đ Messes et ActualitĂ©s đ Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 10,25-37 đ Commentaire de Saint SymĂ©on le Nouveau ThĂ©ologien đ
Lectures du Jour

Lectures du Jour
Livre de Jonas 1,1-16.2,1.11.
La parole du Seigneur fut adressĂ©e Ă Jonas, fils dâAmittaĂŻ :
« LĂšve-toi, va Ă Ninive, la grande ville paĂŻenne, et proclame que sa mĂ©chancetĂ© est montĂ©e jusquâĂ moi. »
Jonas se leva, mais pour sâenfuir Ă Tarsis, loin de la face du Seigneur. Descendu Ă Jaffa, il trouva un navire en partance pour Tarsis. Il paya son passage et sâembarqua pour sây rendre, loin de la face du Seigneur.
Mais le Seigneur lança sur la mer un vent violent, et il sâĂ©leva une grande tempĂȘte, au point que le navire menaçait de se briser.
Les matelots prirent peur ; ils criĂšrent chacun vers son dieu et, pour sâallĂ©ger, lancĂšrent la cargaison Ă la mer. Or, Jonas Ă©tait descendu dans la cale du navire, il sâĂ©tait couchĂ© et dormait dâun sommeil mystĂ©rieux.
Le capitaine alla le trouver et lui dit : « Quâest-ce que tu fais ? Tu dors ? LĂšve-toi ! Invoque ton dieu. Peut-ĂȘtre que ce dieu sâoccupera de nous pour nous empĂȘcher de pĂ©rir. »
Et les matelots se disaient entre eux : « Tirons au sort pour savoir à qui nous devons ce malheur. » Ils tirÚrent au sort, et le sort tomba sur Jonas.
Ils lui demandĂšrent : « Dis-nous donc dâoĂč nous vient ce malheur. Quel est ton mĂ©tier ? DâoĂč viens-tu ? Quel est ton pays ? De quel peuple es-tu ? »
Jonas leur répondit : « Je suis Hébreu, moi ; je crains le Seigneur, le Dieu du ciel, qui a fait la mer et la terre ferme. »
Les matelots furent saisis dâune grande peur et lui dirent : « Quâest-ce que tu as fait lĂ ? » Car ces hommes savaient, dâaprĂšs ce quâil leur avait dit, quâil fuyait la face du Seigneur.
Ils lui demandĂšrent : « Quâest-ce que nous devons faire de toi, pour que la mer se calme autour de nous ? » Car la mer Ă©tait de plus en plus furieuse.
Il leur rĂ©pondit : « Prenez-moi, jetez-moi Ă la mer, pour que la mer se calme autour de vous. Car, je le reconnais, câest Ă cause de moi que cette grande tempĂȘte vous assaille. »
Les matelots ramĂšrent pour regagner la terre, mais sans y parvenir, car la mer Ă©tait de plus en plus furieuse autour dâeux.
Ils invoquĂšrent alors le Seigneur : « Ah ! Seigneur, ne nous fais pas mourir Ă cause de cet homme, et ne nous rends pas responsables de la mort dâun innocent, car toi, tu es le Seigneur : ce que tu as voulu, tu lâas fait. »
Puis ils prirent Jonas et le jetĂšrent Ă la mer. Alors la fureur de la mer tomba.
Les hommes furent saisis par la crainte du Seigneur ; ils lui offrirent un sacrifice accompagnĂ© de vĆux.
Le Seigneur donna lâordre Ă un grand poisson dâengloutir Jonas. Jonas demeura dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits.
Alors le Seigneur parla au poisson, et celui-ci rejeta Jonas sur la terre ferme.
Livre de Jonas 2,3.4.5.8.
Dans ma détresse, je crie vers le Seigneur,
et lui me répond ;
du ventre des enfers jâappelle :
tu écoutes ma voix.
Tu mâas jetĂ© au plus profond du cĆur des mers,
et le flot mâa cernĂ© ;
tes ondes et tes vagues ensemble
ont passé sur moi.
Et je dis : me voici rejeté
de devant tes yeux ;
pourrai-je revoir encore
ton temple saint ?
Quand mon ùme en moi défaillait,
je me souvins du Seigneur ;
et ma priĂšre parvint jusquâĂ toi
dans ton temple saint.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 10,25-37.
En ce temps-lĂ , voici quâun docteur de la Loi se leva et mit JĂ©sus Ă lâĂ©preuve en disant : « MaĂźtre, que dois-je faire pour avoir en hĂ©ritage la vie Ă©ternelle ? »
JĂ©sus lui demanda : « Dans la Loi, quây a-t-il dâĂ©crit ? Et comment lis-tu ? »
Lâautre rĂ©pondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cĆur, de toute ton Ăąme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-mĂȘme. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
JĂ©sus reprit la parole : « Un homme descendait de JĂ©rusalem Ă JĂ©richo, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, aprĂšs lâavoir dĂ©pouillĂ© et rouĂ© de coups, sâen allĂšrent, le laissant Ă moitiĂ© mort.
Par hasard, un prĂȘtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de lâautre cĂŽtĂ©.
De mĂȘme un lĂ©vite arriva Ă cet endroit ; il le vit et passa de lâautre cĂŽtĂ©.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva prÚs de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il sâapprocha, et pansa ses blessures en y versant de lâhuile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux piĂšces dâargent, et les donna Ă lâaubergiste, en lui disant : âPrends soin de lui ; tout ce que tu auras dĂ©pensĂ© en plus, je te le rendrai quand je repasserai.â
Lequel des trois, Ă ton avis, a Ă©tĂ© le prochain de lâhomme tombĂ© aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi rĂ©pondit : « Celui qui a fait preuve de pitiĂ© envers lui. » JĂ©sus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de mĂȘme. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)
moine grec
Hymnes 46, SC 196 (Hymnes III; trad. J. Paramelle et L. Neyrand; éd du Cerf, 2003; p. 115-119; rev.)
« Il sâapprocha et pansa ses blessures » (Lc 10, 34)
Je me suis Ă©loignĂ©, Ami de lâhomme, jâai sĂ©journĂ© dans le dĂ©sert, je me suis cachĂ© de toi, mon doux MaĂźtre, plongĂ© dans la nuit des soucis de la vie oĂč jâai subi mainte morsure et mainte blessure, dâoĂč je remonte, lâĂąme marquĂ©e de mainte plaie, et je crie dans ma douleur et la souffrance de mon cĆur : Aie pitiĂ© de moi, fais-moi misĂ©ricorde, Ă moi le pĂ©cheur ! MĂ©decin qui seul aime les Ăąmes, seul aime la misĂ©ricorde, qui guĂ©ris gratuitement les malades et les blessĂ©s, sois le mĂ©decin de mes meurtrissures, de mes blessures !
Distille lâhuile de ta grĂące, mon Dieu, Ă©tends-la sur mes plaies, Ă©tanche mes ulcĂšres, cicatrise et revigore mes membres dĂ©liquescents, et efface-en toutes les cicatrices, Sauveur, redonne-moi totale et parfaite santĂ©, comme auparavant. (âŠ) Je me suis relĂąchĂ©, MaĂźtre, pour avoir comptĂ© sur moi-mĂȘme ; je me suis laissĂ© entraĂźner par le souci des choses sensibles et jâai succombĂ©, malheureux, Ă la prĂ©occupation des choses de la vie.
Comme le fer une fois refroidi, je suis devenu noir et, Ă force de traĂźner par terre, jâai contractĂ© la rouille. VoilĂ pourquoi je crie vers toi, pour ĂȘtre Ă nouveau purifiĂ©, je tâen prie, Ami de lâhomme, et pour ĂȘtre ramenĂ© Ă ma beautĂ© premiĂšre, et jouir de ta lumiĂšre maintenant et toujours et dans tous les siĂšcles. Amen.
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