đ Messes et ActualitĂ©s đ Mardi du temps de NoĂ«l aprĂšs l’Ăpiphanie đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 6,34-44 đ Commentaire de Saint Jean de la Croix đ
Liste des saints du jour



Lectures du Jour
PremiĂšre lettre de saint Jean 4,7-10.
Bien-aimĂ©s, aimons-nous les uns les autres, puisque lâamour vient de Dieu. Celui qui aime est nĂ© de Dieu et connaĂźt Dieu.
Celui qui nâaime pas nâa pas connu Dieu, car Dieu est amour.
Voici comment lâamour de Dieu sâest manifestĂ© parmi nous : Dieu a envoyĂ© son Fils unique dans le monde pour que nous vivions par lui.
Voici en quoi consiste lâamour : ce nâest pas nous qui avons aimĂ© Dieu, mais câest lui qui nous a aimĂ©s, et il a envoyĂ© son Fils en sacrifice de pardon pour nos pĂ©chĂ©s.
Psaume 72(71),1-2.3-4.7-8.
Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
Ă ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice,
qu’il fasse droit aux malheureux !
Montagnes, portez au peuple la paix,
collines, portez-lui la justice !
Qu’il fasse droit aux malheureux de son peuple,
qu’il sauve les pauvres gens, qu’il Ă©crase l’oppresseur !
En ces jours-lĂ , fleurira la justice,
grande paix jusqu’Ă la fin des lunes !
Qu’il domine de la mer Ă la mer,
et du Fleuve jusqu’au bout de la terre !
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Marc 6,34-44.
En ce temps-lĂ , JĂ©sus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce quâils Ă©taient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit Ă les enseigner longuement.
DĂ©jĂ lâheure Ă©tait avancĂ©e ; sâĂ©tant approchĂ©s de lui, ses disciples disaient : « Lâendroit est dĂ©sert et dĂ©jĂ lâheure est tardive.
Renvoie-les : quâils aillent dans les campagnes et les villages des environs sâacheter de quoi manger. »
Il leur rĂ©pondit : « Donnez-leur vous-mĂȘmes Ă manger. » Ils rĂ©pliquent : « Irons-nous dĂ©penser le salaire de deux cents journĂ©es pour acheter des pains et leur donner Ă manger ? »
JĂ©sus leur demande : « Combien de pains avez-vous ? Allez voir. » SâĂ©tant informĂ©s, ils lui disent : « Cinq, et deux poissons. »
Il leur ordonna de les faire tous asseoir par groupes sur lâherbe verte.
Ils se disposÚrent par carrés de cent et de cinquante.
JĂ©sus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bĂ©nĂ©diction et rompit les pains ; il les donnait aux disciples pour quâils les distribuent Ă la foule. Il partagea aussi les deux poissons entre eux tous.
Ils mangÚrent tous et ils furent rassasiés.
Et lâon ramassa les morceaux de pain qui restaient, de quoi remplir douze paniers, ainsi que les restes des poissons.
Ceux qui avaient mangé les pains étaient au nombre de cinq mille hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaires
Saint Jean de la Croix (1542-1591)
carme, docteur de l’Ăglise
Le Cantique spirituel, 2e recension (Ćuvres complĂštes; trad. mĂšre Marie du Saint-Sacrement; Ăd. du Cerf 1990; p. 1299)
« L’heure Ă©tait avancĂ©e… Tous mangĂšrent Ă leur faim »
Mon Bien-AimĂ© est pour moi la nuit tranquille, Semblable au lever de l’aurore, La mĂ©lodie silencieuse Et la solitude sonore, Le souper qui restaure, en enflammant l’amour. Dans les saintes Ăcritures, le repos du soir dĂ©signe la vision de Dieu. De mĂȘme donc que le souper couronne les travaux du jour et ouvre le repos de la nuit, ainsi l’Ăąme savoure dans la paisible connaissance dont nous parlons, un avant-goĂ»t de la fin de ses maux et l’assurance des biens qu’elle attend. Par lĂ aussi, son amour pour Dieu prend de grands accroissements.
C’est donc rĂ©ellement pour elle « le souper qui recrĂ©e », en lui annonçant la fin de ses maux, et qui « enflamme l’amour », en lui assurant la possession de tous les biens. Pour mieux faire comprendre combien ce souper est dĂ©licieux Ă l’Ăąme, puisque, nous l’avons dit, il n’est autre chose que le Bien-AimĂ© lui-mĂȘme, rappelons les paroles de l’Ăpoux dans l’Apocalypse : « Voici que je me tiens Ă la porte et je frappe.
Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre sa porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Ap 3,20). Par lĂ il nous donne Ă entendre qu’il apporte avec lui le repas, c’est-Ă -dire la saveur et les dĂ©lices dont il se nourrit lui-mĂȘme et qu’il communique Ă l’Ăąme lorsqu’il s’unit Ă elle, afin qu’elle s’en nourrisse elle aussi.
Tel est le sens de cette parole : « Je souperai avec lui, et lui avec moi » et tel est l’effet produit par l’union de l’Ăąme avec Dieu : les biens mĂȘmes de Dieu deviennent communs entre lui et l’Ăąme Ă©pouse, parce qu’il les lui communique gratuitement et avec une souveraine libĂ©ralitĂ©. Dieu est donc lui-mĂȘme ce « souper qui recrĂ©e en enflammant l’amour ». Il recrĂ©e son Ă©pouse par sa libĂ©ralitĂ©, il l’enflamme d’amour par la bienveillance qu’il lui tĂ©moigne.
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Faut-il ou non attendre un messie ? A travers cette expression entrĂ©e dans le langage courant, on entend bien la notion d’homme providentiel, de sauveur… Mais dans la Bible, qui est ce Messie ? Un roi consacrĂ© par une huile bĂ©nie ? Un prĂȘtre ? Un peuple ? Un homme ? Un Dieu ? De la longue attente du peuple saint Ă la Croix du Christ, et au-delĂ , du sens commun Ă la priĂšre, Honorine Grasset nous entraĂźne sur la plus belle des routes.
Cette semaine, la Foi prise au mot vous propose une Ă©mission toute Ă la fois nĂ©cessaire et difficile : nous allons parler du pardon. NĂ©cessaire car le pardon n’est pas simplement une aimable nĂ©cessitĂ© morale qu’il faut pratiquer, mais parce que bien souvent on ne peut pas faire autrement pour que la vie reste tout simplement possible. Souvent, d’ailleurs, notre psychisme travaille Ă notre place, pour se protĂ©ger. Difficile, parce que nous ne savons pas ce que vous avez vĂ©cu et que certains de nos mots pourraient rĂ©veiller de vieilles blessures. Pour Ă©voquer cette question douloureuse, RĂ©gis Burnet reçoit le thĂ©ologien Guilhem Causse.

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