đ Messes et ActualitĂ©s đ Le jeudi de la 2e semaine de CarĂȘme đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 16,19-31 đ Commentaire de Saint Charles de Foucauld đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
Livre de Jérémie 17,5-10.
Ainsi parle le Seigneur : Maudit soit lâhomme qui met sa foi dans un mortel, qui sâappuie sur un ĂȘtre de chair, tandis que son cĆur se dĂ©tourne du Seigneur.
Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur. Il aura pour demeure les lieux arides du désert, une terre salée, inhabitable.
BĂ©ni soit lâhomme qui met sa foi dans le Seigneur, dont le Seigneur est la confiance.
Il sera comme un arbre, plantĂ© prĂšs des eaux, qui pousse, vers le courant, ses racines. Il ne craint pas quand vient la chaleur : son feuillage reste vert. LâannĂ©e de la sĂ©cheresse, il est sans inquiĂ©tude : il ne manque pas de porter du fruit.
Rien nâest plus faux que le cĆur de lâhomme, il est incurable. Qui peut le connaĂźtre ?
Moi, le Seigneur, qui pĂ©nĂštre les cĆurs et qui scrute les reins, afin de rendre Ă chacun selon sa conduite, selon le fruit de ses actes.
Psaume 1,1-2.3.4.6.
Heureux est l’homme
qui n’entre pas au conseil des mĂ©chants,
qui ne suit pas le chemin des pécheurs,
ne siĂšge pas avec ceux qui ricanent,
mais se plaĂźt dans la loi du Seigneur
et murmure sa loi jour et nuit !
Il est comme un arbre
plantĂ© prĂšs d’un ruisseau,
qui donne du fruit en son temps,
et jamais son feuillage ne meurt ;
tout ce qu’il entreprend rĂ©ussira.
Tel n’est pas le sort des mĂ©chants.
Mais ils sont comme la paille
balayée par le vent :
Le Seigneur connaĂźt le chemin des justes,
mais le chemin des méchants se perdra.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 16,19-31.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vĂȘtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommĂ© Lazare, qui Ă©tait couvert dâulcĂšres.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcÚres.
Or le pauvre mourut, et les anges lâemportĂšrent auprĂšs dâAbraham. Le riche mourut aussi, et on lâenterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout prÚs de lui.
Alors il cria : âPĂšre Abraham, prends pitiĂ© de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans lâeau pour me rafraĂźchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
â Mon enfant, rĂ©pondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.
Et en plus de tout cela, un grand abĂźme a Ă©tĂ© Ă©tabli entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de lĂ -bas non plus, on ne traverse pas vers nous.â
Le riche rĂ©pliqua : âEh bien ! pĂšre, je te prie dâenvoyer Lazare dans la maison de mon pĂšre.
En effet, jâai cinq frĂšres : quâil leur porte son tĂ©moignage, de peur quâeux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !â
Abraham lui dit : âIls ont MoĂŻse et les ProphĂštes : quâils les Ă©coutent !
â Non, pĂšre Abraham, dit-il, mais si quelquâun de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.â
Abraham rĂ©pondit : âSâils nâĂ©coutent pas MoĂŻse ni les ProphĂštes, quelquâun pourra bien ressusciter dâentre les morts : ils ne seront pas convaincus.â »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Charles de Foucauld (1858-1916)
ermite et missionnaire au Sahara
§ 71, psaume 36 (Méditations sur les psaumes ; éd. Nouvelle Cité, 2002 ; p. 188-189 ; rev.)
Les semences dâune joie Ă©ternelle
« Encore un peu de temps et le pĂ©cheur cessera dâĂȘtre : tu chercheras sa place, et tu ne la trouveras plus. Mais les bons recevront en hĂ©ritage la terre des vivants ; et ils se dĂ©lecteront Ă©ternellement dans la paixâŠÂ » (Ps 36, 10-11 LXX). (âŠ) Tout ce psaume est le dĂ©veloppement admirable de cette pensĂ©e : il y des tristesses sur la terre pour les justes, mais ces tristesses sont la semence dâune Ă©ternelle joie : quâils espĂšrent et se consolent et remercient Dieu, et quâils se gardent de porter envie aux joyeux du monde quâattendent Ă la porte sitĂŽt atteinte de lâĂ©ternitĂ© de si effroyables tourments !
Pauvre Lazare, nâenvie pas le riche qui se rĂ©jouit et mange splendidement : câest toi qui es lâheureux ! (âŠ) Nâenvions pas les mondains, avec leurs joies et leurs prospĂ©ritĂ©s⊠ce ne sont pas eux les heureux : les heureux sont ceux qui ont Dieu pour Seigneur, qui ne vivent pas pour les jouissances, les sciences, les richesses, les honneurs, lâamour, les affections humaines, pour rien de ce qui est sur la terre, mais qui vivent pour Dieu seul, qui nâont de regards que pour lui,
en qui il rĂšgne parfaitement, comme un souverain Seigneur gouvernant tout dans un royaume parfaitement soumis. Remercions Dieu de notre bonheur, nous quâil a aimĂ©s dâun amour Ă©ternel, et quâil a Ă cause de cela attirĂ©s Ă lui dans sa misĂ©ricorde. Aimons nos tristesses mĂȘmes, qui sont la marque de notre sĂ©paration du monde, et offrons-les Ă Dieu, en lui demandant de faire de nous tout ce quâil voudra.
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