đ Messes et ActualitĂ©s đ Le vendredi de PĂąques đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 21,1-14 đ Commentaire de Saint Pierre Chrysologue đ
Liste des saints du jour

Lectures du Jour
Livre des Actes des ApĂŽtres 4,1-12.
En ces jours-lĂ , aprĂšs la guĂ©rison de lâinfirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prĂȘtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducĂ©ens ;
ils Ă©taient excĂ©dĂ©s de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de JĂ©sus, la rĂ©surrection dâentre les morts.
Ils les firent arrĂȘter et placer sous bonne garde jusquâau lendemain, puisque câĂ©tait dĂ©jĂ le soir.
Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; Ă ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.
Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes.
Il y avait lĂ Hanne le grand prĂȘtre, CaĂŻphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prĂȘtres.
Ils firent amener Pierre et Jean au milieu dâeux et les questionnĂšrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guĂ©rison ? »
Alors Pierre, rempli de lâEsprit Saint, leur dĂ©clara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogĂ©s aujourdâhui pour avoir fait du bien Ă un infirme, et lâon nous demande comment cet homme a Ă©tĂ© sauvĂ©.
Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple dâIsraĂ«l : câest par le nom de JĂ©sus le NazarĂ©en, lui que vous avez crucifiĂ© mais que Dieu a ressuscitĂ© dâentre les morts, câest par lui que cet homme se trouve lĂ , devant vous, bien portant.
Ce JĂ©sus est la pierre mĂ©prisĂ©e de vous, les bĂątisseurs, mais devenue la pierre dâangle.
En nul autre que lui, il nây a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom nâest donnĂ© aux hommes, qui puisse nous sauver. »
Psaume 118(117),1-2.4.22-24.25-27a.
Rendez grĂące au Seigneur : Il est bon !
Ăternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Ăternel est son amour !
Qu’ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Ăternel est son amour !
La pierre qu’ont rejetĂ©e les bĂątisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est lĂ l’Ćuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fĂȘte et de joie !
Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Jean 21,1-14.
En ce temps-là , Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait lĂ , ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelĂ© Didyme (câest-Ă -dire Jumeau), NathanaĂ«l, de Cana de GalilĂ©e, les fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e, et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je mâen vais Ă la pĂȘche. » Ils lui rĂ©pondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montĂšrent dans la barque ; or, cette nuit-lĂ , ils ne prirent rien.
Au lever du jour, JĂ©sus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que câĂ©tait lui.
Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet Ă droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetĂšrent donc le filet, et cette fois ils nâarrivaient pas Ă le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que JĂ©sus aimait dit Ă Pierre : « Câest le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que câĂ©tait le Seigneur, il passa un vĂȘtement, car il nâavait rien sur lui, et il se jeta Ă lâeau.
Les autres disciples arrivĂšrent en barque, traĂźnant le filet plein de poissons ; la terre nâĂ©tait quâĂ une centaine de mĂštres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là , un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusquâĂ terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgrĂ© cette quantitĂ©, le filet ne sâĂ©tait pas dĂ©chirĂ©.
JĂ©sus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples nâosait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que câĂ©tait le Seigneur.
JĂ©sus sâapproche ; il prend le pain et le leur donne ; et de mĂȘme pour le poisson.
CâĂ©tait la troisiĂšme fois que JĂ©sus ressuscitĂ© dâentre les morts se manifestait Ă ses disciples.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaires
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)
Ă©vĂȘque de Ravenne, docteur de l’Ăglise
Sermon 78 ; PL 52, 420 (in L’AnnĂ©e en fĂȘtes, coll. BibliothĂšque; trad. F. QuĂ©rĂ©-Jaulmes; Migne 2000, p. 393- rev.)
« Au lever du jour, Jésus était là , sur le rivage »
« Comme le jour venait », dit l’Ăvangile, « JĂ©sus parut sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’Ă©tait JĂ©sus. » (…) Le monde tout entier avait Ă©tĂ© jetĂ© dans la confusion et se demandait si la mort du CrĂ©ateur ne l’avait pas replongĂ© dans les tĂ©nĂšbres primordiales et le chaos originel (Gn 1,2). Mais soudain, dans la lumiĂšre de sa rĂ©surrection, le Seigneur ramĂšne le jour et rend au monde son visage familier. Il vient ressusciter avec lui et dans sa gloire tous les ĂȘtres qu’il a vus si tristement abattus.
« Comme le jour venait » (…) « JĂ©sus parut sur le rivage » : il vient (…) dissiper le doute, apaiser la tempĂȘte, calmer le dĂ©sordre, raffermir en sa propre immobilitĂ© les fondements de la terre, qui avaient Ă©tĂ© si brusquement Ă©branlĂ©s. Et il vient rendre au monde toute sa ferveur envers son maĂźtre. « Comme le jour venait, JĂ©sus parut sur le rivage. »
C’est d’abord pour ramener son Ăglise dans le port de la foi, cette Ăglise dans laquelle les disciples sont alors les jouets des flots amers. Il les a trouvĂ©s privĂ©s de foi, dĂ©possĂ©dĂ©s de leur force d’hommes ; c’est pour cela qu’il les appelle « enfants » : «  Enfants, n’avez-vous rien Ă manger ? » Il y a lĂ Pierre qui a reniĂ©, Thomas qui a doutĂ©, Jean qui a fui (…);
il les invite Ă manger comme des tout petits. Ainsi son humanitĂ© les rappellera Ă la grĂące, le pain Ă la confiance, la nourriture Ă la foi. En effet, ils ne croiraient pas qu’il est ressuscitĂ© avec son corps s’ils ne le voyaient manger comme un homme. VoilĂ pourquoi celui qui nourrit toute crĂ©ature demande Ă manger ; lui, le Pain (Jn 6,35), mange, car il n’a pas faim de leur nourriture, mais de leur amour.    Â
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