đ Messes et ActualitĂ©s đ Le lundi de la 23e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 6,6-11 đ Commentaire de Saint Aelred de Rievaulx đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
PremiĂšre lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Corinthiens 5,1-8.
FrĂšres, on entend dire partout quâil y a chez vous un cas dâinconduite, une inconduite telle quâon nâen voit mĂȘme pas chez les paĂŻens : il sâagit dâun homme qui vit avec la femme de son pĂšre.
Et, malgrĂ© cela, vous ĂȘtes gonflĂ©s dâorgueil au lieu dâen pleurer et de chasser de votre communautĂ© celui qui commet cet acte.
Quant Ă moi, qui suis absent de corps mais prĂ©sent dâesprit, jâai dĂ©jĂ jugĂ©, comme si jâĂ©tais prĂ©sent, lâhomme qui agit de la sorte :
au nom du Seigneur JĂ©sus, lors dâune rĂ©union oĂč je serai spirituellement avec vous, dans la puissance de notre Seigneur JĂ©sus,
il faut livrer cet individu au pouvoir de Satan, pour la perdition de son ĂȘtre de chair ; ainsi, son esprit pourra ĂȘtre sauvĂ© au jour du Seigneur.
Vraiment, vous nâavez pas de quoi ĂȘtre fiers : ne savez-vous pas quâun peu de levain suffit pour que fermente toute la pĂąte ?
Purifiez-vous donc des vieux ferments, et vous serez une pĂąte nouvelle, vous qui ĂȘtes le pain de la PĂąque, celui qui nâa pas fermentĂ©. Car notre agneau pascal a Ă©tĂ© immolĂ© : câest le Christ.
Ainsi, cĂ©lĂ©brons la FĂȘte, non pas avec de vieux ferments, non pas avec ceux de la perversitĂ© et du vice, mais avec du pain non fermentĂ©, celui de la droiture et de la vĂ©ritĂ©.
Psaume 5,5-6ab.6c-7.12.
Tu n’es pas un Dieu ami du mal,
chez toi, le mĂ©chant n’est pas reçu.
Non, l’insensĂ© ne tient pas
devant ton regard.
Tu détestes tous les malfaisants,
tu extermines les menteurs ;
l’homme de ruse et de sang,
le Seigneur le hait.
AllĂ©gresse pour qui s’abrite en toi,
joie éternelle !
Tu les protĂšges, pour toi ils exultent,
ceux qui aiment ton nom.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 6,6-11.
Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la synagogue et enseignait. Il y avait là un homme dont la main droite était desséchée.
Les scribes et les pharisiens observaient JĂ©sus pour voir sâil ferait une guĂ©rison le jour du sabbat ; ils auraient ainsi un motif pour lâaccuser.
Mais lui connaissait leurs raisonnements, et il dit Ă lâhomme qui avait la main dessĂ©chĂ©e : « LĂšve-toi, et tiens-toi debout, lĂ au milieu. » Lâhomme se dressa et se tint debout.
Jésus leur dit : « Je vous le demande : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de la perdre ? »
Alors, promenant son regard sur eux tous, il dit Ă lâhomme : « Ătends la main. » Il le fit, et sa main redevint normale.
Quant Ă eux, ils furent remplis de fureur et ils discutaient entre eux sur ce quâils feraient Ă JĂ©sus.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Aelred de Rievaulx (1110-1167)
moine cistercien
Le Miroir de la charité, III, 3-6 (trad. Bellefontaine 1992, p. 193)
Entrer dans la vraie paix du sabbat
Lorsque l’homme, s’arrachant au brouhaha extĂ©rieur, s’est recueilli au secret de son cĆur, qu’il a fermĂ© sa porte Ă la foule bruyante des vanitĂ©s…, quand il n’y a plus rien en lui d’agitĂ© ni de dĂ©sordonnĂ©, rien qui le tiraille, rien qui le tenaille…, c’est la joyeuse cĂ©lĂ©bration d’un premier sabbat. Mais on peut quitter cette chambre intime pour l’auberge de son cĆur…, pour entrer dans le repos joyeux et paisible de la douceur de l’amour fraternel. C’est un deuxiĂšme sabbat, celui de la charitĂ© fraternelle… Une fois purifiĂ©e dans ces deux formes d’amour [de soi-mĂȘme et de son prochain],
l’Ăąme aspire d’autant plus ardemment aux joies de l’Ă©treinte divine qu’elle est plus assurĂ©e. BrĂ»lant d’un dĂ©sir extrĂȘme, elle passe au-delĂ du voile de la chair et, entrant dans le sanctuaire (He 10,20), oĂč le Christ JĂ©sus est esprit devant sa face, elle est totalement absorbĂ©e par une lumiĂšre indicible et une douceur inhabituelle. Le silence s’Ă©tant fait par rapport Ă tout ce qui est corporel, sensible, changeant, elle fixe d’un regard pĂ©nĂ©trant Ce qui Est, Ce qui est toujours tel, identique Ă soi-mĂȘme, Ce qui est Un. Libre pour voir que le Seigneur lui-mĂȘme est Dieu (Ps 45,11), elle cĂ©lĂšbre sans aucun doute le sabbat des sabbats dans les douces Ă©treintes de la CharitĂ© elle-mĂȘme.
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