đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mercredi de la 33e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 19,11-28 đ Commentaire de Sainte Gertrude d’Helfta đ
Les saints du jour

Lectures du Jour
DeuxiÚme livre des Maccabées 7,1.20-31.
En ces jours-lĂ , sept frĂšres avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s avec leur mĂšre. Ă coups de fouet et de nerf de bĆuf, le roi Antiocos voulut les contraindre Ă manger du porc, viande interdite.
Leur mĂšre fut particuliĂšrement admirable et digne dâune illustre mĂ©moire : voyant mourir ses sept fils dans lâespace dâun seul jour, elle le supporta vaillamment parce quâelle avait mis son espĂ©rance dans le Seigneur.
Elle exhortait chacun dâeux dans la langue de ses pĂšres ; cette femme hĂ©roĂŻque leur parlait avec un courage viril :
« Je suis incapable de dire comment vous vous ĂȘtes formĂ©s dans mes entrailles. Ce nâest pas moi qui vous ai donnĂ© lâesprit et la vie, qui ai organisĂ© les Ă©lĂ©ments dont chacun de vous est composĂ©.
Câest le CrĂ©ateur du monde qui façonne lâenfant Ă lâorigine, qui prĂ©side Ă lâorigine de toute chose. Et câest lui qui, dans sa misĂ©ricorde, vous rendra lâesprit et la vie, parce que, pour lâamour de ses lois, vous mĂ©prisez maintenant votre propre existence. »
Antiocos sâimagina quâon le mĂ©prisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit Ă exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre Ă la fois riche et trĂšs heureux sâil abandonnait les usages de ses pĂšres : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques.
Comme le jeune homme nâĂ©coutait pas, le roi appela la mĂšre, et il lâexhortait Ă conseiller lâadolescent pour le sauver.
Au bout de ces longues exhortations, elle consentit Ă persuader son fils.
Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pĂšres, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitiĂ© de moi : je tâai portĂ© neuf mois dans mon sein, je tâai allaitĂ© pendant trois ans, je tâai nourri et Ă©levĂ© jusquâĂ lâĂąge oĂč tu es parvenu, jâai pris soin de toi.
Je tâen conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce quâils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est nĂ©e de la mĂȘme maniĂšre.
Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frÚres et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la miséricorde. »
Lorsquâelle eut fini de parler, le jeune homme dĂ©clara : « Quâattendez-vous ? Je nâobĂ©is pas Ă lâordre du roi, mais jâĂ©coute lâordre de la Loi donnĂ©e Ă nos pĂšres par MoĂŻse.
Et toi qui as inventĂ© toutes sortes de mauvais traitements contre les HĂ©breux, tu nâĂ©chapperas pas Ă la main de Dieu. »
Psaume 17(16),1.5-6.8b.15.
Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma priĂšre :
mes lĂšvres ne mentent pas.
J’ai tenu mes pas sur tes traces,
jamais mon pied n’a trĂ©buchĂ©.
Je t’appelle, toi, le Dieu qui rĂ©pond :
écoute-moi, entends ce que je dis.
Garde-moi comme la prunelle de lâĆil ;
Ă l’ombre de tes ailes, cache-moi,
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 19,11-28.
En ce temps-lĂ , comme on lâĂ©coutait, JĂ©sus ajouta une parabole : il Ă©tait prĂšs de JĂ©rusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester Ă lâinstant mĂȘme.
Voici donc ce quâil dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royautĂ© et revenir ensuite.
Il appela dix de ses serviteurs, et remit Ă chacun une somme de la valeur dâune mine ; puis il leur dit : âPendant mon voyage, faites de bonnes affaires.â
Mais ses concitoyens le dĂ©testaient, et ils envoyĂšrent derriĂšre lui une dĂ©lĂ©gation chargĂ©e de dire : âNous ne voulons pas que cet homme rĂšgne sur nous.â
Quand il fut de retour aprĂšs avoir reçu la royautĂ©, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis lâargent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapportĂ©.
Le premier se prĂ©senta et dit : âSeigneur, la somme que tu mâavais remise a Ă©tĂ© multipliĂ©e par dix.â
Le roi lui dĂ©clara : âTrĂšs bien, bon serviteur ! Puisque tu as Ă©tĂ© fidĂšle en si peu de chose, reçois lâautoritĂ© sur dix villes.â
Le second vint dire : âLa somme que tu mâavais remise, Seigneur, a Ă©tĂ© multipliĂ©e par cinq.â
Ă celui-lĂ encore, le roi dit : âToi, de mĂȘme, sois Ă la tĂȘte de cinq villes.â
Le dernier vint dire : âSeigneur, voici la somme que tu mâavais remise ; je lâai gardĂ©e enveloppĂ©e dans un linge.
En effet, jâavais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu nâas pas mis en dĂ©pĂŽt, tu moissonnes ce que tu nâas pas semĂ©.â
Le roi lui dĂ©clara : âJe vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je nâai pas mis en dĂ©pĂŽt, que je moissonne ce que je nâai pas semĂ© ;
alors pourquoi nâas-tu pas mis mon argent Ă la banque ? Ă mon arrivĂ©e, je lâaurais repris avec les intĂ©rĂȘts.â
Et le roi dit Ă ceux qui Ă©taient lĂ : âRetirez-lui cette somme et donnez-la Ă celui qui a dix fois plus.â
On lui dit : âSeigneur, il a dix fois plus !
â Je vous le dĂ©clare : on donnera Ă celui qui a ; mais celui qui nâa rien se verra enlever mĂȘme ce quâil a.
Quant Ă mes ennemis, ceux qui nâont pas voulu que je rĂšgne sur eux, amenez-les ici et Ă©gorgez-les devant moi.â »
AprÚs avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)
moniale bénédictine
Les Exercices, n°7, Prime ; SC 127 (trad. SC, p. 265 rev.)
« Il convoqua ses serviteurs »
VĂ©ritĂ© chĂ©rie, juste ĂquitĂ© de Dieu, comment comparaĂźtrai-je devant ta face, portant mon iniquitĂ©âŠ, le fardeau de ma trop grande nĂ©gligence ? Le trĂ©sor de la foi chrĂ©tienne et de la vie spirituelle, hĂ©las, je ne l’ai pas donnĂ© au trĂ©sor des banquiers de la charitĂ©, oĂč tu aurais pu le retirer ensuite, selon ta volontĂ©, accru des intĂ©rĂȘts de toute la perfection. Le talent qui m’a Ă©tĂ© confiĂ©, mon temps, non seulement je l’ai dĂ©pensĂ© en vain, mais je l’ai mĂȘme laissĂ© fuir, gĂątĂ© et perdu totalement. OĂč irai-je ? De quel cĂŽtĂ© me tournerai-je ? « OĂč fuirai-je loin de ta face ? » (Ps 138,7)
VĂ©ritĂ©, tu as pour assesseurs insĂ©parables la justice et l’Ă©quité⊠Malheur Ă moi, si je comparais devant ton tribunal sans avoir d’avocat qui rĂ©ponde pour moi : ĂŽ CharitĂ©, toi, arrive Ă ma dĂ©charge. Toi, rĂ©ponds pour moi ; toi, sollicite mon pardon ; toi, plaide ma cause afin que, grĂące Ă toi, je vive. Je sais ce que je ferai : « Je prendrai la coupe du salut » (Ps 115,13). Je placerai le calice de JĂ©sus sur le plateau vide de la VĂ©ritĂ©. Ainsi, je remĂ©dierai Ă tout ce qui me manque. Ainsi je couvrirai tous mes pĂ©chĂ©s.
Par ce calice je relĂšverai toutes mes ruines. Par ce calice je remĂ©dierai, dignement et au-delĂ , Ă tout ce qu’il y a d’imparfait en moi⊠ChĂšre VĂ©ritĂ©, venir Ă toi sans mon JĂ©sus me serait intolĂ©rable ; mais avec mon JĂ©sus, comparaĂźtre devant toi sera pour moi chose bien agrĂ©able et aimable. VĂ©ritĂ©, siĂšge maintenant sur ton tribunal⊠:« Je ne crains aucun mal » (Ps 22,4).
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