đ Messes et ActualitĂ©s đ Le mercredi de la 20e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 20,1-16 đ Commentaire de Saint GrĂ©goire le Grand đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Livre d’ĂzĂ©chiel 34,1-11.
La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils dâhomme, prophĂ©tise contre les bergers dâIsraĂ«l, prophĂ©tise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Quel malheur pour les bergers dâIsraĂ«l qui sont bergers pour eux-mĂȘmes ! Nâest-ce pas pour les brebis quâils sont bergers ?
Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous ĂȘtes habillĂ©s avec leur laine, vous Ă©gorgez les brebis grasses, vous nâĂȘtes pas bergers pour le troupeau.
Vous nâavez pas rendu des forces Ă la brebis chĂ©tive, soignĂ© celle qui Ă©tait malade, pansĂ© celle qui Ă©tait blessĂ©e. Vous nâavez pas ramenĂ© la brebis Ă©garĂ©e, cherchĂ© celle qui Ă©tait perdue. Mais vous les avez gouvernĂ©es avec violence et duretĂ©.
Elles se sont dispersĂ©es, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bĂȘtes sauvages.
Mon troupeau sâĂ©gare sur toutes les montagnes et toutes les collines Ă©levĂ©es ; mes brebis sont dispersĂ©es dans tout le pays, personne ne les cherche, personne ne part Ă leur recherche.
Câest pourquoi, bergers, Ă©coutez la parole du Seigneur :
Par ma vie â oracle du Seigneur Dieu â, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bĂȘtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne sâoccupent pas de mon troupeau, parce quâils sont bergers pour eux-mĂȘmes au lieu de lâĂȘtre pour mon troupeau,
eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur :
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Me voici contre les bergers. Je mâoccuperai de mon troupeau Ă leur place, je les empĂȘcherai de le faire paĂźtre, et ainsi ils ne seront plus mes bergers ; jâarracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie.
Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-mĂȘme, je mâoccuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles.
Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6.
Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prĂ©s d’herbe fraĂźche,
il me fait reposer.
Il me mĂšne vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bĂąton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu rĂ©pands le parfum sur ma tĂȘte,
ma coupe est débordante.
GrĂące et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 20,1-16.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait Ă ses disciples cette parabole : « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maĂźtre dâun domaine qui sortit dĂšs le matin afin dâembaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit dâaccord avec eux sur le salaire de la journĂ©e : un denier, câest-Ă -dire une piĂšce dâargent, et il les envoya Ă sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit dâautres qui Ă©taient lĂ , sur la place, sans rien faire.
Et Ă ceux-lĂ , il dit : âAllez Ă ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.â
Ils y allĂšrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de mĂȘme.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva dâautres qui Ă©taient lĂ et leur dit : âPourquoi ĂȘtes-vous restĂ©s lĂ , toute la journĂ©e, sans rien faire ?â
Ils lui rĂ©pondirent : âParce que personne ne nous a embauchĂ©s.â Il leur dit : âAllez Ă ma vigne, vous aussi.â
Le soir venu, le maĂźtre de la vigne dit Ă son intendant : âAppelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.â
Ceux qui avaient commencĂ© Ă cinq heures sâavancĂšrent et reçurent chacun une piĂšce dâun denier.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une piĂšce dâun denier.
En la recevant, ils récriminaient contre le maßtre du domaine :
âCeux-lĂ , les derniers venus, nâont fait quâune heure, et tu les traites Ă lâĂ©gal de nous, qui avons endurĂ© le poids du jour et la chaleur !â
Mais le maĂźtre rĂ©pondit Ă lâun dâentre eux : âMon ami, je ne suis pas injuste envers toi. Nâas-tu pas Ă©tĂ© dâaccord avec moi pour un denier ?
Prends ce qui te revient, et va-tâen. Je veux donner au dernier venu autant quâĂ toi :
nâai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?â
Câest ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)
pape et docteur de l’Ăglise
HomĂ©lies sur l’Ăvangile, n°19 (trad. par les moines du Barroux ; Le Barroux , Ăd. Sainte-Madeleine ; diff. TĂ©qui, 2000)
Les ouvriers de la vigne du Seigneur
Le Royaume des cieux est comparĂ© Ă un pĂšre de famille qui embauche des ouvriers pour cultiver sa vigne. Or qui peut ĂȘtre plus justement comparĂ© Ă ce pĂšre de famille que notre CrĂ©ateur, qui gouverne ceux qu’il a créés, et exerce en ce monde le droit de propriĂ©tĂ© sur ses Ă©lus comme un maĂźtre sur les serviteurs qu’il a chez lui ? Il possĂšde une vigne, l’Ăglise universelle, qui a poussĂ©, pour ainsi dire, autant de sarments qu’elle a produit de saints, depuis Abel le juste jusqu’au dernier Ă©lu qui naĂźtra Ă la fin du monde.
Ce PĂšre de famille embauche des ouvriers pour cultiver sa vigne, dĂšs le point du jour, Ă la troisiĂšme heure, Ă la sixiĂšme, Ă la neuviĂšme et Ă la onziĂšme heure, puisqu’il n’a pas cessĂ©, du commencement du monde jusqu’Ă la fin, de rĂ©unir des prĂ©dicateurs pour instruire la foule des fidĂšles. Le point du jour, pour le monde, c’Ă©tait d’Adam Ă NoĂ© ; la troisiĂšme heure, de NoĂ© Ă Abraham ; la sixiĂšme, d’Abraham Ă MoĂŻse ; la neuviĂšme, de MoĂŻse jusqu’Ă la venue du Seigneur ; et la onziĂšme heure, de la venue du Seigneur jusqu’Ă la fin du monde.
Les saints apĂŽtres ont Ă©tĂ© envoyĂ©s pour prĂȘcher en cette derniĂšre heure, et bien que tard venus, ils ont reçu un plein salaire. Le Seigneur ne cesse donc en aucun temps d’envoyer des ouvriers pour cultiver sa vigne, c’est-Ă -dire pour enseigner son peuple. Car tandis qu’il faisait fructifier les bonnes mĆurs de son peuple par les patriarches, puis par les docteurs de la Loi et les prophĂštes, enfin par les apĂŽtres, il travaillait, en quelque sorte, Ă cultiver sa vigne par l’entremise de ses ouvriers. Tous ceux qui, Ă une foi droite, ont joint les bonnes Ćuvres ont Ă©tĂ© les ouvriers de cette vigne.
Messes
La messe en questions â Ăglise catholique en France
Le MOOC de la messe â Une formation en ligne 100% gratuit
A reblogué ceci sur Bienvenue sur mon blog principal.
JâaimeJâaime