đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mardi de la 4e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 5,21-43 đ Commentaire de Saint Jean-Marie Vianney đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Lettre aux Hébreux 12,1-4.
FrĂšres, nous aussi, entourĂ©s de cette immense nuĂ©e de tĂ©moins, et dĂ©barrassĂ©s de tout ce qui nous alourdit â en particulier du pĂ©chĂ© qui nous entrave si bien â, courons avec endurance lâĂ©preuve qui nous est proposĂ©e,
les yeux fixĂ©s sur JĂ©sus, qui est Ă lâorigine et au terme de la foi. Renonçant Ă la joie qui lui Ă©tait proposĂ©e, il a endurĂ© la croix en mĂ©prisant la honte de ce supplice, et il siĂšge Ă la droite du trĂŽne de Dieu.
MĂ©ditez lâexemple de celui qui a endurĂ© de la part des pĂ©cheurs une telle hostilitĂ©, et vous ne serez pas accablĂ©s par le dĂ©couragement.
Vous nâavez pas encore rĂ©sistĂ© jusquâau sang dans votre lutte contre le pĂ©chĂ©,
Psaume 22(21),26b-27.28.30.31-32.
Devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.
Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ;
ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent :
« à vous, toujours, la vie et la joie ! »
La terre entiĂšre se souviendra et reviendra vers le Seigneur,
chaque famille de nations se prosternera devant lui :
Tous ceux qui festoyaient s’inclinent ;
promis à la mort, ils plient en sa présence.
Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ;
on annoncera le Seigneur aux générations à venir.
On proclamera sa justice au peuple qui va naĂźtre :
VoilĂ son Ćuvre !
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 5,21-43.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus regagna en barque lâautre rive, et une grande foule sâassembla autour de lui. Il Ă©tait au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est Ă la derniĂšre extrĂ©mitĂ©. Viens lui imposer les mains pour quâelle soit sauvĂ©e et quâelle vive. »
JĂ©sus partit avec lui, et la foule qui le suivait Ă©tait si nombreuse quâelle lâĂ©crasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans⊠â
elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux mĂ©decins, et elle avait dĂ©pensĂ© tous ses biens sans avoir la moindre amĂ©lioration ; au contraire, son Ă©tat avait plutĂŽt empirĂ© ââŠ
cette femme donc, ayant appris ce quâon disait de JĂ©sus, vint par-derriĂšre dans la foule et toucha son vĂȘtement.
Elle se disait en effet : « Si je parviens Ă toucher seulement son vĂȘtement, je serai sauvĂ©e. »
Ă lâinstant, lâhĂ©morragie sâarrĂȘta, et elle ressentit dans son corps quâelle Ă©tait guĂ©rie de son mal.
AussitĂŽt JĂ©sus se rendit compte quâune force Ă©tait sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touchĂ© mes vĂȘtements ? »
Ses disciples lui rĂ©pondirent : « Tu vois bien la foule qui tâĂ©crase, et tu demandes : âQui mâa touchĂ© ?â »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
JĂ©sus lui dit alors : « Ma fille, ta foi tâa sauvĂ©e. Va en paix et sois guĂ©rie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. à quoi bon déranger encore le Maßtre ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne lâaccompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frĂšre de Jacques.
Ils arrivent Ă la maison du chef de synagogue. JĂ©sus voit lâagitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? Lâenfant nâest pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le pĂšre et la mĂšre de lâenfant, et ceux qui Ă©taient avec lui ; puis il pĂ©nĂštre lĂ oĂč reposait lâenfant.
Il saisit la main de lâenfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lĂšve-toi ! »
AussitĂŽt la jeune fille se leva et se mit Ă marcher â elle avait en effet douze ans. Ils furent frappĂ©s dâune grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)
prĂȘtre, curĂ© d’Ars
Sermon pour le 5Ăšme dimanche aprĂšs PĂąques (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, CurĂ© d’Ars, t. 2 ; Ăd. Ste Jeanne d’Arc, 1982 ; p. 71-72)
Prier avec foi et confiance
Il faut que nos priĂšres soient faites avec confiance, et avec une espĂ©rance ferme que le bon Dieu peut et veut nous accorder ce que nous lui demandons, si nous le demandons comme il faut. Dans tous les endroits oĂč JĂ©sus-Christ nous promet de tout accorder Ă la priĂšre, il met toujours cette condition : « Si vous la faites avec foi. » Quand quelquâun lui demandait sa guĂ©rison ou autre chose, il ne manquait jamais de leur dire : « Quâil vous soit fait selon votre foi. » (Mt 9, 29)
Dâailleurs, mes frĂšres, qui pourrait nous porter Ă douter, puisque notre confiance est appuyĂ©e sur la toute-puissance de Dieu qui est infinie, et sur sa misĂ©ricorde qui est sans bornes, et sur les mĂ©rites infinis de JĂ©sus-Christ au nom duquel nous prions. Quand nous prions au nom de JĂ©sus-Christ, ce nâest pas nous qui prions mais câest JĂ©sus-Christ lui-mĂȘme qui prie son PĂšre pour nous. LâĂvangile nous donne un bel exemple de la foi que nous devons avoir en priant, dans la personne de cette femme qui Ă©tait atteinte dâune perte de sang.
Elle se disait en elle-mĂȘme : « Si je peux seulement toucher le bord de son manteau, je suis sĂ»re dâĂȘtre guĂ©rie. » (Mt 9,21) Vous voyez quâelle croyait fermement que JĂ©sus-Christ pouvait la guĂ©rir ; elle attendait avec une grande confiance une guĂ©rison quâelle dĂ©sirait ardemment. En effet, le Sauveur passant prĂšs dâelle, elle se jette aux pieds de JĂ©sus-Christ, lui touche son manteau, et aussitĂŽt elle est guĂ©rie. JĂ©sus-Christ voyant sa foi, la regarde avec bontĂ©, en lui disant : « Allez, votre foi vous a sauvĂ©e. » (Mt 9, 22) Oui, mes frĂšres, câest Ă cette foi et Ă cette confiance que tout est promis.
Messes & PriĂšres
La messe en questions â Ăglise catholique en France
Le MOOC de la messe â Une formation en ligne 100% gratuit
A reblogué ceci sur Bienvenue sur mon blog principal.
JâaimeJâaime