đ Messes et ActualitĂ©s đ Le vendredi de la 10e semaine du temps ordinaire đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 5,27-32 đ Commentaire de Tertullien đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Premier livre des Rois 19,9a.11-16.
En ces jours-lĂ , lorsque le prophĂšte Ălie fut arrivĂ© Ă lâHoreb, la montagne de Dieu, il entra dans une caverne et y passa la nuit.
Le Seigneur dit :
« Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » Ă lâapproche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent quâil fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur nâĂ©tait pas dans lâouragan ; et aprĂšs lâouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur nâĂ©tait pas dans le tremblement de terre ;
et aprĂšs ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur nâĂ©tait pas dans ce feu ; et aprĂšs ce feu, le murmure dâune brise lĂ©gĂšre.
AussitĂŽt quâil lâentendit, Ălie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint Ă lâentrĂ©e de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu lĂ , Ălie ? »
Il rĂ©pondit : « JâĂ©prouve une ardeur jalouse pour toi, Seigneur, Dieu de lâunivers. Les fils dâIsraĂ«l ont abandonnĂ© ton Alliance, renversĂ© tes autels, et tuĂ© tes prophĂštes par lâĂ©pĂ©e ; moi, je suis le seul Ă ĂȘtre restĂ© et ils cherchent Ă prendre ma vie. »
Le Seigneur lui dit : « Repars vers Damas, par le chemin du dĂ©sert. ArrivĂ© lĂ , tu consacreras par lâonction HazaĂ«l comme roi de Syrie ;
puis tu consacreras JĂ©hu, fils de Namsi, comme roi dâIsraĂ«l ; et tu consacreras ĂlisĂ©e, fils de Shafath, dâAbel-Mehola, comme prophĂšte pour te succĂ©der.
Psaume 27(26),7-8ab.8c-9abc.13-14.
Ăcoute, Seigneur, je t’appelle !
Pitié ! Réponds-moi !
Mon cĆur m’a redit ta parole :
« Cherchez ma face. »
C’est ta face, Seigneur, que je cherche :
ne me cache pas ta face.
N’Ă©carte pas ton serviteur avec colĂšre :
tu restes mon secours.
Mais, j’en suis sĂ»r, je verrai les bontĂ©s du Seigneur
sur la terre des vivants.
« EspÚre le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espÚre le Seigneur. »
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Matthieu 5,27-32.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait Ă ses disciples : « Vous avez appris quâil a Ă©tĂ© dit : âTu ne commettras pas dâadultĂšreâ.
Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a dĂ©jĂ commis lâadultĂšre avec elle dans son cĆur.
Si ton Ćil droit entraĂźne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que dâavoir ton corps tout entier jetĂ© dans la gĂ©henne.
Et si ta main droite entraĂźne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que dâavoir ton corps tout entier qui sâen aille dans la gĂ©henne.
Il a Ă©tĂ© dit Ă©galement : âSi quelquâun renvoie sa femme, quâil lui donne un acte de rĂ©pudiationâ.
Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas dâunion illĂ©gitime, la pousse Ă lâadultĂšre ; et si quelquâun Ă©pouse une femme renvoyĂ©e, il est adultĂšre. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaires
Tertullien (v. 155-v. 220)
théologien
Ă sa Femme, II, 9 (in Ćuvres complĂštes de Tertullien, tome 3; trad. Antoine-EugĂšne Genoud; p. 355-356; rev. )
LĂ oĂč deux sont rĂ©unis, le Christ est prĂ©sent
OĂč trouver des paroles pour exprimer toute l’excellence et le bonheur d’un mariage chrĂ©tien ? L’Ăglise en dresse le contrat, l’offrande eucharistique le confirme, la bĂ©nĂ©diction y met le sceau, les anges qui en sont tĂ©moins l’enregistrent, et le PĂšre des cieux le ratifie. Quelle alliance douce et sainte que celle de deux fidĂšles portant le mĂȘme joug (Mt 11,29), rĂ©unis dans la mĂȘme espĂ©rance, dans le mĂȘme dĂ©sir, dans la mĂȘme discipline, dans le mĂȘme service !
Tous deux sont enfants d’un mĂȘme PĂšre, serviteurs du mĂȘme maĂźtre (…), ne forment qu’une seule chair (Mt 19,5), qu’un seul esprit. Ils prient ensemble, ils adorent ensemble, ils jeĂ»nent ensemble, s’enseignant l’un l’autre, s’encourageant l’un l’autre, se supportant l’un l’autre. Vous les rencontrez ensemble Ă l’Ă©glise, ensemble au banquet divin. Ils partagent Ă©galement la pauvretĂ© et l’abondance, les persĂ©cutions ou les consolations.
Entre eux aucun secret, aucun faux-fuyant : confiance inviolable, empressement rĂ©ciproque, aucun sujet de peine. Ils n’ont pas Ă se cacher l’un de l’autre pour visiter les malades, pour assister les indigents ; leur aumĂŽne est sans disputes, leurs sacrifices sans scrupules, l’observance de leurs devoirs quotidiens sans entraves. Chez eux pas de signes de croix furtifs, de salutations inquiĂštes, d’actions de grĂąces muettes.
De leurs bouches, libres comme leurs cĆurs, s’Ă©lancent des hymnes et des cantiques ; leur unique rivalitĂ©, c’est Ă qui cĂ©lĂ©brera le mieux les louanges du Seigneur. Le Christ se rĂ©jouit de cette union ; Ă de tels Ă©poux il envoie sa paix. « LĂ oĂč deux sont rĂ©unis », il est prĂ©sent lui aussi (Mt 18,20) ; et lĂ oĂč il est prĂ©sent, l’ennemi de notre salut ne trouve pas de place.
Messes
La messe en questions â Ăglise catholique en France
Le MOOC de la messe â Une formation en ligne 100% gratuit
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