đ Messes et ActualitĂ©s đ Le samedi de la 26e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 10,17-24 đ Commentaire de Saint Jean Chrysostome đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour

Livre de Job 42,1-3.5-6.12-17.
Job sâadressa au Seigneur et dit :
« Je sais que tu peux tout et que nul projet pour toi nâest impossible.
âQuel est celui qui dĂ©forme tes plans sans rien y connaĂźtre ?â De fait, jâai parlĂ©, sans les comprendre, de merveilles hors de ma portĂ©e, dont je ne savais rien.
Câest par ouĂŻ-dire que je te connaissais, mais maintenant mes yeux tâont vu.
Câest pourquoi je me rĂ©tracte et me repens sur la poussiĂšre et sur la cendre. »
Le Seigneur bĂ©nit la nouvelle situation de Job plus encore que lâancienne. Job possĂ©da quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de bĆufs et mille Ăąnesses.
Il eut encore sept fils et trois filles.
Il nomma la premiĂšre Colombe, la deuxiĂšme Fleur-de-Laurier, et la troisiĂšme Ombre-du-regard.
On ne trouvait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur pĂšre leur donna une part dâhĂ©ritage avec leurs frĂšres.
AprÚs cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils : quatre générations.
Et Job mourut ùgé, rassasié de jours.
Psaume 119(118),66.71.75.91.125.130.
Apprends-moi Ă bien saisir, Ă bien juger :
je me fie à tes volontés.
C’est pour mon bien que j’ai souffert,
ainsi, ai-je appris tes commandements.
Seigneur, je le sais, tes décisions sont justes ;
tu es fidĂšle quand tu m’Ă©prouves.
Jusqu’Ă ce jour, le monde tient par tes dĂ©cisions :
toute chose est ta servante.
Je suis ton serviteur, éclaire-moi :
je connaĂźtrai tes exigences.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 10,17-24.
En ce temps-lĂ , les soixante-douze disciples que JĂ©sus avait envoyĂ©s revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, mĂȘme les dĂ©mons nous sont soumis en ton nom. »
JĂ©sus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme lâĂ©clair.
Voici que je vous ai donnĂ© le pouvoir dâĂ©craser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de lâEnnemi : absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
Ă lâheure mĂȘme, JĂ©sus exulta de joie sous lâaction de lâEsprit Saint, et il dit : « PĂšre, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as cachĂ© aux sages et aux savants, tu lâas rĂ©vĂ©lĂ© aux tout-petits. Oui, PĂšre, tu lâas voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout mâa Ă©tĂ© remis par mon PĂšre. Personne ne connaĂźt qui est le Fils, sinon le PĂšre ; et personne ne connaĂźt qui est le PĂšre, sinon le Fils et celui Ă qui le Fils veut le rĂ©vĂ©ler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le dĂ©clare : beaucoup de prophĂštes et de rois ont voulu voir ce que vous-mĂȘmes voyez, et ne lâont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne lâont pas entendu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
prĂȘtre Ă Antioche puis Ă©vĂȘque de Constantinople, docteur de l’Ăglise
Homélie 1 sur la 1Úre lettre aux Thessaloniciens (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 132)
« JĂ©sus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint »
      « Vous ĂȘtes devenus les imitateurs du divin MaĂźtre » dit Paul. Comment cela ? « En recevant la parole au milieu des Ă©preuves, dans la joie de l’Esprit Saint » (1Th 1,6)… L’Ă©preuve affecte la partie matĂ©rielle de notre ĂȘtre ; la joie brille dans les hauteurs spirituelles. Je m’explique : les accidents de la vie sont tristes et pĂ©nibles, mais les rĂ©sultats en sont joyeux, l’Esprit le voulant ainsi. Il est donc possible qu’on ne se rĂ©jouisse pas quand on souffre, si l’on souffre alors pour ses pĂ©chĂ©s, mais on se laissera mĂȘme flageller avec allĂ©gresse si c’est pour le Christ (cf Ac 5,41).      Â
C’est lĂ ce que l’apĂŽtre nomme la « joie de l’Esprit » ; on la respire dans ce que la nature repousse avec horreur. On vous a suscitĂ© mille peines, dit-il, vous avez subi la persĂ©cution, mais l’Esprit ne vous a pas abandonnĂ© dans ces Ă©preuves. Comme les trois enfants Ă©taient entourĂ©s d’une douce rosĂ©e dans la fournaise (Dn 3), vous l’ĂȘtes aussi dans l’Ă©preuve. AssurĂ©ment cela ne dĂ©pendait pas de la nature du feu et ne pouvait avoir pour cause que le souffle de l’Esprit. Il n’est pas non plus dans la nature de l’Ă©preuve de vous donner de la joie, et cette joie ne peut venir que d’une souffrance endurĂ©e pour le Christ, de la divine rosĂ©e de l’Esprit qui transforme en un lieu de repos la fournaise des Ă©preuves. « Avec joie » dit-il, et non avec une joie quelconque, mais avec une joie intarissable ; c’est ce qu’il faut entendre, dĂšs lors que l’Esprit Saint en est l’auteur.
Messes
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