đ Messes et ActualitĂ©s đ Le vendredi de la 11e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 6,19-23 đ Commentaire de Sainte Gertrude d’Helfta đ
Les Saints du Jour

Lectures du Jour
DeuxiĂšme lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Corinthiens 11,18.21b-30.
FrĂšres, puisque tant dâautres se vantent Ă la maniĂšre humaine ; eh bien, je vais, moi aussi, me vanter.
Si certains ont de lâaudace â je parle dans un accĂšs de folie â, jâai de lâaudace, moi aussi.
Ils sont HĂ©breux ? Moi aussi. Ils sont IsraĂ©lites ? Moi aussi. Ils sont de la descendance dâAbraham ? Moi aussi.
Ils sont ministres du Christ ? Eh bien â je vais dire une folie â moi, je le suis davantage : dans les fatigues, bien plus ; dans les prisons, bien plus ; sous les coups, largement plus ; en danger de mort, trĂšs souvent.
Cinq fois, jâai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ;
trois fois, jâai subi la bastonnade ; une fois, jâai Ă©tĂ© lapidĂ© ; trois fois, jâai fait naufrage et je suis restĂ© vingt-quatre heures perdu en pleine mer.
Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant de mes frÚres de race, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frÚres.
Jâai connu la fatigue et la peine, souvent le manque de sommeil la faim et la soif, souvent le manque de nourriture, le froid et le manque de vĂȘtements,
sans compter tout le reste : ma prĂ©occupation quotidienne, le souci de toutes les Ăglises.
« Qui donc faiblit, sans que je partage sa faiblesse ? Qui vient à tomber, sans que cela me brûle ? »
Sâil faut se vanter, je me vanterai de ce qui fait ma faiblesse.
Psaume 34(33),2-3.4-5.6-7.
Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse Ă mes lĂšvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fĂȘte !
Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.
Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 6,19-23.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait Ă ses disciples : « Ne vous faites pas de trĂ©sors sur la terre, lĂ oĂč les mites et les vers les dĂ©vorent, oĂč les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trĂ©sors dans le ciel, lĂ oĂč il nây a pas de mites ni de vers qui dĂ©vorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.
Car lĂ oĂč est ton trĂ©sor, lĂ aussi sera ton cĆur.
La lampe du corps, câest lâĆil. Donc, si ton Ćil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumiĂšre ;
mais si ton Ćil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les tĂ©nĂšbres. Si donc la lumiĂšre qui est en toi est tĂ©nĂšbres, comme elles seront grandes, les tĂ©nĂšbres ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)
moniale bénédictine
Le HĂ©raut, Livre III, SC 143 (Ćuvres spirituelles, trad. P. DoyĂšre, Ă©d. du Cerf, 1968, p. 159, 161, rev.)
« LĂ oĂč est ton trĂ©sor, lĂ aussi sera ton cĆur » (Mt 6,21)
Cherchant un jour Ă comprendre dans quel dessein il se faisait que dâaucuns reçoivent Ă lâOffice une abondante nourriture spirituelle alors que dâautres demeurent dans lâariditĂ©, Gertrude reçut de Dieu cette lumiĂšre : « Le cĆur a Ă©tĂ© créé par Dieu pour contenir la joie spirituelle comme un vase contient lâeau. Mais si, dans ce vase, dâimperceptibles trous laissent Ă©chapper lâeau, Ă la fin, il peut totalement la perdre et ĂȘtre complĂštement Ă sec.
Il en est de mĂȘme de la joie spirituelle renfermĂ©e dans le cĆur humain, si elle sâĂ©coule par les sens corporels, la vue, lâouĂŻe et les autres sens laissĂ©s libres dâagir Ă leur grĂ©, elle finit par se perdre et le cĆur reste vide de toute joie en Dieu. Chacun peut en faire lâexpĂ©rience. Si lâenvie lui vient dâun regard ou dâune parole inutile ou de peu de profit et quâil y cĂšde sur-le-champ, la joie spirituelle tenue pour rien sâĂ©coule comme lâeau.
Au contraire, sâil sâefforce de se contenir pour lâamour de Dieu, elle croĂźt en son cĆur au point quâĂ peine peut-il en supporter lâexcĂšs. Ainsi, quand lâhomme a appris Ă se dominer en semblables occasions, la joie divine lui devient familiĂšre et plus grand aura Ă©tĂ© lâeffort de sa discipline, plus savoureuses seront les dĂ©lices quâil dĂ©couvrira en Dieu. »
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