📜 Messes et ActualitĂ©s 📜 Le mercredi de la 33e semaine du temps ordinaire 📜 Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 19,11-28 📜 Commentaire de Sainte Gertrude d’Helfta đŸ“œ

📜 Messes et ActualitĂ©s 📜 Le mercredi de la 33e semaine du temps ordinaire 📜 Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 19,11-28 📜 Commentaire de Sainte Gertrude d’Helfta 📜

Les saints du jour

📜 đŸŽŒ FĂȘte de Sainte CĂ©cile đŸŽŒ (Vierge et martyre, † 230) đŸŽŒ 📜 FĂȘte le 22 Novembre – DĂ©couverte de la religion chrĂ©tienne

Lectures du Jour

DeuxiÚme livre des Maccabées 7,1.20-31.

En ces jours-lĂ , sept frĂšres avaient Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s avec leur mĂšre. À coups de fouet et de nerf de bƓuf, le roi Antiocos voulut les contraindre Ă  manger du porc, viande interdite.
Leur mĂšre fut particuliĂšrement admirable et digne d’une illustre mĂ©moire : voyant mourir ses sept fils dans l’espace d’un seul jour, elle le supporta vaillamment parce qu’elle avait mis son espĂ©rance dans le Seigneur.
Elle exhortait chacun d’eux dans la langue de ses pĂšres ; cette femme hĂ©roĂŻque leur parlait avec un courage viril :
« Je suis incapable de dire comment vous vous ĂȘtes formĂ©s dans mes entrailles. Ce n’est pas moi qui vous ai donnĂ© l’esprit et la vie, qui ai organisĂ© les Ă©lĂ©ments dont chacun de vous est composĂ©.
C’est le CrĂ©ateur du monde qui façonne l’enfant Ă  l’origine, qui prĂ©side Ă  l’origine de toute chose. Et c’est lui qui, dans sa misĂ©ricorde, vous rendra l’esprit et la vie, parce que, pour l’amour de ses lois, vous mĂ©prisez maintenant votre propre existence. Â»
Antiocos s’imagina qu’on le mĂ©prisait, et soupçonna que ce discours contenait des insultes. Il se mit Ă  exhorter le plus jeune, le dernier survivant. Bien plus, il lui promettait avec serment de le rendre Ă  la fois riche et trĂšs heureux s’il abandonnait les usages de ses pĂšres : il en ferait son ami et lui confierait des fonctions publiques.
Comme le jeune homme n’écoutait pas, le roi appela la mĂšre, et il l’exhortait Ă  conseiller l’adolescent pour le sauver.
Au bout de ces longues exhortations, elle consentit Ă  persuader son fils.
Elle se pencha vers lui, et lui parla dans la langue de ses pĂšres, trompant ainsi le cruel tyran : « Mon fils, aie pitiĂ© de moi : je t’ai portĂ© neuf mois dans mon sein, je t’ai allaitĂ© pendant trois ans, je t’ai nourri et Ă©levĂ© jusqu’à l’ñge oĂč tu es parvenu, j’ai pris soin de toi.
Je t’en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre avec tout ce qu’ils contiennent : sache que Dieu a fait tout cela de rien, et que la race des hommes est nĂ©e de la mĂȘme maniĂšre.
Ne crains pas ce bourreau, montre-toi digne de tes frĂšres et accepte la mort, afin que je te retrouve avec eux au jour de la misĂ©ricorde. Â»
Lorsqu’elle eut fini de parler, le jeune homme dĂ©clara : « Qu’attendez-vous ? Je n’obĂ©is pas Ă  l’ordre du roi, mais j’écoute l’ordre de la Loi donnĂ©e Ă  nos pĂšres par MoĂŻse.
Et toi qui as inventĂ© toutes sortes de mauvais traitements contre les HĂ©breux, tu n’échapperas pas Ă  la main de Dieu. Â»

Psaume 17(16),1.5-6.8b.15.

Seigneur, écoute la justice !
Entends ma plainte, accueille ma priĂšre :
mes lĂšvres ne mentent pas.
J’ai tenu mes pas sur tes traces,

jamais mon pied n’a trĂ©buchĂ©.
Je t’appelle, toi, le Dieu qui rĂ©pond :
écoute-moi, entends ce que je dis.
Garde-moi comme la prunelle de l’Ɠil ;

Ă  l’ombre de tes ailes, cache-moi,
Et moi, par ta justice, je verrai ta face :
au réveil, je me rassasierai de ton visage.

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 19,11-28.

En ce temps-lĂ , comme on l’écoutait, JĂ©sus ajouta une parabole : il Ă©tait prĂšs de JĂ©rusalem et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu allait se manifester Ă  l’instant mĂȘme.
Voici donc ce qu’il dit : « Un homme de la noblesse partit dans un pays lointain pour se faire donner la royautĂ© et revenir ensuite.
Il appela dix de ses serviteurs, et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ; puis il leur dit : “Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”
Mais ses concitoyens le dĂ©testaient, et ils envoyĂšrent derriĂšre lui une dĂ©lĂ©gation chargĂ©e de dire : “Nous ne voulons pas que cet homme rĂšgne sur nous.”
Quand il fut de retour aprĂšs avoir reçu la royautĂ©, il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent, afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapportĂ©.
Le premier se prĂ©senta et dit : “Seigneur, la somme que tu m’avais remise a Ă©tĂ© multipliĂ©e par dix.”
Le roi lui dĂ©clara : “TrĂšs bien, bon serviteur ! Puisque tu as Ă©tĂ© fidĂšle en si peu de chose, reçois l’autoritĂ© sur dix villes.”
Le second vint dire : “La somme que tu m’avais remise, Seigneur, a Ă©tĂ© multipliĂ©e par cinq.”
À celui-lĂ  encore, le roi dit : “Toi, de mĂȘme, sois Ă  la tĂȘte de cinq villes.”
Le dernier vint dire : “Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ; je l’ai gardĂ©e enveloppĂ©e dans un linge.
En effet, j’avais peur de toi, car tu es un homme exigeant, tu retires ce que tu n’as pas mis en dĂ©pĂŽt, tu moissonnes ce que tu n’as pas semĂ©.”
Le roi lui dĂ©clara : “Je vais te juger sur tes paroles, serviteur mauvais : tu savais que je suis un homme exigeant, que je retire ce que je n’ai pas mis en dĂ©pĂŽt, que je moissonne ce que je n’ai pas semĂ© ;
alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent Ă  la banque ? À mon arrivĂ©e, je l’aurais repris avec les intĂ©rĂȘts.”
Et le roi dit Ă  ceux qui Ă©taient lĂ  : “Retirez-lui cette somme et donnez-la Ă  celui qui a dix fois plus.”
On lui dit : “Seigneur, il a dix fois plus !
– Je vous le dĂ©clare : on donnera Ă  celui qui a ; mais celui qui n’a rien se verra enlever mĂȘme ce qu’il a.
Quant Ă  mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je rĂšgne sur eux, amenez-les ici et Ă©gorgez-les devant moi.” Â»
AprÚs avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Commentaire

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Les Exercices, n°7, Prime ; SC 127 (trad. SC, p. 265 rev.)

« Il convoqua ses serviteurs Â»

      VĂ©ritĂ© chĂ©rie, juste ÉquitĂ© de Dieu, comment comparaĂźtrai-je devant ta face, portant mon iniquité , le fardeau de ma trop grande nĂ©gligence ? Le trĂ©sor de la foi chrĂ©tienne et de la vie spirituelle, hĂ©las, je ne l’ai pas donnĂ© au trĂ©sor des banquiers de la charitĂ©, oĂč tu aurais pu le retirer ensuite, selon ta volontĂ©, accru des intĂ©rĂȘts de toute la perfection. Le talent qui m’a Ă©tĂ© confiĂ©, mon temps, non seulement je l’ai dĂ©pensĂ© en vain, mais je l’ai mĂȘme laissĂ© fuir, gĂątĂ© et perdu totalement. OĂč irai-je ? De quel cĂŽtĂ© me tournerai-je ? « OĂč fuirai-je loin de ta face ? » (Ps 138,7)       

VĂ©ritĂ©, tu as pour assesseurs insĂ©parables la justice et l’Ă©quité  Malheur Ă  moi, si je comparais devant ton tribunal sans avoir d’avocat qui rĂ©ponde pour moi : ĂŽ CharitĂ©, toi, arrive Ă  ma dĂ©charge. Toi, rĂ©ponds pour moi ; toi, sollicite mon pardon ; toi, plaide ma cause afin que, grĂące Ă  toi, je vive.       Je sais ce que je ferai : « Je prendrai la coupe du salut » (Ps 115,13). Je placerai le calice de JĂ©sus sur le plateau vide de la VĂ©ritĂ©. Ainsi, je remĂ©dierai Ă  tout ce qui me manque. Ainsi je couvrirai tous mes pĂ©chĂ©s.

Par ce calice je relĂšverai toutes mes ruines. Par ce calice je remĂ©dierai, dignement et au-delĂ , Ă  tout ce qu’il y a d’imparfait en moi
       ChĂšre VĂ©ritĂ©, venir Ă  toi sans mon JĂ©sus me serait intolĂ©rable ; mais avec mon JĂ©sus, comparaĂźtre devant toi sera pour moi chose bien agrĂ©able et aimable. VĂ©ritĂ©, siĂšge maintenant sur ton tribunal
 :« Je ne crains aucun mal » (Ps 22,4).

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