đ Messes et ActualitĂ©s đ Le jeudi de la 19e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1 đ Commentaire de Saint Jean Chrysostome đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Livre d’ĂzĂ©chiel 12,1-12.
La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils dâhomme, tu habites au milieu dâune engeance de rebelles ; ils ont des yeux pour voir, et ne voient pas ; des oreilles pour entendre, et nâentendent pas, car câest une engeance de rebelles.
Toi, fils dâhomme, prĂ©pare-toi un sac dâexilĂ© ; sous leurs yeux, pars en plein jour, comme un exilĂ© ; sous leurs yeux, pars de ta maison vers un autre lieu ; peut-ĂȘtre verront-ils quâils sont une engeance de rebelles.
Tu sortiras ton sac, comme un sac dâexilĂ©, en plein jour, sous leurs yeux. Toi-mĂȘme, tu sortiras le soir, sous leurs yeux, comme sâen vont les exilĂ©s.
Sous leurs yeux, tu feras un trou dans le mur, et tu sortiras par lĂ .
Sous leurs yeux, tu chargeras ton sac sur ton Ă©paule, et tu le sortiras dans lâobscuritĂ© ; tu voileras ton visage, et tu ne verras plus le pays : jâai fait de toi un signe pour la maison dâIsraĂ«l. »
Je fis ce qui mâavait Ă©tĂ© ordonnĂ© : en plein jour, je sortis mon sac, comme un sac dâexilĂ© ; puis le soir, je fis un trou dans le mur, Ă la main ; je sortis mon sac dans lâobscuritĂ©, et sous leurs yeux je le chargeai sur mon Ă©paule.
Au matin, la parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils dâhomme, la maison dâIsraĂ«l, cette engeance de rebelles, tâa bien demandĂ© : âQuâest-ce que tu fais lĂ ?â
RĂ©ponds : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Cet oracle concerne le prince qui est Ă JĂ©rusalem et toute la maison dâIsraĂ«l qui sây trouve.
Tu diras : Je suis pour vous un signe. Ce que jâai fait, câest cela mĂȘme qui leur sera fait : ils partiront en exil, en captivitĂ© ;
le prince qui est au milieu dâeux chargera son sac sur son Ă©paule, il sortira dans lâobscuritĂ© ; on percera le mur pour le faire sortir ; il voilera son visage, si bien quâil ne verra plus de ses yeux le pays.
Psaume 78(77),56-57.58-59.61-62.
Mais ils bravaient, ils tentaient le Dieu TrĂšs-Haut,
ils refusaient d’observer ses lois ;
ils déviaient comme leurs pÚres, ils désertaient,
trahissaient comme un arc infidĂšle.
Leurs hauts lieux le provoquaient,
leurs idoles excitaient sa jalousie.
Dieu a entendu, il s’emporte,
il écarte tout à fait Israël.
Il laisse capturer sa gloire,
et sa puissance par des mains ennemies.
Il livre son peuple Ă l’Ă©pĂ©e,
contre son hĂ©ritage, il s’emporte.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
En ce temps-lĂ , Pierre sâapprocha de JĂ©sus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frĂšre commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? JusquâĂ sept fois ? »
JĂ©sus lui rĂ©pondit : « Je ne te dis pas jusquâĂ sept fois, mais jusquâĂ soixante-dix fois sept fois.
Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelquâun qui lui devait dix mille talents (câest-Ă -dire soixante millions de piĂšces dâargent).
Comme cet homme nâavait pas de quoi rembourser, le maĂźtre ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant Ă ses pieds, le serviteur demeurait prosternĂ© et disait : âPrends patience envers moi, et je te rembourserai tout.â
Saisi de compassion, le maĂźtre de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent piĂšces dâargent. Il se jeta sur lui pour lâĂ©trangler, en disant : âRembourse ta dette !â
Alors, tombant Ă ses pieds, son compagnon le suppliait : âPrends patience envers moi, et je te rembourserai.â
Mais lâautre refusa et le fit jeter en prison jusquâĂ ce quâil ait remboursĂ© ce quâil devait.
Ses compagnons, voyant cela, furent profondĂ©ment attristĂ©s et allĂšrent raconter Ă leur maĂźtre tout ce qui sâĂ©tait passĂ©.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : âServiteur mauvais ! je tâavais remis toute cette dette parce que tu mâavais suppliĂ©.
Ne devais-tu pas, Ă ton tour, avoir pitiĂ© de ton compagnon, comme moi-mĂȘme jâavais eu pitiĂ© de toi ?â
Dans sa colĂšre, son maĂźtre le livra aux bourreaux jusquâĂ ce quâil eĂ»t remboursĂ© tout ce quâil devait.
Câest ainsi que mon PĂšre du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas Ă son frĂšre du fond du cĆur. »
Lorsque JĂ©sus eut terminĂ© ce discours, il sâĂ©loigna de la GalilĂ©e et se rendit dans le territoire de la JudĂ©e, au-delĂ du Jourdain.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaire
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407)
prĂȘtre Ă Antioche puis Ă©vĂȘque de Constantinople, docteur de l’Ăglise
HomĂ©lies sur lâĂ©vangile de Matthieu, n°61 (in LâĂvangile commentĂ© par les PĂšres; trad. Maurice VĂ©ricel; Ăd. OuvriĂšres 1961, p. 214 s. rev.)
« Prends patience envers moi »
Le Christ nous demande deux choses : condamner nos pĂ©chĂ©s et pardonner ceux des autres ; faire la premiĂšre Ă cause de la seconde, qui sera alors plus facile, car celui qui pense Ă ses pĂ©chĂ©s sera moins sĂ©vĂšre pour son compagnon de misĂšre. Et pardonner non seulement de bouche, mais du fond du cĆur, pour ne pas tourner contre nous-mĂȘmes le fer dont nous croyons percer les autres. Quel mal ton ennemi peut-il te faire qui soit comparable Ă celui que tu te fais toi-mĂȘme par ton aigreur ? (âŠ) Â
ConsidĂšre donc combien d’avantages tu retires d’une offense accueillie humblement et avec douceur. Tu mĂ©rites ainsi premiĂšrement â et c’est le plus important â le pardon de tes pĂ©chĂ©s. Tu t’exerces ensuite Ă la patience et au courage. En troisiĂšme lieu, tu acquiers la douceur et la charitĂ©, car celui qui est incapable de se fĂącher contre ceux qui lui ont causĂ© du tort sera beaucoup plus charitable envers ceux qui l’aiment.
En quatriĂšme lieu, tu dĂ©racines entiĂšrement la colĂšre de ton cĆur, ce qui est un bien incomparable. Celui qui dĂ©livre son Ăąme de la colĂšre la dĂ©barrasse Ă©videmment aussi de la tristesse : il n’usera pas sa vie en chagrins et en vaines inquiĂ©tudes. Ainsi, nous nous punissons nous-mĂȘmes en haĂŻssant les autres ; nous nous faisons du bien Ă nous-mĂȘmes en les aimant. D’ailleurs, tous t’honoreront, mĂȘme tes ennemis, mĂȘme si ce sont des dĂ©mons. Bien mieux, en te conduisant ainsi, tu n’auras mĂȘme plus d’ennemi.
Messes
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