đ Messes et ActualitĂ©s đ 16e dimanche du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 10,38-42 đ Commentaire de Sainte ThĂ©rĂšse d’Avila đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Livre de la GenĂšse 18,1-10a.
En ces jours-lĂ , aux chĂȘnes de MambrĂ©, le Seigneur apparut Ă Abraham, qui Ă©tait assis Ă lâentrĂ©e de la tente. CâĂ©tait lâheure la plus chaude du jour.
Abraham leva les yeux, et il vit trois hommes qui se tenaient debout prĂšs de lui. DĂšs quâil les vit, il courut Ă leur rencontre depuis lâentrĂ©e de la tente et se prosterna jusquâĂ terre.
Il dit : « Mon seigneur, si jâai pu trouver grĂące Ă tes yeux, ne passe pas sans tâarrĂȘter prĂšs de ton serviteur.
Permettez que lâon vous apporte un peu dâeau, vous vous laverez les pieds, et vous vous Ă©tendrez sous cet arbre.
Je vais chercher de quoi manger, et vous reprendrez des forces avant dâaller plus loin, puisque vous ĂȘtes passĂ©s prĂšs de votre serviteur ! » Ils rĂ©pondirent : « Fais comme tu lâas dit. »
Abraham se hĂąta dâaller trouver Sara dans sa tente, et il dit : « Prends vite trois grandes mesures de fleur de farine, pĂ©tris la pĂąte et fais des galettes. »
Puis Abraham courut au troupeau, il prit un veau gras et tendre, et le donna à un serviteur, qui se hùta de le préparer.
Il prit du fromage blanc, du lait, le veau que lâon avait apprĂȘtĂ©, et les dĂ©posa devant eux ; il se tenait debout prĂšs dâeux, sous lâarbre, pendant quâils mangeaient.
Ils lui demandĂšrent : « OĂč est Sara, ta femme ? » Il rĂ©pondit : « Elle est Ă lâintĂ©rieur de la tente. »
Le voyageur reprit : « Je reviendrai chez toi au temps fixé pour la naissance, et à ce moment-là , Sara, ta femme, aura un fils. »
Psaume 15(14),2-3a.3bc-4ab.4d-5.
Celui qui se conduit parfaitement,
qui agit avec justice
et dit la vĂ©ritĂ© selon son cĆur.
Il met un frein Ă sa langue.
Il ne fait pas de tort Ă son frĂšre
et n’outrage pas son prochain.
à ses yeux, le réprouvé est méprisable
mais il honore les fidĂšles du Seigneur.
Il ne reprend pas sa parole.
Il prĂȘte son argent sans intĂ©rĂȘt,
n’accepte rien qui nuise Ă l’innocent.
Qui fait ainsi demeure inébranlable.
Lettre de saint Paul ApĂŽtre aux Colossiens 1,24-28.
FrĂšres, maintenant je trouve la joie dans les souffrances que je supporte pour vous ; ce qui reste Ă souffrir des Ă©preuves du Christ dans ma propre chair, je lâaccomplis pour son corps qui est lâĂglise.
De cette Ăglise, je suis devenu ministre, et la mission que Dieu mâa confiĂ©e, câest de mener Ă bien pour vous lâannonce de sa parole,
le mystĂšre qui Ă©tait cachĂ© depuis toujours Ă toutes les gĂ©nĂ©rations, mais qui maintenant a Ă©tĂ© manifestĂ© Ă ceux quâil a sanctifiĂ©s.
Car Dieu a bien voulu leur faire connaĂźtre en quoi consiste la gloire sans prix de ce mystĂšre parmi toutes les nations : le Christ est parmi vous, lui, lâespĂ©rance de la gloire !
Ce Christ, nous lâannonçons : nous avertissons tout homme, nous instruisons chacun en toute sagesse, afin de lâamener Ă sa perfection dans le Christ.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 10,38-42.
En ce temps-là , Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sĆur appelĂ©e Marie qui, sâĂ©tant assise aux pieds du Seigneur, Ă©coutait sa parole.
Quant Ă Marthe, elle Ă©tait accaparĂ©e par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sĆur mâait laissĂ© faire seule le service ? Dis-lui donc de mâaider. »
Le Seigneur lui rĂ©pondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu tâagites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaires
Sainte ThĂ©rĂšse d’Avila (1515-1582)
carmĂ©lite, docteur de l’Ăglise
Le Chemin de la perfection, ch. 17, 5-7 (OC; trad. MĂšre Marie du Saint-Sacrement; Ăd. du Cerf 1995, p. 761-762, rev.)
Marthe et Marie
Sainte Marthe Ă©tait sainte, bien qu’on ne dise pas qu’elle Ă©tait contemplative. Et que pouvez-vous dĂ©sirer de plus que de ressembler Ă cette femme bienheureuse, qui a mĂ©ritĂ© de recevoir tant de fois JĂ©sus Christ notre Seigneur dans sa maison, de lui prĂ©parer sa nourriture, de le servir, de manger Ă sa table ? Si elle Ă©tait demeurĂ©e absorbĂ©e comme sa sĆur, il n’y aurait eu personne pour prĂ©parer le repas de cet HĂŽte divin.
Eh bien ! imaginez que notre monastĂšre est la maison de sainte Marthe et qu’il doit y avoir diffĂ©rentes façons de servir. Celles que Dieu conduit par la vie active ne doivent pas murmurer contre celles qu’elles verront trĂšs absorbĂ©es dans la contemplation. (âŠ) Qu’elles s’estiment heureuses de servir avec Marthe. Qu’elles songent Ă©galement que la vĂ©ritable humilitĂ© consiste, en grande partie, dans l’acceptation empressĂ©e de ce qu’il plaĂźt au Seigneur d’ordonner de nous, et dans la conviction qu’on est indigne de porter le nom de ses serviteurs.
Donc, si contempler, faire oraison mentale ou vocale, soigner les malades, servir dans les emplois de la maison, assurer les travaux, mĂȘme les plus vils, n’est autre chose que rendre ses devoirs Ă l’hĂŽte divin qui vient loger, manger et se reposer chez nous, que nous importe de le servir d’une maniĂšre ou d’une autre ? Je suis loin de dire que vous ne devez pas vous efforcer d’arriver Ă la contemplation, je dis simplement que vous devez vous exercer Ă des fonctions diverses. La contemplation, en effet, n’est pas laissĂ©e Ă votre choix, mais Ă celui du Seigneur. (âŠ) Laissez faire le MaĂźtre de la maison.
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