đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mardi de la 14e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38 đ Commentaire de Saint Jean Chrysostome đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
Livre d’OsĂ©e 8,4-7.11-13.
Ainsi parle le Seigneur : Les fils dâIsraĂ«l ont Ă©tabli des rois sans me consulter, ils ont nommĂ© des princes sans mon accord ; avec leur argent et leur or, ils se sont fabriquĂ© des idoles. Ils seront anĂ©antis.
Je le rejette, ton veau, Samarie ! Ma colĂšre sâest enflammĂ©e contre tes enfants. Refuseront-ils toujours de retrouver lâinnocence ?
Ce veau est lâĆuvre dâIsraĂ«l, un artisan lâa fabriquĂ©, ce nâest pas un dieu ; ce veau de Samarie sera mis en piĂšces.
Ils ont semĂ© le vent, ils rĂ©colteront la tempĂȘte. LâĂ©pi ne donnera pas de grain ; sâil y avait du grain, il ne donnerait pas de farine ; et, sâil en donnait, elle serait dĂ©vorĂ©e par les Ă©trangers.
ĂphraĂŻm a multipliĂ© les autels pour expier le pĂ©chĂ© ; et ces autels ne lui servent quâĂ pĂ©cher.
Jâai beau lui mettre par Ă©crit tous les articles de ma loi, il nây voit quâune loi Ă©trangĂšre.
Ils offrent des sacrifices pour me plaire et ils en mangent la viande, mais le Seigneur nây prend pas de plaisir. Au contraire, il y trouve le rappel de toutes leurs fautes, il fait le compte de leurs pĂ©chĂ©s. Quâils retournent donc en Ăgypte !
Psaume 115(113B),3-4.5-6.7ab.8.9-10.
Notre Dieu, il est au ciel ;
tout ce qu’il veut, il le fait.
Leurs idoles : or et argent,
ouvrages de mains humaines.
Elles ont une bouche et ne parlent pas,
des yeux et ne voient pas,
des oreilles et n’entendent pas,
des narines et ne sentent pas.
Leurs mains ne peuvent toucher,
leurs pieds ne peuvent marcher.
Qu’ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font,
ceux qui mettent leur foi en elles.
Israël, mets ta foi dans le Seigneur :
le secours, le bouclier, c’est lui !
Famille d’Aaron, mets ta foi dans le Seigneur :
le secours, le bouclier, c’est lui !
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38.
En ce temps-lĂ , voici quâon prĂ©senta Ă JĂ©sus un possĂ©dĂ© qui Ă©tait sourd-muet.
Lorsque le dĂ©mon eut Ă©tĂ© expulsĂ©, le sourd-muet se mit Ă parler. Les foules furent dans lâadmiration, et elles disaient : « Jamais rien de pareil ne sâest vu en IsraĂ«l ! »
Mais les pharisiens disaient : « Câest par le chef des dĂ©mons quâil expulse les dĂ©mons. »
JĂ©sus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant lâĂvangile du Royaume et guĂ©rissant toute maladie et toute infirmitĂ©.
Voyant les foules, JĂ©sus fut saisi de compassion envers elles parce quâelles Ă©taient dĂ©semparĂ©es et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maĂźtre de la moisson dâenvoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
prĂȘtre Ă Antioche puis Ă©vĂȘque de Constantinople, docteur de l’Ăglise
HomĂ©lies sur l’Ă©vangile de Matthieu, n°32 (in LâĂvangile commentĂ© par les PĂšres; trad. Maurice VĂ©ricel; Ăd. OuvriĂšres 1965, p. 158)
« Proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie »
JĂ©sus Christ, chargĂ© de mĂ©pris et d’outrages par ses ennemis, s’applique encore plus Ă leur faire du bien. (…) Il parcourait les villes, les villages, les synagogues, nous enseignant Ă rĂ©pondre aux calomnies non par d’autres calomnies, mais par de plus grands bienfaits. Si, en faisant du bien Ă ton prochain, tu as en vue le bon plaisir de Dieu et non celui des hommes, quoi que fassent les hommes, ne cesse pas tes bienfaits ; ta rĂ©compense n’en sera que plus grande. (…) VoilĂ pourquoi le Christ n’attendait pas la venue des malades ; il allait lui-mĂȘme Ă eux, leur portant Ă la fois les deux biens essentiels : la Bonne Nouvelle du Royaume et la guĂ©rison de tous leurs maux.
Et cela mĂȘme ne lui suffit pas : il manifeste d’une autre maniĂšre encore sa sollicitude. « à la vue des foules, il en eut pitiĂ©, car ces gens Ă©taient fatiguĂ©s et prostrĂ©s comme des brebis qui n’ont pas de berger. Alors, il dit Ă ses disciples : âLa moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le MaĂźtre de la moisson d’envoyer des ouvriers Ă sa moissonâ ». Note encore une fois son Ă©loignement pour la vaine gloire. Ne voulant pas entraĂźner tout le monde Ă sa suite, il envoie ses disciples.
C’est qu’il veut les former non pas seulement pour les luttes qu’ils vont soutenir en JudĂ©e, mais aussi pour les combats qu’ils livreront par toute la terre. (…) JĂ©sus donne Ă ses disciples le pouvoir de guĂ©rir les corps, en attendant de leur confier le pouvoir autrement important de guĂ©rir les Ăąmes. Remarque comment il montre Ă la fois la facilitĂ© et la nĂ©cessitĂ© de cette Ćuvre. Que dit-il en effet ? « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. » Ce n’est pas aux semailles que je vous envoie, mais Ă la moisson. (…) En parlant ainsi, notre Seigneur leur donnait confiance et leur montrait que le travail le plus important avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© accompli.
Messes & PriĂšres
La messe en questions â Ăglise catholique en France
Le MOOC de la messe â Une formation en ligne 100% gratuit
Actualités
Infos du Vatican – Toutes les infos sur l’Ăglise – Vatican News