📜 Messes et ActualitĂ©s 📜 13e dimanche du temps ordinaire 📜 Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 5,21-43 📜 Commentaire de Saint Jean-Paul II đŸ“œ

📜 Messes et ActualitĂ©s 📜 13e dimanche du temps ordinaire 📜 Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 5,21-43 📜 Commentaire de Saint Jean-Paul II 📜

Les saints du jour

Lectures du Jour

Livre de la Sagesse 1,13-15.2,23-24.

Dieu n’a pas fait la mort, il ne se rĂ©jouit pas de voir mourir les ĂȘtres vivants.
Il les a tous créés pour qu’ils subsistent ; ce qui naĂźt dans le monde est porteur de vie : on n’y trouve pas de poison qui fasse mourir. La puissance de la Mort ne rĂšgne pas sur la terre,
car la justice est immortelle.
Or, Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilitĂ©, il a fait de lui une image de sa propre identitĂ©.
C’est par la jalousie du diable que la mort est entrĂ©e dans le monde ; ils en font l’expĂ©rience, ceux qui prennent parti pour lui.

Psaume 30(29),2.4.5-6ab.6cd.12.13.

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevĂ©,
tu m’Ă©pargnes les rires de l’ennemi.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abĂźme
et revivre quand je descendais Ă  la fosse.

FĂȘtez le Seigneur, vous, ses fidĂšles,
rendez grĂące en rappelant son nom trĂšs saint.
Sa colĂšre ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funĂšbres en parure de joie.

Que mon cƓur ne se taise pas,
qu’il soit en fĂȘte pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grĂące !

DeuxiĂšme lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Corinthiens 8,7.9.13-15.

FrĂšres, puisque vous avez tout en abondance, la foi, la Parole, la connaissance de Dieu, toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous, qu’il y ait aussi abondance dans votre don gĂ©nĂ©reux !
Vous connaissez en effet le don gĂ©nĂ©reux de notre Seigneur JĂ©sus Christ : lui qui est riche, il s’est fait pauvre Ă  cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvretĂ©.
Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gĂȘne en soulageant les autres, il s’agit d’égalitĂ©.
Dans la circonstance prĂ©sente, ce que vous avez en abondance comblera leurs besoins, afin que, rĂ©ciproquement, ce qu’ils ont en abondance puisse combler vos besoins, et cela fera l’égalitĂ©,
comme dit l’Écriture Ă  propos de la manne : Celui qui en avait ramassĂ© beaucoup n’eut rien de trop, celui qui en avait ramassĂ© peu ne manqua de rien.

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 5,21-43.

En ce temps-lĂ , JĂ©sus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il Ă©tait au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est Ă  la derniĂšre extrĂ©mitĂ©. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvĂ©e et qu’elle vive. Â»
JĂ©sus partit avec lui, et la foule qui le suivait Ă©tait si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans
 –
elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux mĂ©decins, et elle avait dĂ©pensĂ© tous ses biens sans avoir la moindre amĂ©lioration ; au contraire, son Ă©tat avait plutĂŽt empirĂ© â€“ 
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de JĂ©sus, vint par-derriĂšre dans la foule et toucha son vĂȘtement.
Elle se disait en effet : « Si je parviens Ă  toucher seulement son vĂȘtement, je serai sauvĂ©e. Â»
À l’instant, l’hĂ©morragie s’arrĂȘta, et elle ressentit dans son corps qu’elle Ă©tait guĂ©rie de son mal.
AussitĂŽt JĂ©sus se rendit compte qu’une force Ă©tait sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touchĂ© mes vĂȘtements ? Â»
Ses disciples lui rĂ©pondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touchĂ© ?” Â»
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
JĂ©sus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvĂ©e. Va en paix et sois guĂ©rie de ton mal. Â»
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de JaĂŻre, le chef de synagogue, pour dire Ă  celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon dĂ©ranger encore le MaĂźtre ? Â»
JĂ©sus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. Â»
Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frùre de Jacques.
Ils arrivent Ă  la maison du chef de synagogue. JĂ©sus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. Â»
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le pĂšre et la mĂšre de l’enfant, et ceux qui Ă©taient avec lui ; puis il pĂ©nĂštre lĂ  oĂč reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum Â», ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lĂšve-toi ! Â»
AussitĂŽt la jeune fille se leva et se mit Ă  marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappĂ©s d’une grande stupeur.
Et JĂ©sus leur ordonna fermement de ne le faire savoir Ă  personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Commentaire

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Discours aux jeunes du Chili 02/04/1987 (trad. DC 1939, p. 481)

« AussitÎt la jeune fille se leva »

      Le Christ entre dans la maison oĂč se trouve la jeune fille, la prend par la main et lui dit : « Petite fille, je te le dis, lĂšve-toi ! »… Chers jeunes, le monde a besoin de votre rĂ©ponse personnelle aux paroles de vie du MaĂźtre : « Je te le dis, lĂšve-toi ! » Nous voyons comment JĂ©sus vient Ă  la rencontre de l’humanitĂ© dans les situations les plus difficiles et les plus pĂ©nibles. Le miracle accompli dans la maison de JaĂŻre nous montre son pouvoir sur le mal. Il est le Seigneur de la vie, le vainqueur de la mort…       Mais nous ne pouvons pas oublier que, selon ce que nous enseigne la foi, la cause premiĂšre du mal, de la maladie, de la mort mĂȘme, c’est le pĂ©chĂ© en ses diffĂ©rentes formes.

Dans le cƓur de chacun et de chacune de nous se cache cette maladie qui nous touche tous : le pĂ©chĂ© personnel, qui s’enracine de plus en plus dans les consciences Ă  mesure que se perd le sens de Dieu. Oui, chers jeunes, veillez Ă  ne pas laisser s’affaiblir en vous le sens de Dieu. On ne peut pas vaincre le mal par le bien si l’on n’a pas ce sens de Dieu, de son action, de sa prĂ©sence, qui nous invite Ă  parier toujours sur la grĂące, sur la vie, contre le pĂ©chĂ©, contre la mort. Le sort de l’humanitĂ© est en jeu…       Il s’ensuit que nous devons voir les implications sociales du pĂ©chĂ© pour construire un monde digne de l’homme. Il y a des maux sociaux qui crĂ©ent une vĂ©ritable « communion du pĂ©chĂ© » parce que, en mĂȘme temps que l’Ăąme, ils abaissent l’Église et d’une certaine maniĂšre le monde entier…

Chers jeunes, combattez le bon combat de la foi (1Tm 6,12) pour la dignitĂ© de l’homme, pour la dignitĂ© de l’amour, pour une vie noble, une vie d’enfants de Dieu. Vaincre le pĂ©chĂ© Ă  l’aide du pardon de Dieu est une guĂ©rison, c’est une rĂ©surrection. N’ayez pas peur des exigences de l’amour du Christ. Craignez, au contraire, la pusillanimitĂ©, la lĂ©gĂšretĂ©, la recherche de vos intĂ©rĂȘts propres, l’Ă©goĂŻsme, tout ce qui veut faire taire la voix du Christ qui, s’adressant Ă  chacun de nous, rĂ©pĂšte : « Je te le dis, lĂšve-toi ».

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