📜 Messes et ActualitĂ©s 📜 Le lundi de la 18e semaine du temps ordinaire 📜 Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 14,13-21 📜 Commentaire de Saint Cyrille de JĂ©rusalem đŸ“œ

📜 Messes et ActualitĂ©s 📜 Le lundi de la 18e semaine du temps ordinaire 📜 Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 14,13-21 📜 Commentaire de Saint Cyrille de JĂ©rusalem 📜

Les Saints du Jour

Lectures du Jour

Livre des Nombres 11,4b-15.

En ces jours-lĂ , dans le dĂ©sert, les fils d’IsraĂ«l se remirent Ă  pleurer : « Ah ! qui donc nous donnera de la viande Ă  manger ?
Nous nous rappelons encore le poisson que nous mangions pour rien en Égypte, et les concombres, les melons, les poireaux, les oignons et l’ail !
Maintenant notre gorge est dessĂ©chĂ©e ; nous ne voyons jamais rien que de la manne ! Â»
La manne Ă©tait comme des grains de coriandre, elle ressemblait Ă  de l’ambre jaune.
Le peuple se dispersait pour la recueillir ; puis on la broyait sous la meule, ou on l’écrasait au pilon ; enfin on la cuisait dans la marmite et on en faisait des galettes. Elle avait le goĂ»t d’une friandise Ă  l’huile.
Lorsque, pendant la nuit, la rosée descendait sur le camp, la manne descendait sur elle.
MoĂŻse entendit pleurer le peuple, groupĂ© par clans, chacun Ă  l’entrĂ©e de sa tente. Le Seigneur s’enflamma d’une grande colĂšre. Cela dĂ©plut Ă  MoĂŻse,
et il dit au Seigneur : « Pourquoi traiter si mal ton serviteur ? Pourquoi n’ai-je pas trouvĂ© grĂące Ă  tes yeux que tu m’aies imposĂ© le fardeau de tout ce peuple ?
Est-ce moi qui ai conçu tout ce peuple, est-ce moi qui l’ai enfantĂ©, pour que tu me dises : “Comme on porte un nourrisson, porte ce peuple dans tes bras jusqu’au pays que j’ai jurĂ© de donner Ă  tes pĂšres” ?
OĂč puis-je trouver de la viande pour en donner Ă  tout ce peuple, quand ils viennent pleurer prĂšs de moi en disant : “Donne-nous de la viande Ă  manger” ?
Je ne puis, Ă  moi seul, porter tout ce peuple : c’est trop lourd pour moi.
Si c’est ainsi que tu me traites, tue-moi donc ; oui, tue-moi, si j’ai trouvĂ© grĂące Ă  tes yeux. Que je ne voie pas mon malheur ! Â»

Psaume 81(80),12-13.14-15.16-17.

« Mon peuple n’a pas Ă©coutĂ© ma voix,
IsraĂ«l n’a pas voulu de moi.
Je l’ai livrĂ© Ă  son cƓur endurci :
qu’il aille et suive ses vues !

« Ah ! Si mon peuple m’Ă©coutait,
IsraĂ«l, s’il allait sur mes chemins !
AussitĂŽt j’humilierais ses ennemis,
contre ses oppresseurs je tournerais ma main.

« Mes adversaires s’abaisseraient devant lui ;
tel serait leur sort Ă  jamais !
Je le nourrirais de la fleur du froment,
je te rassasierais avec le miel du rocher ! Â»

Évangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 14,13-21.

En ce temps-lĂ , quand JĂ©sus apprit la mort de Jean le Baptiste, il se retira et partit en barque pour un endroit dĂ©sert, Ă  l’écart. Les foules l’apprirent et, quittant leurs villes, elles suivirent Ă  pied.
En dĂ©barquant, il vit une grande foule de gens ; il fut saisi de compassion envers eux et guĂ©rit leurs malades.
Le soir venu, les disciples s’approchĂšrent et lui dirent : « L’endroit est dĂ©sert et l’heure est dĂ©jĂ  avancĂ©e. Renvoie donc la foule : qu’ils aillent dans les villages s’acheter de la nourriture ! Â»
Mais JĂ©sus leur dit : « Ils n’ont pas besoin de s’en aller. Donnez-leur vous-mĂȘmes Ă  manger. Â»
Alors ils lui disent : « Nous n’avons lĂ  que cinq pains et deux poissons. Â»
JĂ©sus dit : « Apportez-les-moi. Â»
Puis, ordonnant Ă  la foule de s’asseoir sur l’herbe, il prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bĂ©nĂ©diction ; il rompit les pains, il les donna aux disciples, et les disciples les donnĂšrent Ă  la foule.
Ils mangĂšrent tous et ils furent rassasiĂ©s. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait douze paniers pleins.
Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille, sans compter les femmes et les enfants.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris

Commentaire

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

Ă©vĂȘque de JĂ©rusalem et docteur de l’Église

CatéchÚse baptismale n°4,9 (Les catéchÚses, coll. Les pÚres dans la foi n° 53-54; trad. J. Bouvet; éd. Migne 1993; p. 67-68; rev.)

Crois au Christ, vrai Dieu et vrai homme !

Crois que le Fils unique engendrĂ© de Dieu, Ă  cause de nos fautes est descendu des cieux sur la terre, en prenant cette humanitĂ© capable d’éprouver les mĂȘmes choses que nous, et en naissant de la Sainte Vierge et du Saint-Esprit, car l’incarnation s’est faite, non en apparence et en imagination, mais rĂ©ellement ; il n’a pas non plus passĂ© Ă  travers la Vierge comme Ă  travers un canal, mais il a rĂ©ellement pris d’elle sa chair et a rĂ©ellement Ă©tĂ© allaitĂ© d’elle, il a mangĂ© rĂ©ellement comme nous et bu rĂ©ellement comme nous.

Si en effet l’ “l’hominisation” Ă©tait un vain semblant, vain semblant aussi serait le salut. Double Ă©tait le Christ, homme selon ce qui se voyait, Dieu selon ce qui ne se voyait pas, mangeant rĂ©ellement en tant qu’homme, comme nous car il Ă©prouvait les mĂȘmes exigences corporelles que nous, et nourrissant, en tant que Dieu, les cinq mille personnes Ă  partir des cinq pains (cf. Mt 14,17-21) ; mourant rĂ©ellement en tant qu’homme, et ressuscitant en tant que Dieu, le mort de quatre jours ; dormant rĂ©ellement sur la barque en tant qu’homme, et marchant sur les eaux en tant que Dieu.

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