đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mardi de la 12e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14 đ Commentaire de Guigues le Chartreux đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
DeuxiĂšme livre des Rois 19,9b-11.14-21.31-35a.36.
En ces jours-lĂ , SennakĂ©rib, roi dâAssour, envoya des messagers dire Ă ĂzĂ©kias :
« Vous parlerez Ă ĂzĂ©kias, roi de Juda, en ces termes : Ne te laisse pas tromper par ton Dieu, en qui tu mets ta confiance, et ne dis pas : âJĂ©rusalem ne sera pas livrĂ©e aux mains du roi dâAssour !â
Tu sais bien ce que les rois dâAssour ont fait Ă tous les pays : ils les ont vouĂ©s Ă lâanathĂšme. Et toi seul, tu serais dĂ©livrĂ© ? »
ĂzĂ©kias prit la lettre de la main des messagers ; il la lut. Puis il monta Ă la maison du Seigneur, dĂ©plia la lettre devant le Seigneur,
et, devant lui, pria en disant : « Seigneur, Dieu dâIsraĂ«l, toi qui siĂšges sur les KĂ©roubim, tu es le seul Dieu de tous les royaumes de la terre, câest toi qui as fait le ciel et la terre.
PrĂȘte lâoreille, Seigneur, et entends, ouvre les yeux, Seigneur, et vois ! Ăcoute le message envoyĂ© par SennakĂ©rib pour insulter le Dieu vivant.
Il est vrai, Seigneur, que les rois dâAssour ont ravagĂ© les nations et leur territoire,
et brĂ»lĂ© leurs dieux : en rĂ©alitĂ©, ce nâĂ©taient pas des dieux, mais un ouvrage de mains dâhommes, fait avec du bois et de la pierre ; câest pourquoi ils ont pu les faire disparaĂźtre.
Maintenant, je tâen supplie, Seigneur notre Dieu, sauve-nous de la main de SennakĂ©rib, et tous les royaumes de la terre sauront que tu es, Seigneur, le seul Dieu ! »
Alors le prophĂšte IsaĂŻe, fils dâAmots, envoya dire Ă ĂzĂ©kias : « Ainsi parle le Seigneur, Dieu dâIsraĂ«l : Jâai entendu la priĂšre que tu mâas adressĂ©e au sujet de SennakĂ©rib, roi dâAssour.
Voici la parole que le Seigneur a prononcĂ©e contre lui : Elle te mĂ©prise, elle te nargue, la vierge, la fille de Sion. Elle hoche la tĂȘte pour se moquer de toi, la fille de JĂ©rusalem.
Oui, un reste sortira de JĂ©rusalem, et des survivants, de la montagne de Sion. Il fera cela, lâamour jaloux du Seigneur !
Et voici ce que dit le Seigneur au sujet du roi dâAssour : Il nâentrera pas dans cette ville, il ne lui lancera pas une seule flĂšche, il ne lui opposera pas un seul bouclier, il nâĂ©lĂšvera pas un seul remblai :
il retournera par le chemin par lequel il est venu. Non, il nâentrera pas dans cette ville, â oracle du Seigneur.
Je protĂ©gerai cette ville, je la sauverai Ă cause de moi-mĂȘme et Ă cause de David mon serviteur. »
La nuit mĂȘme, lâange du Seigneur sortit et frappa cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans le camp assyrien.
SennakĂ©rib, roi dâAssour, plia bagage et sâen alla. Il revint Ă Ninive et y demeura.
Psaume 48(47),2-3ab.3cd-4.10.11c-12a.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altiĂšre et belle,
joie de toute la terre.
La montagne de Sion, c’est le pĂŽle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révÚle, en ses palais,
vraie citadelle.
Dieu, nous revivons ton amour
au milieu de ton temple.
Ta main droite qui donne la victoire
réjouit la montagne de Sion.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 7,6.12-14.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait Ă ses disciples : « Ne donnez pas aux chiens ce qui est sacrĂ© ; ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur quâils ne les piĂ©tinent, puis se retournent pour vous dĂ©chirer.
Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les ProphÚtes. »
Entrez par la porte Ă©troite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit Ă la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui sây engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Guigues le Chartreux (?-1188)
prieur de la Grande Chartreuse
Lettre sur la vie contemplative, 3, 6-7 (in Lectures chrĂ©tiennes pour notre temps, fiche L37 ; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)
Cherchez en lisant, frappez en priant et vous entrerez en contemplant !
La douceur de la vie bienheureuse est recherchĂ©e dans la lecture, trouvĂ©e dans la mĂ©ditation, demandĂ©e dans la priĂšre, et savourĂ©e dans la contemplation. Câest pourquoi le Seigneur lui-mĂȘme dit : « Cherchez et vous trouverez, frappez et on vous ouvrira » (Mt 7,7). Cherchez en lisant, vous trouverez en mĂ©ditant. Frappez en priant, vous entrerez en contemplant. La lecture prĂ©sente en quelque sorte une nourriture solide Ă la bouche, la mĂ©ditation la mĂąche et la broie, la priĂšre obtient le sens du goĂ»t, la contemplation est la douceur mĂȘme qui rĂ©jouit et refait. La lecture atteint lâĂ©corce, la mĂ©ditation pĂ©nĂštre la moelle, la priĂšre exprime le dĂ©sir, et la contemplation savoure la douceur obtenue.
Lâesprit voit quâil ne peut atteindre par lui-mĂȘme la douceur tant dĂ©sirĂ©e de la connaissance et de lâexpĂ©rience. Plus son cĆur devient profond, plus la hauteur de Dieu lui paraĂźt lointaine. Il sâhumilie alors et se rĂ©fugie dans la priĂšre. (âŠ) âJâai longtemps mĂ©ditĂ© en mon cĆur, et un feu sâest allumĂ© dans ma mĂ©ditation : le dĂ©sir de te connaĂźtre davantage. Quand tu romps pour moi le pain de la sainte Ăcriture, tu mâes connu dans cette fraction du pain (cf. Lc 24, 30-35). Et plus je te connais, plus je dĂ©sire te connaĂźtre, non seulement dans lâĂ©corce de la lettre mais dans la saveur de lâexpĂ©rience.
Je ne demande pas cela, Seigneur, en raison de mes mĂ©rites, mais Ă cause de ta misĂ©ricorde. Jâavoue, en effet, que je suis pĂ©cheur et indigne, mais « les petits chiens eux-mĂȘmes mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maĂźtres » (Mt 15,27). Donne-moi donc, Seigneur, les gages de lâhĂ©ritage futur, une goutte au moins de la pluie cĂ©leste pour rafraĂźchir ma soif, car je brĂ»le dâamour.â
Messes & PriĂšres
La messe en questions â Ăglise catholique en France
Le MOOC de la messe â Une formation en ligne 100% gratuit
Actualités
Infos du Vatican – Toutes les infos sur l’Ăglise – Vatican News