đ Messes et ActualitĂ©s đ Le samedi de la 3e semaine de CarĂȘme đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 18,9-14 đ Commentaire de Saint Jean-Marie Vianney đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
Livre d’OsĂ©e 6,1-6.
Venez, retournons vers le Seigneur ! Il a blessé, mais il nous guérira ; il a frappé, mais il nous soignera.
AprĂšs deux jours, il nous rendra la vie ; il nous relĂšvera le troisiĂšme jour : alors, nous vivrons devant sa face.
Efforçons-nous de connaĂźtre le Seigneur : son lever est aussi sĂ»r que lâaurore ; il nous viendra comme la pluie, lâondĂ©e qui arrose la terre.
â Que ferai-je de toi, ĂphraĂŻm ? Que ferai-je de toi, Juda ? Votre fidĂ©litĂ©, une brume du matin, une rosĂ©e dâaurore qui sâen va.
VoilĂ pourquoi jâai frappĂ© par mes prophĂštes, donnĂ© la mort par les paroles de ma bouche : mon jugement jaillit comme la lumiĂšre.
Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes.
Psaume 51(50),3-4.18-19.20-21ab.
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Si j’offre un sacrifice, tu n’en veux pas,
tu n’acceptes pas d’holocauste.
Le sacrifice qui plaĂźt Ă Dieu, c’est un esprit brisĂ© ;
tu ne repousses pas, ĂŽ mon Dieu, un cĆur brisĂ© et broyĂ©.
Accorde Ă Sion le bonheur,
relÚve les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur ton autel.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 18,9-14.
En ce temps-lĂ , Ă lâadresse de certains qui Ă©taient convaincus dâĂȘtre justes et qui mĂ©prisaient les autres, JĂ©sus dit la parabole que voici :
« Deux hommes montĂšrent au Temple pour prier. Lâun Ă©tait pharisien, et lâautre, publicain (câest-Ă -dire un collecteur dâimpĂŽts).
Le pharisien se tenait debout et priait en lui-mĂȘme : âMon Dieu, je te rends grĂące parce que je ne suis pas comme les autres hommes â ils sont voleurs, injustes, adultĂšres â, ou encore comme ce publicain.
Je jeĂ»ne deux fois par semaine et je verse le dixiĂšme de tout ce que je gagne.â
Le publicain, lui, se tenait Ă distance et nâosait mĂȘme pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant : âMon Dieu, montre-toi favorable au pĂ©cheur que je suis !â
Je vous le dĂ©clare : quand ce dernier redescendit dans sa maison, câest lui qui Ă©tait devenu un homme juste, plutĂŽt que lâautre. Qui sâĂ©lĂšve sera abaissĂ© ; qui sâabaisse sera Ă©levĂ©. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
prĂȘtre, curĂ© d’Ars
Sermon pour le 11e dimanche aprĂšs la PentecĂŽte (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, CurĂ© d’Ars, t. 2 ; Ăd. Ste Jeanne d’Arc, 1982 ; p. 407-408-409 ; rev.)
Celui qui juge est plus coupable que celui qui est jugé
Nous voyons que le pharisien jugeait bien tĂ©mĂ©rairement le publicain dâĂȘtre un voleur, parce quâil recevait les impĂŽts ; en disant, sans le savoir, quâil demandait plus quâil ne fallait et quâil ne se servait de son autoritĂ© que pour faire des injustices. Cependant, ce prĂ©tendu voleur se retire des pieds de Dieu, justifiĂ©, et ce pharisien, qui se croyait parfait, sâen va chez lui plus coupable ; ce qui nous montre que, le plus souvent, celui qui juge est plus coupable que celui qui est jugĂ©. (âŠ) Mais ces mauvais cĆurs, ces cĆurs orgueilleux, jaloux et envieux, puisque ce sont ces trois vices qui engendrent tous ces jugements que lâon porte sur ses voisinsâŠ
A-t-on volĂ© quelquâun ? A-t-on perdu quelque chose ? De suite, nous pensons que câest peut-ĂȘtre bien un tel qui a fait cela, et nous le pensons sans mĂȘme en avoir la moindre connaissance. Ah ! Mes frĂšres, si vous connaissiez bien ce pĂ©chĂ©, vous verriez que câest un des pĂ©chĂ©s les plus Ă craindre, qui est le moins connu et le plus difficile Ă corriger. Ăcoutez ces cĆurs qui sont imbus de ce vice. Si quelquâun exerce quelque emploi, quelque charge dans lesquels dâautres ont fait quelque injustice ; de suite, ils concluent que tous ceux qui prennent la place font de mĂȘme, quâils ne valent pas mieux que les autres, quâils sont tous des voleurs et des adroits. (âŠ)
Ah ! mes frĂšres, si nous avions le bonheur dâĂȘtre exempts de lâorgueil et de lâenvie, nous ne jugerions jamais personne, nous nous contenterions de pleurer sur nos misĂšres spirituelles et de prier pour les pauvres pĂ©cheurs, et pas autre chose ; Ă©tant bien convaincus que le bon Dieu ne nous demandera compte que de nos actions et non de celles des autres.
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