đ Messes et ActualitĂ©s đ Le lundi de la 4e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 5,1-20 đ Commentaire de Saint Charles de Foucauld đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
DeuxiĂšme livre de Samuel 15,13-14.30.16,5-13a.
En ces jours-lĂ , un messager vint annoncer Ă David : « Le cĆur des hommes dâIsraĂ«l a pris parti pour Absalom. »
Alors David dit Ă tous ses serviteurs, qui Ă©taient avec lui Ă JĂ©rusalem : « Debout, fuyons ! Autrement nous nâĂ©chapperons pas Ă Absalom. Vite, partez ! Sans quoi, il nous gagnera de vitesse, il nous prĂ©cipitera dans le malheur et passera la ville au fil de lâĂ©pĂ©e. »
David montait par la montĂ©e des Oliviers ; il montait en pleurant, la tĂȘte voilĂ©e ; il marchait pieds nus. Tous ceux qui lâaccompagnaient avaient la tĂȘte voilĂ©e ; et ils montaient en pleurant.
Comme le roi David atteignait Bahourim, il en sortit un homme du mĂȘme clan que la maison de SaĂŒl. Il sâappelait Shiméï, fils de GuĂ©ra. Tout en sortant, il profĂ©rait des malĂ©dictions.
Il lançait des pierres à David et à tous les serviteurs du roi, tandis que la foule et les guerriers entouraient le roi à droite et à gauche.
Shiméï maudissait le roi en lui criant : « Va-tâen, va-tâen, homme de sang, vaurien !
Le Seigneur a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de SaĂŒl dont tu as usurpĂ© la royautĂ© ; câest pourquoi le Seigneur a remis la royautĂ© entre les mains de ton fils Absalom. Et te voilĂ dans le malheur, car tu es un homme de sang. »
AbishaĂŻ, fils de Cerouya, dit au roi : « Comment ce chien crevĂ© peut-il maudire mon seigneur le roi ? Laisse-moi passer, que je lui tranche la tĂȘte. »
Mais le roi rĂ©pondit : « Que me voulez-vous, fils de Cerouya ? Sâil maudit, câest peut-ĂȘtre parce que le Seigneur lui a ordonnĂ© de maudire David. Alors, qui donc pourrait le lui reprocher ? »
David dit Ă AbishaĂŻ et Ă tous ses serviteurs : « MĂȘme celui qui est mon propre fils sâattaque Ă ma vie : Ă plus forte raison ce descendant de Benjamin ! Laissez-le maudire, si le Seigneur le lui a ordonnĂ©.
Peut-ĂȘtre que le Seigneur considĂ©rera ma misĂšre et me rendra le bonheur au lieu de sa malĂ©diction dâaujourdâhui. »
David et ses hommes continuĂšrent leur chemin.
Psaume 3,2-3.4-5.6-7.
Seigneur, qu’ils sont nombreux mes adversaires,
nombreux Ă se lever contre moi,
nombreux à déclarer à mon sujet :
« Pour lui, pas de salut auprÚs de Dieu ! »
Mais toi, Seigneur, mon bouclier,
ma gloire, tu tiens haute ma tĂȘte.
Ă pleine voix je crie vers le Seigneur ;
il me répond de sa montagne sainte.
Et moi, je me couche et je dors ;
je m’Ă©veille : le Seigneur est mon soutien.
Je ne crains pas ce peuple nombreux
qui me cerne et s’avance contre moi.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 5,1-20.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus et ses disciples arrivĂšrent sur lâautre rive, de lâautre cĂŽtĂ© de la mer de GalilĂ©e, dans le pays des GĂ©rasĂ©niens.
Comme JĂ©sus sortait de la barque, aussitĂŽt un homme possĂ©dĂ© dâun esprit impur sâavança depuis les tombes Ă sa rencontre ;
il habitait dans les tombeaux et personne ne pouvait plus lâattacher, mĂȘme avec une chaĂźne ;
en effet on lâavait souvent attachĂ© avec des fers aux pieds et des chaĂźnes, mais il avait rompu les chaĂźnes, brisĂ© les fers, et personne ne pouvait le maĂźtriser.
Sans arrĂȘt, nuit et jour, il Ă©tait parmi les tombeaux et sur les collines, Ă crier, et Ă se blesser avec des pierres.
Voyant Jésus de loin, il accourut, se prosterna devant lui
et cria dâune voix forte : « Que me veux-tu, JĂ©sus, fils du Dieu TrĂšs-Haut ? Je tâadjure par Dieu, ne me tourmente pas ! »
Jésus lui disait en effet : « Esprit impur, sors de cet homme ! »
Et il lui demandait : « Quel est ton nom ? » Lâhomme lui dit : « Mon nom est LĂ©gion, car nous sommes beaucoup. »
Et ils suppliaient Jésus avec insistance de ne pas les chasser en dehors du pays.
Or, il y avait là , du cÎté de la colline, un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture.
Alors, les esprits impurs suppliÚrent Jésus : « Envoie-nous vers ces porcs, et nous entrerons en eux. »
Il le leur permit. Ils sortirent alors de lâhomme et entrĂšrent dans les porcs. Du haut de la falaise, le troupeau se prĂ©cipita dans la mer : il y avait environ deux mille porcs, et ils se noyaient dans la mer.
Ceux qui les gardaient prirent la fuite, ils annoncĂšrent la nouvelle dans la ville et dans la campagne, et les gens vinrent voir ce qui sâĂ©tait passĂ©.
Ils arrivent auprÚs de Jésus, ils voient le possédé assis, habillé, et revenu à la raison, lui qui avait eu la légion de démons, et ils furent saisis de crainte.
Ceux qui avaient vu tout cela leur racontĂšrent lâhistoire du possĂ©dĂ© et ce qui Ă©tait arrivĂ© aux porcs.
Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.
Comme JĂ©sus remontait dans la barque, le possĂ©dĂ© le suppliait de pouvoir ĂȘtre avec lui.
Il nây consentit pas, mais il lui dit : « Rentre Ă la maison, auprĂšs des tiens, annonce-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa misĂ©ricorde. »
Alors lâhomme sâen alla, il se mit Ă proclamer dans la rĂ©gion de la DĂ©capole ce que JĂ©sus avait fait pour lui, et tout le monde Ă©tait dans lâadmiration.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Charles de Foucauld (1858-1916)
ermite et missionnaire au Sahara
MĂ©ditations sur les Ă©vangiles, n°194 (Ćuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 214)
« Comme JĂ©sus remontait dans la barque, le possĂ©dĂ© le suppliait de pouvoir ĂȘtre avec lui. Il n’y consentit pas »
La vraie, la seule perfection, ce n’est pas de mener tel ou tel genre de vie, c’est de faire la volontĂ© de Dieu ; c’est de mener le genre de vie que Dieu veut, oĂč il veut, et de le mener comme il l’aurait menĂ© lui-mĂȘme. Lorsqu’il nous laisse le choix Ă nous-mĂȘmes, alors oui, cherchons Ă le suivre pas Ă pas le plus exactement possible, Ă partager sa vie telle qu’elle a Ă©tĂ©, comme l’ont fait ses apĂŽtres pendant sa vie et aprĂšs sa mort : l’amour nous pousse Ă cette imitation.
Si Dieu nous laisse ce choix, cette libertĂ©, c’est prĂ©cisĂ©ment parce qu’il veut que nous tendions nos voiles au vent du pur amour et que, poussĂ©s par lui, nous « courions Ă sa suite Ă l’odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) dans une exacte imitation, comme saint Pierre et saint Paul… Et si un jour Dieu veut nous tirer, ou pour un temps ou pour toujours, de cette voie si belle et si parfaite, ne nous troublons ni ne nous Ă©tonnons pas. Ses desseins sont impĂ©nĂ©trables : il peut faire pour nous, au milieu ou Ă la fin de la carriĂšre, ce qu’il a fait pour le GĂ©rasĂ©nien aux dĂ©buts.
ObĂ©issons, faisons sa volontĂ©…, allons oĂč il voudra, menons le genre de vie que sa volontĂ© nous dĂ©signera. Mais partout rapprochons-nous de lui de toutes nos forces et soyons dans tous les Ă©tats, dans toutes les conditions, comme lui-mĂȘme y aurait Ă©tĂ©, s’y serait conduit, si la volontĂ© de son PĂšre l’y avait mis comme elle nous y met.
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