đ Messes et ActualitĂ©s đ FĂ©rie de l’Avent : semaine avant NoĂ«l (21 dĂ©c.) đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 1,39-45 đ Commentaire de Saint Bernard đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Cantique des cantiques 2,8-14.
La voix de mon bien-aimĂ© ! Câest lui, il vient… Il bondit sur les montagnes, il court sur les collines,
mon bien-aimĂ©, pareil Ă la gazelle, au faon de la biche. Le voici, câest lui qui se tient derriĂšre notre mur : il regarde aux fenĂȘtres, guette par le treillage.
Il parle, mon bien-aimĂ©, il me dit : LĂšve-toi, mon amie, ma toute belle, et viensâŠ
Vois, lâhiver sâen est allĂ©, les pluies ont cessĂ©, elles se sont enfuies.
Sur la terre apparaissent les fleurs, le temps des chansons est venu et la voix de la tourterelle sâentend sur notre terre.
Le figuier a formĂ© ses premiers fruits, la vigne fleurie exhale sa bonne odeur. LĂšve-toi, mon amie, ma gracieuse, et viensâŠ
Ma colombe, dans les fentes du rocher, dans les retraites escarpĂ©es, que je voie ton visage, que jâentende ta voix ! Ta voix est douce, et ton visage, charmant.
Psaume 33(32),2-3.11-12.20-21.
Rendez grĂące au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe Ă dix cordes.
Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l’ovation.
Le plan du Seigneur demeure pour toujours,
les projets de son cĆur subsistent d’Ăąge en Ăąge.
Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu,
heureuse la nation qu’il s’est choisie pour domaine !
Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cĆur vient de lui,
notre confiance est dans son nom trĂšs saint.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 1,39-45.
En ces jours-là , Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Ălisabeth.
Or, quand Ălisabeth entendit la salutation de Marie, lâenfant tressaillit en elle. Alors, Ălisabeth fut remplie dâEsprit Saint,
et sâĂ©cria dâune voix forte : « Tu es bĂ©nie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est bĂ©ni.
DâoĂč mâest-il donnĂ© que la mĂšre de mon Seigneur vienne jusquâĂ moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues Ă mes oreilles, lâenfant a tressailli dâallĂ©gresse en moi.
Heureuse celle qui a cru Ă lâaccomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Bernard (1091-1153)
moine cistercien et docteur de l’Ăglise
Sermon pour l’octave de l’Assomption, Sur les douze prĂ©rogatives de Marie
« Heureuse, celle qui a cru »
Marie est bienheureuse, comme sa cousine Elisabeth le lui a dit, non seulement parce que Dieu l’a regardĂ©e, mais parce qu’elle a cru. Sa foi est le plus beau fruit de la bontĂ© divine. Mais il a fallu l’art ineffable du Saint Esprit survenant en elle pour qu’une telle grandeur d’Ăąme s’unisse Ă une telle humilitĂ©, dans le secret de son cĆur virginal. L’humilitĂ© et la grandeur d’Ăąme de Marie, comme sa virginitĂ© et sa fĂ©conditĂ©, sont pareilles Ă deux Ă©toiles qui s’Ă©clairent mutuellement, car en Marie la profondeur de l’humilitĂ© ne nuit en rien Ă la gĂ©nĂ©rositĂ© d’Ăąme et rĂ©ciproquement.
Alors que Marie se jugeait si humblement elle-mĂȘme, elle n’en a Ă©tĂ© pas moins gĂ©nĂ©reuse dans sa foi en la promesse qui lui Ă©tait faite par l’ange. Elle qui se regardait uniquement comme une pauvre petite servante, elle n’a nullement doutĂ© qu’elle soit appelĂ©e Ă ce mystĂšre incomprĂ©hensible, Ă cette union prodigieuse, Ă ce secret insondable. Et elle a cru tout de suite qu’elle allait vraiment devenir la mĂšre de Dieu-fait-homme. C’est la grĂące de Dieu qui produit cette merveille dans le cĆur des Ă©lus ; l’humilitĂ© ne les rend pas craintifs et timorĂ©s, pas plus que la gĂ©nĂ©rositĂ© de leur Ăąme ne les rend orgueilleux.
Au contraire, chez les saints, ces deux vertus se renforcent l’une l’autre. La grandeur d’Ăąme non seulement n’ouvre la porte Ă aucun orgueil, mais c’est elle surtout qui fait pĂ©nĂ©trer plus avant dans le mystĂšre de l’humilitĂ©. En effet, les plus gĂ©nĂ©reux au service de Dieu sont aussi les plus pĂ©nĂ©trĂ©s de la crainte du Seigneur et les plus reconnaissants pour les dons reçus. RĂ©ciproquement, quand l’humilitĂ© est en jeu, aucune lĂąchetĂ© ne se glisse dans l’Ăąme. Moins une personne a coutume de prĂ©sumer de ses propres forces, mĂȘme dans les plus petites choses, plus elle se confie dans la puissance de Dieu, mĂȘme dans les plus grandes.
Messes & PriĂšres
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