đ Messes et ActualitĂ©s đ Le samedi de la 14e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 10,24-33 đ Commentaire de Saint Thomas de Celano đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Livre d’IsaĂŻe 6,1-8.
LâannĂ©e de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siĂ©geait sur un trĂŽne trĂšs Ă©levĂ© ; les pans de son manteau remplissaient le Temple.
Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler.
Ils se criaient lâun Ă lâautre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de lâunivers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. »
Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée.
Je dis alors : « Malheur Ă moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lĂšvres impures, jâhabite au milieu dâun peuple aux lĂšvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de lâunivers ! »
Lâun des sĂ©raphins vola vers moi, tenant un charbon brĂ»lant quâil avait pris avec des pinces sur lâautel.
Il lâapprocha de ma bouche et dit : « Ceci a touchĂ© tes lĂšvres, et maintenant ta faute est enlevĂ©e, ton pĂ©chĂ© est pardonnĂ©. »
Jâentendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et jâai rĂ©pondu : « Me voici : envoie-moi ! »
Psaume 93(92),1abc.1d-2.5.
Le Seigneur est roi ;
il s’est vĂȘtu de magnificence
le Seigneur a revĂȘtu sa force.
Et la terre tient bon, inébranlable ;
dĂšs l’origine ton trĂŽne tient bon,
depuis toujours, tu es.
Tes volontés sont vraiment immuables :
la sainteté emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 10,24-33.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait Ă ses ApĂŽtres : « Le disciple nâest pas au-dessus de son maĂźtre, ni le serviteur au-dessus de son seigneur.
Il suffit que le disciple soit comme son maßtre, et le serviteur, comme son seigneur. Si les gens ont traité de Béelzéboul le maßtre de maison, ce sera bien pire pour ceux de sa maison.
Ne craignez donc pas ces gens-lĂ ; rien nâest voilĂ© qui ne sera dĂ©voilĂ©, rien nâest cachĂ© qui ne sera connu.
Ce que je vous dis dans les tĂ©nĂšbres, dites-le en pleine lumiĂšre ; ce que vous entendez au creux de lâoreille, proclamez-le sur les toits.
Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer lâĂąme ; craignez plutĂŽt celui qui peut faire pĂ©rir dans la gĂ©henne lâĂąme aussi bien que le corps.
Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe Ă terre sans que votre PĂšre le veuille.
Quant Ă vous, mĂȘme les cheveux de votre tĂȘte sont tous comptĂ©s.
Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus quâune multitude de moineaux.
Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon PÚre qui est aux cieux.
Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon PÚre qui est aux cieux. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaires
Thomas de Celano (v. 1190-v. 1260)
biographe de saint François et de sainte Claire
PremiÚre Vie de saint François, §58 (in Vie de saint François; trad. Debonnets et Vorreux, Documents, p. 242)
« Pas un moineau ne tombe Ă terre sans la volontĂ© de votre PĂšre… Soyez donc sans crainte »
ArrivĂ© tout prĂšs d’une grande troupe d’oiseaux, le bienheureux François constata qu’ils l’attendaient ; il leur adressa son salut habituel, s’Ă©merveilla de ce qu’ils ne se soient pas envolĂ©s comme ils font d’habitude, leur dit qu’ils devaient Ă©couter la parole de Dieu, et les pria humblement d’ĂȘtre attentifs. Il leur dit, entre autres choses : « Mes frĂšres les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre crĂ©ateur et de l’aimer toujours : il vous a donnĂ© des plumes pour vous vĂȘtir, des ailes pour voler, et tout ce dont vous aviez besoin pour vivre.
De toutes les crĂ©atures de Dieu, c’est vous qui avez la meilleure grĂące. Il vous a donnĂ© pour domaine les airs et leur limpiditĂ©. Vous n’avez ni Ă semer ni Ă moissonner ; il vous donne la nourriture et le logement sans que vous ayez Ă vous en inquiĂ©ter » (Mt 6,26).  à ces mots, rapportent le saint lui-mĂȘme et ses compagnons, les oiseaux exprimĂšrent Ă leur façon une joie admirable : ils allongeaient le cou, dĂ©ployaient leurs ailes, ouvraient le bec et regardaient attentivement.
Lui allait et venait parmi eux, frĂŽlait de sa tunique leurs tĂȘtes et leurs corps. Finalement, il les bĂ©nit, traça sur eux le signe de la croix et leur permit de s’envoler. Il reprit la route avec ses compagnons et, exultant de joie, rendit grĂące Ă Dieu qui est ainsi reconnu et vĂ©nĂ©rĂ© par toutes ses crĂ©atures. François n’Ă©tait pas simple d’esprit, mais il avait la grĂące de la simplicitĂ©, aussi s’accusa-t-il de nĂ©gligence pour n’avoir pas encore jusque-lĂ prĂȘchĂ© aux oiseaux puisque ces animaux Ă©coutaient avec tant de respect la parole de Dieu. Et Ă partir de ce jour il ne manquait pas d’exhorter tous les oiseaux, tous les animaux, les reptiles et mĂȘme les crĂ©atures inanimĂ©es, Ă louer et aimer le CrĂ©ateur.
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