đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mardi de la 3e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 3,31-35 đ Commentaire du Bienheureux Columba Marmion đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Lettre aux Hébreux 10,1-10.
FrĂšres, la loi de MoĂŻse ne prĂ©sente que lâĂ©bauche des biens Ă venir, et non pas lâexpression mĂȘme des rĂ©alitĂ©s. Elle nâest donc jamais capable, par ses sacrifices qui sont toujours les mĂȘmes, offerts indĂ©finiment chaque annĂ©e, de mener Ă la perfection ceux qui viennent y prendre part.
Si ce culte les avait purifiĂ©s une fois pour toutes, ils nâauraient plus aucun pĂ©chĂ© sur la conscience et, dans ce cas, nâaurait-on pas cessĂ© dâoffrir les sacrifices ?
Mais ceux-ci, au contraire, comportent chaque année un rappel des péchés.
Il est impossible, en effet, que du sang de taureaux et de boucs enlÚve les péchés.
Aussi, en entrant dans le monde, le Christ dit : âTu nâas voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu mâas formĂ© un corps.
Tu nâas pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le pĂ©chĂ© ;
alors, jâai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volontĂ©, ainsi quâil est Ă©crit de moi dans le Livre.â
Le Christ commence donc par dire : âTu nâas pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le pĂ©chĂ©â, ceux que la Loi prescrit dâoffrir.
Puis il dĂ©clare : âMe voici, je suis venu pour faire ta volontĂ©.â Ainsi, il supprime le premier Ă©tat de choses pour Ă©tablir le second.
Et câest grĂące Ă cette volontĂ© que nous sommes sanctifiĂ©s, par lâoffrande que JĂ©sus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes.
Psaume 40(39),2abc.4ab.7-8a.10.11.
D’un grand espoir
j’espĂ©rais le Seigneur :
il sâest penchĂ© vers moi.
En ma bouche il a mis un chant nouveau,
une louange Ă notre Dieu.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice,
tu as ouvert mes oreilles ;
tu ne demandais ni holocauste ni victime,
alors j’ai dit : « Voici, je viens.
J’annonce la justice
dans la grande assemblée ;
vois, je ne retiens pas mes lĂšvres,
Seigneur, tu le sais.
Je n’ai pas enfoui ta justice au fond de mon cĆur,
je n’ai pas cachĂ© ta fidĂ©litĂ©, ton salut ;
j’ai dit ton amour et ta vĂ©ritĂ©
à la grande assemblée.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 3,31-35.
En ce temps-là , comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mÚre et ses frÚres. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mÚre et tes frÚres sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mÚre ? qui sont mes frÚres ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mÚre et mes frÚres.
Celui qui fait la volontĂ© de Dieu, celui-lĂ est pour moi un frĂšre, une sĆur, une mĂšre. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Bienheureux Columba Marmion (1858-1923)
abbé
Chercher Dieu (Le Christ Idéal du Moine, éd. DDB, 1936 ; p. 13-16 ; rev.)
Chercher Dieu et trouver le bonheur
Si nous cherchons Dieu en dĂ©pit de toutes les Ă©preuves, si nous lui donnons chaque jour, Ă chaque heure, cet hommage, extrĂȘmement agrĂ©able, qui consiste Ă mettre en lui, et en lui seul, notre bĂ©atitude ; si nous ne cherchons jamais que sa volonté ; si nous agissons en sorte que son bon plaisir soit le vrai mobile de toute notre activitĂ©, soyons assurĂ©s que Dieu ne nous manquera jamais. « Dieu est fidĂšle » (1 Th 5,24) ; « il ne peut faire dĂ©faut Ă ceux qui le cherchent » (Ps 9,11 Vg). Plus nous nous approcherons de lui par la foi, la confiance et lâamour, plus nous nous approcherons de notre perfection. (âŠ)
Disons souvent comme le Psalmiste : « Câest votre face que je cherche, ĂŽ mon Dieu. Quây a-t-il, en effet, pour moi au ciel, et, sur terre, quâest-ce que je veux en dehors de vous ? Vous ĂȘtes le Dieu de mon cĆur et la part que jâai choisie pour lâĂ©ternité » (Ps 26,8 ; 72,25-26 Vg). (âŠ) Si nous agissons de la sorte, nous trouverons Dieu et avec lui tous les biens. « Cherche-moi, dit-il lui-mĂȘme Ă lâĂąme, cherche-moi avec cette simplicitĂ© de cĆur qui naĂźt de la sincĂ©rité ; car je me laisse trouver par ceux qui ne me tentent point et je me manifeste Ă ceux qui se confient en moi » (Sg 1, 1-2 Vg).
En trouvant Dieu, nous possĂ©derons aussi la joie. Nous sommes faits pour le bonheur, pour ĂȘtre heureux ; notre cĆur a une capacitĂ© dâinfini, mais il nây a que Dieu seul qui puisse nous rassasier parfaitement. « Câest pour vous, Seigneur, que vous nous avez créés, et notre cĆur vit dans le trouble jusquâau jour oĂč il trouve en vous son repos » (St Augustin, Confessions). Câest pourquoi quand nous cherchons quelque chose en dehors de Dieu ou de sa volontĂ©, nous ne trouvons pas le bonheur stable et parfait.
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