đ Messes et ActualitĂ©s đ Ăpiphanie du Seigneur đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 1, 7-11 đ Commentaire de Saint LĂ©on le Grand đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
PremiĂšre lettre de saint Jean 5,5-13.
Bien-aimĂ©s, qui donc est vainqueur du monde ? Nâest-ce pas celui qui croit que JĂ©sus est le Fils de Dieu ?
Câest lui, JĂ©sus Christ, qui est venu par lâeau et par le sang : non pas seulement avec lâeau, mais avec lâeau et avec le sang. Et celui qui rend tĂ©moignage, câest lâEsprit, car lâEsprit est la vĂ©ritĂ©.
En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
lâEsprit, lâeau et le sang, et les trois nâen font quâun.
Nous acceptons bien le tĂ©moignage des hommes ; or, le tĂ©moignage de Dieu a plus de valeur, puisque le tĂ©moignage de Dieu, câest celui quâil rend Ă son Fils.
Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possĂšde en lui-mĂȘme ce tĂ©moignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-lĂ fait de Dieu un menteur, puisquâil nâa pas mis sa foi dans le tĂ©moignage que Dieu rend Ă son Fils.
Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.
Celui qui a le Fils possĂšde la vie ; celui qui nâa pas le Fils de Dieu ne possĂšde pas la vie.
Je vous ai écrit cela pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui mettez votre foi dans le nom du Fils de Dieu.
Psaume 147,12-13.14-15.19-20.
Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
CélÚbre ton Dieu, Î Sion !
Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants.
Il fait régner la paix à tes frontiÚres,
et d’un pain de froment te rassasie.
Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
Il révÚle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu’il ait ainsi traitĂ© ;
nul autre n’a connu ses volontĂ©s.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 3,23-38.
Quand il commença, JĂ©sus avait environ trente ans ; il Ă©tait, Ă ce que lâon pensait, fils de Joseph, fils dâĂli,
fils de Matthate, fils de Lévi, fils de Melki, fils de Jannaï, fils de Joseph,
fils de Mattathias, fils dâAmos, fils de Nahoum, fils de Hesli, fils de NaggaĂŻ,
fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Séméine, fils de Josek, fils de Joda,
fils de Joanane, fils de Résa, fils de Zorobabel, fils de Salathiel, fils de Néri,
fils de Melki, fils dâAddi, fils de Kosam, fils dâElmadam, fils dâEr,
fils de JĂ©sus, fils dâĂliĂ©zer, fils de Jorim, fils de Matthate, fils de LĂ©vi,
fils de SymĂ©on, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils dâĂliakim,
fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Natham, fils de David,
fils de Jessé, fils de Jobed, fils de Booz, fils de Sala, fils de Naassone,
fils dâAminadab, fils dâAdmine, fils dâArni, fils dâEsrom, fils de PharĂšs, fils de Juda,
fils de Jacob, fils dâIsaac, fils dâAbraham, fils de Thara, fils de Nakor,
fils de SĂ©rouk, fils de Ragaou, fils de Phalek, fils dâĂber, fils de Sala,
fils de KaĂŻnam, fils dâArphaxad, fils de Sem, fils de NoĂ©, fils de Lamek,
fils de Mathusalem, fils de Hénok, fils de Jareth, fils de Maléléel, fils de Kaïnam,
fils dâĂnos, fils de Seth, fils dâAdam, fils de Dieu.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
ou
Ăvangile
« Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 7-11)
Alléluia, Alléluia.
Le ciel sâest ouvert, la voix du PĂšre a retenti :
« Celui-ci est Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Alléluia. (cf. Mc 9, 7)
Ăvangile de JĂ©sus Christ selon saint Marc
En ce temps-lĂ ,
Jean le Baptiste proclamait :
« Voici venir derriÚre moi
celui qui est plus fort que moi ;
je ne suis pas digne de mâabaisser
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisĂ©s avec de lâeau ;
lui vous baptisera dans lâEsprit Saint. »
En ces jours-lĂ ,
Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,
et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Et aussitĂŽt, en remontant de lâeau,
il vit les cieux se déchirer
et lâEsprit descendre sur lui comme une colombe.
Il y eut une voix venant des cieux :
« Tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie. »
â Acclamons la Parole de Dieu.
Commentaire
Saint Léon le Grand (?-v. 461)
pape et docteur de l’Ăglise
Lettre 31 ; PL 54, 791 (trad. Orval)
« Table des origines de Jésus Christ »
Il ne sert Ă rien de dire que notre Seigneur, fils de la Vierge Marie, est vraiment homme, si on ne croit pas qu’il l’est de la maniĂšre que proclame l’Ăvangile. Lorsque Matthieu nous parle de la « gĂ©nĂ©alogie de JĂ©sus Christ, fils de David, fils d’Abraham », il dessine, Ă partir de l’origine de l’humanitĂ©, la lignĂ©e des gĂ©nĂ©rations jusqu’Ă Joseph Ă qui Marie Ă©tait fiancĂ©e. Luc, au contraire, remonte les degrĂ©s successifs pour aboutir au commencement du genre humain, et il montre ainsi que le premier et le dernier Adam sont de la mĂȘme nature (3,23s).
Il Ă©tait possible, certes, Ă la Toute-puissance du Fils de Dieu de se manifester pour l’instruction et la justification des hommes de la mĂȘme maniĂšre qu’il Ă©tait apparu aux patriarches et aux prophĂštes sous une forme charnelle ; par exemple, lorsqu’il luttait avec Jacob (Gn 32,25) ou qu’il engageait une conversation avec Abraham, acceptant le service de son hospitalitĂ© au point de prendre la nourriture qu’il lui prĂ©sentait (Gn 18). Mais ces apparitions n’Ă©taient que des signes, des images de l’homme dont elles annonçaient la rĂ©alitĂ© puisĂ©e aux racines de ces ancĂȘtres.
Le mystĂšre de notre rĂ©demption, disposĂ© dĂšs avant le temps, depuis l’Ă©ternitĂ©, aucune image ne pouvait l’accomplir. L’Esprit n’Ă©tait pas encore descendu en la Vierge, et la puissance du TrĂšs-Haut ne l’avait pas encore couverte de son ombre (Lc 1,35). La Sagesse ne s’Ă©tait pas encore construit une demeure pour que le Verbe s’y incarne et que, la nature de Dieu et celle de l’esclave s’unissant en une seule personne, le CrĂ©ateur du temps naisse dans le temps, et celui par qui tout a Ă©tĂ© fait soit engendrĂ© parmi toutes les crĂ©atures.
Si l’homme nouveau ne s’Ă©tait assimilĂ© Ă la chair du pĂ©chĂ© et chargĂ© de notre vieillesse, s’il n’avait daignĂ©, lui, consubstantiel au PĂšre, prendre substance de sa mĂšre et assumer notre nature â hormis le pĂ©chĂ© â, l’humanitĂ© serait maintenue prisonniĂšre Ă la merci du dĂ©mon, et nous ne pourrions jouir de la victoire triomphale du Christ, car elle aurait eu lieu en dehors de notre nature. C’est donc de l’admirable participation du Christ Ă notre nature que jaillit sur nous la lumiĂšre du sacrement de la rĂ©gĂ©nĂ©ration.
Messes & PriĂšres
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