đ Messes et ActualitĂ©s đ Le lundi de la 17e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 13,31-35 đ Commentaire de saint Macaire d’Ăgypte đ
Les Saints du Jour

Lectures du Jour
Livre de l’Exode 32,15-24.30-34.
En ces jours-là , Moïse redescendit de la montagne. Il portait les deux tables du Témoignage ; ces tables étaient écrites sur les deux faces ;
elles Ă©taient lâĆuvre de Dieu, et lâĂ©criture, câĂ©tait lâĂ©criture de Dieu, gravĂ©e sur ces tables.
Josué entendit le bruit et le tumulte du peuple et dit à Moïse : « Bruit de bataille dans le camp. »
MoĂŻse rĂ©pliqua : « Ces bruits, ce ne sont pas des chants de victoire ni de dĂ©faite ; ce que jâentends, ce sont des cantiques qui se rĂ©pondent. »
Comme il approchait du camp, il aperçut le veau et les danses. Il sâenflamma de colĂšre, il jeta les tables quâil portait, et les brisa au bas de la montagne.
Il se saisit du veau quâils avaient fait, le brĂ»la, le rĂ©duisit en poussiĂšre, quâil rĂ©pandit Ă la surface de lâeau. Et cette eau, il la fit boire aux fils dâIsraĂ«l.
MoĂŻse dit Ă Aaron : « Quâest-ce que ce peuple tâavait donc fait, pour que tu lâaies entraĂźnĂ© dans un si grand pĂ©chĂ© ? »
Aaron rĂ©pondit : « Que mon seigneur ne sâenflamme pas de colĂšre ! Tu sais bien que ce peuple est portĂ© au mal !
Câest eux qui mâont dit : âFais-nous des dieux qui marchent devant nous. Car ce MoĂŻse, lâhomme qui nous a fait monter du pays dâĂgypte, nous ne savons pas ce qui lui est arrivĂ©.â
Je leur ai dit : âCeux dâentre vous qui ont de lâor, quâils sâen dĂ©pouillent.â Ils me lâont donnĂ©, je lâai jetĂ© au feu, et il en est sorti ce veau. »
Le lendemain, MoĂŻse dit au peuple : « Vous avez commis un grand pĂ©chĂ©. Maintenant, je vais monter vers le Seigneur. Peut-ĂȘtre obtiendrai-je la rĂ©mission de votre pĂ©chĂ©. »
Moïse retourna vers le Seigneur et lui dit : « Hélas ! Ce peuple a commis un grand péché : ils se sont fait des dieux en or.
Ah, si tu voulais enlever leur péché ! Ou alors, efface-moi de ton livre, celui que tu as écrit. »
Le Seigneur rĂ©pondit Ă MoĂŻse : « Celui que jâeffacerai de mon livre, câest celui qui a pĂ©chĂ© contre moi.
Va donc, conduis le peuple vers le lieu que je tâai indiquĂ©, et mon ange ira devant toi. Le jour oĂč jâinterviendrai, je les punirai de leur pĂ©chĂ©. »
Psaume 106(105),19-20.21-22.23.
Ă l’Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l’image d’un taureau, d’un ruminant.
Ils oublient le Dieu qui les sauve,
qui a fait des prodiges en Ăgypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.
Dieu a décidé de les détruire.
C’est alors que MoĂŻse, son Ă©lu,
surgit sur la brĂšche, devant lui,
pour empĂȘcher que sa fureur les extermine.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 13,31-35.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus proposa aux foules une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable Ă une graine de moutarde quâun homme a prise et quâil a semĂ©e dans son champ.
Câest la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussĂ©, elle dĂ©passe les autres plantes potagĂšres et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain quâune femme a pris et quâelle a enfoui dans trois mesures de farine, jusquâĂ ce que toute la pĂąte ait levĂ©. »
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole,
accomplissant ainsi la parole du prophĂšte : âJâouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut cachĂ© depuis la fondation du monde.â
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
HomĂ©lie attribuĂ©e Ă saint Macaire d’Ăgypte (?-390)
moine
HomĂ©lie n°24 (Les HomĂ©lies spirituelles de Saint Macaire, coll. Spi. Or. n°40; trad. Pl. Deseille; Ăd. Abbaye de Bellefontaine 1984; p.239, rev.)
« Jusqu’Ă ce que toute la pĂąte ait levĂ© »
Depuis la transgression d’Adam, les pensĂ©es de l’Ăąme se sont dispersĂ©es loin de l’amour de Dieu, vers le monde prĂ©sent, et elles s’y sont mĂȘlĂ©es Ă des pensĂ©es matĂ©rielles et terrestres. Car Adam, par sa transgression, a reçu en lui le levain des tendances mauvaises, et ainsi, par participation, tous ceux qui sont nĂ©s de lui et toute la race d’Adam a eu une part de ce levain. Ensuite, les dispositions mauvaises ont crĂ» et se sont dĂ©veloppĂ©es parmi les hommes, au point qu’ils en sont arrivĂ©s Ă toutes sortes de dĂ©sordres.
Finalement, l’humanitĂ© entiĂšre a Ă©tĂ© pĂ©nĂ©trĂ©e du levain de la malice. (…) D’une maniĂšre analogue, pendant son sĂ©jour sur la terre, le Seigneur a bien voulu souffrir pour tous les hommes ; les racheter par son propre sang, introduire le levain cĂ©leste de sa bontĂ© dans les Ăąmes croyantes humiliĂ©es sous le joug du pĂ©chĂ©. Il a bien voulu parfaire en elles la justice des prĂ©ceptes et toutes les vertus, jusqu’Ă ce que, pĂ©nĂ©trĂ©es de ce levain, elles soient unies dans le bien et forment « un seul esprit avec le Seigneur », selon le mot de Paul (1Co 6,17).
L’Ăąme qui est totalement pĂ©nĂ©trĂ©e du levain du Saint-Esprit ne peut mĂȘme plus avoir l’idĂ©e du mal et de la malice, comme il est Ă©crit : « La charitĂ© ne pense rien de malhonnĂȘte » (1Co 13,5). Sans ce levain cĂ©leste, autrement dit sans la puissance de l’Esprit Saint, il est impossible que l’Ăąme soit pĂ©trie de la douceur du Seigneur et parvienne Ă la vraie vie.
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