đ Messes et ActualitĂ©s đ FĂȘte de saint Matthias, apĂŽtre đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 15,9-17 đ Commentaire du Saint John Henry Newman đ
Liste des saints du jour
Lectures du Jour
Livre des Actes des ApĂŽtres 1,15-17.20-26.
En ces jours-lĂ , Pierre se leva au milieu des frĂšres qui Ă©taient rĂ©unis au nombre dâenviron cent vingt personnes, et il dĂ©clara :
« FrĂšres, il fallait que lâĂcriture sâaccomplisse. En effet, par la bouche de David, lâEsprit Saint avait dâavance parlĂ© de Judas, qui en est venu Ă servir de guide aux gens qui ont arrĂȘtĂ© JĂ©sus :
ce Judas Ă©tait lâun de nous et avait reçu sa part de notre ministĂšre.
Car il est Ă©crit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un dĂ©sert, et que personne nây habite, et encore : Quâun autre prenne sa charge.
Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnĂ©s durant tout le temps oĂč le Seigneur JĂ©sus a vĂ©cu parmi nous,
depuis le commencement, lors du baptĂȘme donnĂ© par Jean, jusquâau jour oĂč il fut enlevĂ© dâauprĂšs de nous. Il faut donc que lâun dâentre eux devienne, avec nous, tĂ©moin de sa rĂ©surrection. »
On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias.
Ensuite, on fit cette priĂšre : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cĆurs, dĂ©signe lequel des deux tu as choisi
pour quâil prenne, dans le ministĂšre apostolique, la place que Judas a dĂ©sertĂ©e en allant Ă la place qui est dĂ©sormais la sienne. »
On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze ApÎtres.
Psaume 113(112),1-2.3-4.5-6.7-8.
Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siĂšcles des siĂšcles !
Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.
Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
Lui, il siĂšge lĂ -haut.
Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
De la poussiĂšre il relĂšve le faible,
il retire le pauvre de la cendre
pour qu’il siĂšge parmi les princes,
parmi les princes de son peuple.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 15,9-17.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus disait Ă ses disciples : « Comme le PĂšre mâa aimĂ©, moi aussi je vous ai aimĂ©s. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, jâai gardĂ© les commandements de mon PĂšre, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il nây a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux quâon aime.
Vous ĂȘtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maĂźtre ; je vous appelle mes amis, car tout ce que jâai entendu de mon PĂšre, je vous lâai fait connaĂźtre.
Ce nâest pas vous qui mâavez choisi, câest moi qui vous ai choisis et Ă©tablis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au PĂšre en mon nom, il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande : câest de vous aimer les uns les autres. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaires
Saint John Henry Newman (1801-1890)
cardinal, thĂ©ologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre
Sermon « The Yoke of Christ » PPS, vol. 7, n°8 (trad. Evangelizo.org d’aprĂšs le texte original)
« Demeurez dans mon amour…, pour que ma joie soit en vous, que vous soyez comblĂ©s de joie »
Le Christ s’en Ă©tait allé ; les apĂŽtres possĂ©daient, certes, en abondance la paix et la joie, plus encore que lorsque JĂ©sus Ă©tait avec eux. Mais justement ce n’Ă©tait pas une joie « comme le monde la donne » (Jn 14,27). C’Ă©tait sa joie Ă lui, nĂ©e de la souffrance et de l’affliction. C’Ă©tait cette joie que Matthias a reçu quand on a fait de lui un apĂŽtre. (…) Les autres avaient Ă©tĂ© choisis pour ainsi dire dans leur enfance : hĂ©ritiers certes du Royaume, mais encore « sous des tuteurs, des intendants » (Ga 4,2).
Tout apĂŽtres qu’ils aient Ă©tĂ©, ils ne comprenaient pas encore leur vocation ; ils gardaient en eux des pensĂ©es d’ambition humaine, des dĂ©sirs de richesse, et on les acceptait ainsi pour un temps. (…) Saint Matthias est entrĂ© d’emblĂ©e dans l’hĂ©ritage. DĂšs son Ă©lection, il a pris sur lui le pouvoir de l’apĂŽtre et le prix Ă payer. Aucun rĂȘve de rĂ©ussite terrestre ne pouvait effleurer ce trĂŽne qui s’Ă©levait sur la tombe d’un disciple passĂ© au crible et dĂ©chu, Ă l’ombre mĂȘme de la croix de celui qu’il avait trahi.
Oui, Saint Matthias peut bien nous redire aujourd’hui les paroles de notre Seigneur : « Chargez-vous de mon joug, mettez-vous Ă mon Ă©cole » (Mt 11,29). Car ce joug, il l’a portĂ© lui-mĂȘme, d’emblĂ©e. (…) DĂšs sa « jeunesse apostolique », il a portĂ© le joug du Seigneur. EmbarquĂ© sans dĂ©lai pour son grand CarĂȘme, il y a trouvĂ© la joie.(…) « Si quelqu’un veut venir Ă ma suite, qu’il se renie, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » (Mt 16,24)
Venir au Christ, c’est venir Ă sa suite ; prendre sa croix, c’est se charger de son joug ; s’il nous dit qu’il est lĂ©ger, c’est qu’il est son joug Ă lui ; c’est lui qui le rend lĂ©ger, sans en faire pourtant autre chose qu’un joug laborieux. (…) Je ne veux pas dire, bien sĂ»r, loin de lĂ , que la vie Ă la suite du Christ manque de joie et de paix. « Mon joug est facile Ă porter, dit JĂ©sus, et mon fardeau lĂ©ger » (Mt 11,30). C’est la grĂące qui le rend tel, car il demeure austĂšre (…) : c’est une croix.
Messes
La messe en questions â Ăglise catholique en France
Le MOOC de la messe â Une formation en ligne 100% gratuit

A reblogué ceci sur Bienvenue sur mon blog principal.
JâaimeJâaime