đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mardi de la 5e semaine de PĂąques đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 14,27-31a đ Commentaire de Saint GrĂ©goire de Nysse đ
Les Saints du Jour

Lectures du Jour
Livre des Actes des ApĂŽtres 14,19-28.
En ces jours-lĂ , comme Paul et BarnabĂ© se trouvaient Ă Lystres, des Juifs arrivĂšrent dâAntioche de Pisidie et dâIconium ; ils se ralliĂšrent les foules, ils lapidĂšrent Paul et le traĂźnĂšrent hors de la ville, pensant quâil Ă©tait mort.
Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.
Ils annoncÚrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournÚrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;
ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils dĂ©signĂšrent des Anciens pour chacune de leurs Ăglises et, aprĂšs avoir priĂ© et jeĂ»nĂ©, ils confiĂšrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversĂšrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
AprĂšs avoir annoncĂ© la Parole aux gens de PergĂ©, ils descendirent au port dâAttalia,
et sâembarquĂšrent pour Antioche de Syrie, dâoĂč ils Ă©taient partis ; câest lĂ quâils avaient Ă©tĂ© remis Ă la grĂące de Dieu pour lâĆuvre quâils avaient accomplie.
Une fois arrivĂ©s, ayant rĂ©uni lâĂglise, ils rapportĂšrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.
Ils passĂšrent alors un certain temps avec les disciples.
Psaume 145(144),10-11.12-13ab.21.
Que tes Ćuvres, Seigneur, te rendent grĂące
et que tes fidÚles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton rĂšgne,
ils parleront de tes exploits.
Ils annonceront aux hommes tes exploits,
la gloire et l’Ă©clat de ton rĂšgne :
ton rÚgne, un rÚgne éternel,
ton empire, pour les Ăąges des Ăąges.
Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur !
Son nom trÚs saint, que toute chair le bénisse
toujours et Ă jamais !
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 14,27-31a.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait Ă ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce nâest pas Ă la maniĂšre du monde que je vous la donne. Que votre cĆur ne soit pas bouleversĂ© ni effrayĂ©.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je mâen vais, et je reviens vers vous. Si vous mâaimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le PĂšre, car le PĂšre est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant quâelles nâarrivent ; ainsi, lorsquâelles arriveront, vous croirez.
DĂ©sormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il nâa aucune prise,
mais il faut que le monde sache que jâaime le PĂšre, et que je fais comme le PĂšre me lâa commandĂ©. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)
moine et Ă©vĂȘque
Le repaire des lions (La Colombe et la TénÚbre, trad. Canévet, éd. du Cerf, 1992 ; p. 103-105)
« Je vous laisse la paix. Que votre cĆur ne soit pas effrayĂ©. »
[« Viens du Liban, mon Ăpouse, viens du Liban, tu viendras, tu parviendras Ă partir des commencements de la foi, des cimes de Sanir et de lâHermon » (Ct 4,8 trad. LXX utilisĂ© par G. de Nysse).] Câest Ă juste titre que le Verbe fait mention des lions et des lĂ©opards, afin de rendre plus douce, par comparaison avec des choses dĂ©plaisantes, la jouissance de ce qui charme. (âŠ) Lâhomme, ayant perdu autrefois la ressemblance de Dieu, a Ă©tĂ© changĂ© en bĂȘte sauvage Ă lâimitation de la nature animale et est devenu lĂ©opard et lion par sa vie de pĂ©chĂ©. (âŠ) La vie dans la paix devient plus douce aprĂšs une guerre, et les sombres rĂ©cits la rendent dĂ©licieuse.
La santĂ© est un bien plus doux aux sens de notre corps quand, au sortir des horreurs de la maladie, notre nature se rĂ©tablit. De mĂȘme le divin Ăpoux, pour faire croĂźtre dans lâĂąme qui monte vers lui lâintensitĂ© et la plĂ©nitude de la joie que lui donnent les biens, ne se contente pas de montrer Ă son Ăpouse sa propre beautĂ©, mais il lui rappelle lâhorrible forme des bĂȘtes, afin quâelle fasse davantage ses dĂ©lices des beautĂ©s prĂ©sentes, en faisant la comparaison avec ce contre quoi elle les a Ă©changĂ©es. Peut-ĂȘtre aussi le Verbe prĂ©pare-t-il providentiellement quelque autre grĂące pour son Ăpouse.
Il veut en effet que, bien que par nature sujets au changement, nous ne glissions pas vers le mal par la faute de notre nature changeante, mais que par un progrĂšs continuel vers la perfection nous nous aidions de cette disposition au changement pour monter vers les biens supĂ©rieurs et quâainsi le caractĂšre changeant de notre nature nous rende impossible le changement en mal. Câest pourquoi le Verbe, en pĂ©dagogue et en gardien, pour nous Ă©loigner du mal, nous rappelle les bĂȘtes qui nous ont un jour dominĂ©s, afin que, nous dĂ©tournant du mal, nous rĂ©alisions notre stabilitĂ© et notre immobilitĂ© dans le bien et, ne cessant de changer en bien, nous ne changions pas en mal.
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