pas pour vos rĂ©unions : elles vous font plus de mal que de bien.
Tout dâabord, quand votre Ăglise se rĂ©unit, jâentends dire que, parmi vous, il existe des divisions, et je crois que câest assez vrai,
car il faut bien quâil y ait parmi vous des groupes qui sâopposent, afin quâon reconnaisse ceux dâentre vous qui ont une valeur Ă©prouvĂ©e.
Donc, lorsque vous vous rĂ©unissez tous ensemble, ce nâest plus le repas du Seigneur que vous prenez ;
en effet, chacun se prĂ©cipite pour prendre son propre repas, et lâun reste affamĂ©, tandis que lâautre a trop bu.
Nâavez-vous donc pas de maisons pour manger et pour boire ? MĂ©prisez-vous lâĂglise de Dieu au point dâhumilier ceux qui nâont rien ? Que puis-je vous dire ? vous fĂ©liciter ? Non, pour cela je ne vous fĂ©licite pas !
Jâai moi-mĂȘme reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous lâai transmis : la nuit oĂč il Ă©tait livrĂ©, le Seigneur JĂ©sus prit du pain,
puis, ayant rendu grùce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »
AprĂšs le repas, il fit de mĂȘme avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mĂ©moire de moi. »
Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusquâĂ ce quâil vienne.
Mes frÚres, quand vous vous réunissez pour ce repas, attendez-vous les uns les autres.
Psaume 40(39),7-8a.8b-9.10.17.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.
« Dans le livre, est écrit pour moi
ce que tu veux que je fasse.
Mon Dieu, voilĂ ce que j’aime :
ta loi me tient aux entrailles. »
J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lĂšvres,
Seigneur, tu le sais.
Mais tu seras l’allĂ©gresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Le Seigneur est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 7,1-10.
En ce temps-lĂ , lorsque JĂ©sus eut achevĂ© de faire entendre au peuple toutes ses paroles, il entra dans CapharnaĂŒm.
Il y avait un centurion dont un esclave était malade et sur le point de mourir ; or le centurion tenait beaucoup à lui.
Ayant entendu parler de Jésus, il lui envoya des notables juifs pour lui demander de venir sauver son esclave.
Arrivés prÚs de Jésus, ceux-ci le suppliaient instamment : « Il mérite que tu lui accordes cela.
Il aime notre nation : câest lui qui nous a construit la synagogue. »
JĂ©sus Ă©tait en route avec eux, et dĂ©jĂ il nâĂ©tait plus loin de la maison, quand le centurion envoya des amis lui dire : « Seigneur, ne prends pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.
Câest pourquoi je ne me suis pas autorisĂ©, moi-mĂȘme, Ă venir te trouver. Mais dis une parole, et que mon serviteur soit guĂ©ri !
Moi, je suis quelquâun de subordonnĂ© Ă une autoritĂ©, mais jâai des soldats sous mes ordres ; Ă lâun, je dis : âVaâ, et il va ; Ă un autre : âViensâ, et il vient ; et Ă mon esclave : âFais ceciâ, et il le fait. »
Entendant cela, JĂ©sus fut en admiration devant lui. Il se retourna et dit Ă la foule qui le suivait : « Je vous le dĂ©clare, mĂȘme en IsraĂ«l, je nâai pas trouvĂ© une telle foi ! »
Revenus Ă la maison, les envoyĂ©s trouvĂšrent lâesclave en bonne santĂ©.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Augustin (354-430)
Ă©vĂȘque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Ăglise
Sermon 62 (trad. Brésard, 2000 ans C , p.80 rev.)
« Seigneur, je ne suis pas digne »
Dans la lecture de l’Ă©vangile, nous avons entendu JĂ©sus louer notre foi, jointe Ă l’humilitĂ©. Quand il a promis d’aller dans sa demeure guĂ©rir le serviteur du centurion, celui-ci a rĂ©pondu : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guĂ©ri ». En se disant indigne, il se montre digne â digne non seulement que le Christ entre dans sa maison, mais aussi dans son cĆur… Car ce n’aurait pas Ă©tĂ© pour lui un grand bonheur si le Seigneur JĂ©sus Ă©tait entrĂ© dans sa maison sans ĂȘtre dans son cĆur. En effet le Christ, MaĂźtre en humilitĂ© par son exemple et ses paroles, s’est assis Ă table dans la demeure d’un pharisien orgueilleux, nommĂ© Simon (Lc 7,36s).
Mais bien qu’il ait Ă©tĂ© Ă sa table, il n’Ă©tait pas dans son cĆur : lĂ , « le Fils de l’Homme n’avait pas oĂč reposer sa tĂȘte » (Lc 9,58). Au contraire, ici il n’entre pas dans la maison du centurion, mais il possĂšde son cĆur… C’est donc la foi jointe Ă l’humilitĂ© que le Seigneur loue chez ce centurion. Quand celui-ci dit : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit », le Seigneur rĂ©pond : « En vĂ©ritĂ©, je vous le dis, je n’ai pas trouvĂ© une telle foi en IsraĂ«l »…
Le Seigneur Ă©tait venu au peuple d’IsraĂ«l selon la chair, pour chercher d’abord dans ce peuple sa brebis perdue (cf Lc 15,4)… Nous autres, en tant qu’hommes, nous ne pouvons pas mesurer la foi des hommes. C’est celui qui voit le fond des cĆurs, celui que personne ne trompe, qui a tĂ©moignĂ© de ce qu’Ă©tait le cĆur de cet homme, entendant sa parole pleine d’humilitĂ© et lui donnant en retour une parole qui guĂ©rit.
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