đ Messes et ActualitĂ©s đ 24e dimanche du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35 đ Commentaire de Saint Jean-Paul II đ
Les Saints du Jour

Lectures du Jour
Livre de l’EcclĂ©siastique 27,30.28,1-7.
Rancune et colĂšre, voilĂ des choses abominables oĂč le pĂ©cheur est passĂ© maĂźtre.
Celui qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ; celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
Pardonne Ă ton prochain le tort quâil tâa fait ; alors, Ă ta priĂšre, tes pĂ©chĂ©s seront remis.
Si un homme nourrit de la colÚre contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ?
Sâil nâa pas de pitiĂ© pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses pĂ©chĂ©s Ă lui ?
Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune ; qui donc lui pardonnera ses péchés ?
Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidÚle aux commandements.
Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain, pense Ă lâAlliance du TrĂšs-Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas.
Psaume 103(102),1-2.3-4.9-10.11-12.
Bénis le Seigneur, Î mon ùme,
bĂ©nis son nom trĂšs saint, tout mon ĂȘtre !
Bénis le Seigneur, Î mon ùme,
n’oublie aucun de ses bienfaits !
Car il pardonne toutes tes offenses
et te guérit de toute maladie ;
il réclame ta vie à la tombe
et te couronne d’amour et de tendresse.
Il n’est pas pour toujours en procĂšs,
ne maintient pas sans fin ses reproches ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.
Comme le ciel domine la terre,
fort est son amour pour qui le craint ;
Aussi loin qu’est l’orient de l’occident,
il met loin de nous nos péchés.
Lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Romains 14,7-9.
En effet, aucun dâentre nous ne vit pour soi-mĂȘme, et aucun ne meurt pour soi-mĂȘme :
si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur.
Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, câest pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.
En ce temps-lĂ , Pierre sâapprocha de JĂ©sus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frĂšre commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? JusquâĂ sept fois ? »
JĂ©sus lui rĂ©pondit : « Je ne te dis pas jusquâĂ sept fois, mais jusquâĂ soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelquâun qui lui devait dix mille talents (câest-Ă -dire soixante millions de piĂšces dâargent).
Comme cet homme nâavait pas de quoi rembourser, le maĂźtre ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant Ă ses pieds, le serviteur demeurait prosternĂ© et disait : âPrends patience envers moi, et je te rembourserai tout.â
Saisi de compassion, le maĂźtre de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent piĂšces dâargent. Il se jeta sur lui pour lâĂ©trangler, en disant : âRembourse ta dette !â
Alors, tombant Ă ses pieds, son compagnon le suppliait : âPrends patience envers moi, et je te rembourserai.â
Mais lâautre refusa et le fit jeter en prison jusquâĂ ce quâil ait remboursĂ© ce quâil devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondĂ©ment attristĂ©s et allĂšrent raconter Ă leur maĂźtre tout ce qui sâĂ©tait passĂ©.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : âServiteur mauvais ! je tâavais remis toute cette dette parce que tu mâavais suppliĂ©.
Ne devais-tu pas, Ă ton tour, avoir pitiĂ© de ton compagnon, comme moi-mĂȘme jâavais eu pitiĂ© de toi ?â
Dans sa colĂšre, son maĂźtre le livra aux bourreaux jusquâĂ ce quâil eĂ»t remboursĂ© tout ce quâil devait.
Câest ainsi que mon PĂšre du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas Ă son frĂšre du fond du cĆur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Jean-Paul II (1920-2005)
pape
Encyclique « Dives in misericordia » ch. 7, §14 (trad. © Libreria Editrice Vaticana)
« Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon ? »
L’Ăglise doit considĂ©rer comme un de ses principaux devoirs â Ă chaque Ă©tape de l’histoire, et spĂ©cialement Ă l’Ă©poque contemporaine â de proclamer et d’introduire dans la vie le mystĂšre de la misĂ©ricorde, rĂ©vĂ©lĂ© Ă son plus haut degrĂ© en JĂ©sus Christ. Ce mystĂšre est, non seulement pour l’Ăglise elle-mĂȘme comme communautĂ© des croyants, mais aussi en un certain sens pour tous les hommes, source d’une vie diffĂ©rente de celle qu’est capable de construire l’homme exposĂ© aux forces tyranniques de la concupiscence qui sont Ă l’Ćuvre en lui.
Et c’est au nom de ce mystĂšre que le Christ nous enseigne Ă toujours pardonner. Combien de fois rĂ©pĂ©tons-nous les paroles de la priĂšre que lui-mĂȘme nous a enseignĂ©e, en demandant : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi Ă ceux qui nous ont offensĂ©s » (Mt 6,12), c’est-Ă -dire Ă ceux qui sont coupables Ă notre Ă©gard. Il est vraiment difficile d’exprimer la valeur profonde de l’attitude que de telles paroles dĂ©finissent et inculquent.
Que ne rĂ©vĂšlent-elles pas Ă tout homme, sur son semblable et sur lui-mĂȘme ! La conscience d’ĂȘtre dĂ©biteurs les uns envers les autres va de pair avec l’appel Ă la solidaritĂ© fraternelle que saint Paul a exprimĂ© avec concision en nous invitant Ă nous « supporter les uns les autres avec charité » (Ep 4,2). Quelle leçon d’humilitĂ© est ici renfermĂ©e Ă l’Ă©gard de l’homme, du prochain en mĂȘme temps que de nous-mĂȘmes ! Quelle Ă©cole de bonne volontĂ© pour la vie en commun de chaque jour, dans les diverses conditions de notre existence !
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