đ Messes et ActualitĂ©s đ NativitĂ© de saint Jean Baptiste, solennitĂ© đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 1,57-66.80 đ Commentaire de Saint Augustin đ
Les Saints du Jour

Lectures du Jour
Livre d’IsaĂŻe 49,1-6.
Ăcoutez-moi, Ăźles lointaines ! Peuples Ă©loignĂ©s, soyez attentifs ! JâĂ©tais encore dans le sein maternel quand le Seigneur mâa appelĂ© ; jâĂ©tais encore dans les entrailles de ma mĂšre quand il a prononcĂ© mon nom.
Il a fait de ma bouche une Ă©pĂ©e tranchante, il mâa protĂ©gĂ© par lâombre de sa main ; il a fait de moi une flĂšche acĂ©rĂ©e, il mâa cachĂ© dans son carquois.
Il mâa dit : « Tu es mon serviteur, IsraĂ«l, en toi je manifesterai ma splendeur. »
Et moi, je disais : « Je me suis fatiguĂ© pour rien, câest pour le nĂ©ant, câest en pure perte que jâai usĂ© mes forces. » Et pourtant, mon droit subsistait auprĂšs du Seigneur, ma rĂ©compense, auprĂšs de mon Dieu.
Maintenant le Seigneur parle, lui qui mâa façonnĂ© dĂšs le sein de ma mĂšre pour que je sois son serviteur, que je lui ramĂšne Jacob, que je lui rassemble IsraĂ«l. Oui, jâai de la valeur aux yeux du Seigneur, câest mon Dieu qui est ma force.
Et il dit : « Câest trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapĂ©s dâIsraĂ«l : je fais de toi la lumiĂšre des nations, pour que mon salut parvienne jusquâaux extrĂ©mitĂ©s de la terre. »
Psaume 139(138),1-2.3b.13-14ab.14cd-15ab.
Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m’assois, quand je me lĂšve ;
de trÚs loin, tu pénÚtres mes pensées.
tous mes chemins te sont familiers.
C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissĂ© dans le sein de ma mĂšre.
Je reconnais devant toi le prodige,
l’ĂȘtre Ă©tonnant que je suis.
Ătonnantes sont tes Ćuvres
toute mon Ăąme le sait.
Mes os n’Ă©taient pas cachĂ©s pour toi
quand j’Ă©tais façonnĂ© dans le secret.
Livre des Actes des ApĂŽtres 13,22-26.
En ces jours-lĂ , dans la synagogue dâAntioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a, pour nos pĂšres, suscitĂ© David comme roi, et il lui a rendu ce tĂ©moignage : âJâai trouvĂ© David, fils de JessĂ© ; câest un homme selon mon cĆur qui rĂ©alisera toutes mes volontĂ©s.â
De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour IsraĂ«l : câest JĂ©sus,
dont Jean le Baptiste a prĂ©parĂ© lâavĂšnement, en proclamant avant lui un baptĂȘme de conversion pour tout le peuple dâIsraĂ«l.
Au moment dâachever sa course, Jean disait : âCe que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient aprĂšs moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.â »
Vous, frĂšres, les fils de la lignĂ©e dâAbraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, câest Ă nous que la parole du salut a Ă©tĂ© envoyĂ©e. »
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 1,57-66.80.
Quand fut accompli le temps oĂč Ălisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitiĂšme jour, ils vinrent pour la circoncision de lâenfant. Ils voulaient lâappeler Zacharie, du nom de son pĂšre.
Mais sa mĂšre prit la parole et dĂ©clara : « Non, il sâappellera Jean. »
On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au pĂšre comment il voulait lâappeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
Ă lâinstant mĂȘme, sa bouche sâouvrit, sa langue se dĂ©lia : il parlait et il bĂ©nissait Dieu.
La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cĆur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur Ă©tait avec lui.
Lâenfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au dĂ©sert jusquâau jour oĂč il se fit connaĂźtre Ă IsraĂ«l.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Augustin (354-430)
Ă©vĂȘque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Ăglise
Sermon 289, 3Úme pour la Nativité de Jean-Baptiste
« Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)
Le plus grand des hommes a Ă©tĂ© envoyĂ© pour rendre tĂ©moignage Ă Celui qui Ă©tait plus qu’un homme. En effet, quand celui qui est « le plus grand d’entre les enfants des femmes » (Mt 11,11) dit : « Je ne suis pas le Christ » (Jn 1,20) et s’humilie devant le Christ, il nous faut comprendre qu’il y a dans le Christ plus qu’un homme… « De sa plĂ©nitude nous avons tous reçu » (Jn 1,16). Qu’est-ce Ă dire, « nous tous »? C’est-Ă -dire que les patriarches, les prophĂštes et les saints apĂŽtres, ceux qui ont prĂ©cĂ©dĂ© l’Incarnation ou qui ont Ă©tĂ© envoyĂ©s depuis par le Verbe incarnĂ© lui-mĂȘme, « nous avons tous reçu de sa plĂ©nitude ».
Nous sommes des vases, il est la source. Donc…, Jean est homme, le Christ est Dieu : il faut que l’homme s’humilie, pour que Dieu soit exaltĂ©. C’est pour apprendre Ă l’homme Ă s’humilier que Jean est nĂ© le jour Ă partir duquel les jours commencent Ă dĂ©croĂźtre ; pour nous montrer que Dieu doit ĂȘtre exaltĂ©, JĂ©sus Christ est nĂ© le jour oĂč les jours commencent Ă croĂźtre. Il y a ici un enseignement profondĂ©ment mystĂ©rieux. Nous cĂ©lĂ©brons la nativitĂ© de Jean comme celle du Christ, parce que cette nativitĂ© est pleine de mystĂšre. De quel mystĂšre ? Du mystĂšre de notre grandeur. Diminuons en nous-mĂȘmes, pour croĂźtre en Dieu ; humilions-nous dans notre bassesse, pour ĂȘtre exaltĂ©s dans sa grandeur.
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