đ Messes et ActualitĂ©s đ Le lundi de la 22e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 4,16-30 đ Commentaire de Saint Bonaventure đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
PremiĂšre lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Corinthiens 2,1-5.
FrĂšres, quand je suis venu chez vous, je ne suis pas venu vous annoncer le mystĂšre de Dieu avec le prestige du langage ou de la sagesse.
Parmi vous, je nâai rien voulu connaĂźtre dâautre que JĂ©sus Christ, ce Messie crucifiĂ©.
Et câest dans la faiblesse, craintif et tout tremblant, que je me suis prĂ©sentĂ© Ă vous.
Mon langage, ma proclamation de lâĂvangile, nâavaient rien dâun langage de sagesse qui veut convaincre ; mais câest lâEsprit et sa puissance qui se manifestaient,
pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu.
Psaume 119(118),97.98.99.100.101.102.
De quel amour j’aime ta loi : tout le jour je la mĂ©dite !
Je surpasse en habileté mes ennemis, car je fais miennes pour toujours tes volontés.
Je surpasse en sagesse tous mes maßtres, car je médite tes exigences.
Je surpasse en intelligence les anciens, car je garde tes préceptes.
Des chemins du mal, je dĂ©tourne mes pas, afin d’observer ta parole.
De tes dĂ©cisions, je ne veux pas m’Ă©carter,
car c’est toi qui m’enseignes.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 4,16-30.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus vint Ă Nazareth, oĂč il avait Ă©tĂ© Ă©levĂ©. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophĂšte IsaĂŻe. Il ouvrit le livre et trouva le passage oĂč il est Ă©crit :
âLâEsprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur mâa consacrĂ© par lâonction. Il mâa envoyĂ© porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libĂ©ration, et aux aveugles quâils retrouveront la vue, remettre en libertĂ© les opprimĂ©s,
annoncer une annĂ©e favorable accordĂ©e par le Seigneur.â
JĂ©sus referma le livre, le rendit au servant et sâassit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixĂ©s sur lui.
Alors il se mit Ă leur dire : « Aujourdâhui sâaccomplit ce passage de lâĂcriture que vous venez dâentendre. »
Tous lui rendaient tĂ©moignage et sâĂ©tonnaient des paroles de grĂące qui sortaient de sa bouche. Ils se disaient : « Nâest-ce pas lĂ le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit : « SĂ»rement vous allez me citer le dicton : âMĂ©decin, guĂ©ris-toi toi-mĂȘmeâ, et me dire : âNous avons appris tout ce qui sâest passĂ© Ă CapharnaĂŒm ; fais donc de mĂȘme ici dans ton lieu dâorigine !â »
Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophÚte ne trouve un accueil favorable dans son pays.
En vĂ©ritĂ©, je vous le dis : Au temps du prophĂšte Ălie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et quâune grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en IsraĂ«l ;
pourtant Ălie ne fut envoyĂ© vers aucune dâentre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve Ă©trangĂšre.
Au temps du prophĂšte ĂlisĂ©e, il y avait beaucoup de lĂ©preux en IsraĂ«l ; et aucun dâeux nâa Ă©tĂ© purifiĂ©, mais bien Naaman le Syrien. »
Ă ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levĂšrent, poussĂšrent JĂ©sus hors de la ville, et le menĂšrent jusquâĂ un escarpement de la colline oĂč leur ville est construite, pour le prĂ©cipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu dâeux, allait son chemin.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Bonaventure (1221-1274)
franciscain, docteur de l’Ăglise
Méditations sur la vie du Christ ; Opera omnia, t. 12, p. 530s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 67 rev.)
« N’est-ce pas lĂ le fils de Joseph ? »
Ils me paraissent ĂȘtre parvenus au plus haut degrĂ©, ceux qui, de tout cĆur et sans feinte, se sont suffisamment possĂ©dĂ©s pour ne rien chercher d’autre que d’ĂȘtre mĂ©prisĂ©, de ne compter pour rien et de vivre dans l’abaissement… Tant que vous n’en serez pas arrivĂ©s lĂ , pensez que vous n’avez rien fait. En effet, comme en vĂ©ritĂ© nous sommes tous « des serviteurs quelconques », selon la parole du Seigneur (Lc 17,10), mĂȘme si nous faisions bien toute chose, tant que nous ne serons pas parvenus Ă ce degrĂ© d’abaissement, nous ne serons pas encore dans la vĂ©ritĂ©, mais nous serons et nous marcherons dans la vanitĂ©…
Tu sais aussi comment le Seigneur JĂ©sus a commencĂ© d’abord par faire avant d’enseigner. Il devait dire plus tard : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cĆur » (Mt 11,29). Et cela il a voulu d’abord le pratiquer rĂ©ellement, sans feinte. Il l’a fait de tout son cĆur, comme de tout son cĆur et en vĂ©ritĂ© il Ă©tait humble et doux. Il n’y avait pas de dissimulation en lui (cf 2Co 1,19). Il s’est enfoncĂ© si profondĂ©ment dans l’humilitĂ© et le mĂ©pris et l’abjection, il s’est anĂ©anti tellement aux yeux de tous,
que lorsqu’il s’est mis Ă prĂȘcher et Ă annoncer les merveilles de Dieu et Ă accomplir des miracles et des choses admirables, on ne l’estimait pas, on le dĂ©daignait et l’on se moquait de lui en disant : « N’est-ce pas le fils du charpentier ? » et d’autres paroles semblables. Ainsi se vĂ©rifie la parole de l’apĂŽtre Paul : « Il s’est anĂ©anti lui-mĂȘme, prenant la condition d’esclave » (Ph 2,7), non seulement d’un serviteur ordinaire par l’incarnation, mais d’un serviteur quelconque par la maniĂšre d’une vie humble et mĂ©prisĂ©e.
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