đ Messes et ActualitĂ©s đ FĂȘte de la Sainte Famille de JĂ©sus, Marie et Joseph đ Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 2,41-52 đ Commentaire de Saint Augustin đ
Liste des saints du jour





Lectures du Jour

Premier livre de Samuel 1,20-22.24-28.
Elcana s’unit Ă Anne sa femme, et le Seigneur se souvint d’elle.
Anne conçut et, le temps venu, elle enfanta un fils ; elle lui donna le nom de Samuel (câest-Ă -dire : Dieu exauce) car, disait-elle : « Je lâai demandĂ© au Seigneur. »
Elcana, son mari, monta au sanctuaire avec toute sa famille pour offrir au Seigneur le sacrifice annuel et sâacquitter du vĆu pour la naissance de lâenfant.
Mais Anne nây monta pas. Elle dit Ă son mari : « Quand lâenfant sera sevrĂ©, je lâemmĂšnerai : il sera prĂ©sentĂ© au Seigneur, et il restera lĂ pour toujours. »
Lorsque Samuel fut sevrĂ©, Anne, sa mĂšre, le conduisit Ă la Maison du Seigneur, Ă Silo ; lâenfant Ă©tait encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice, et on amena lâenfant au prĂȘtre Ăli.
Anne lui dit alors : « Ăcoute-moi, mon seigneur, je tâen prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici prĂšs de toi pour prier le Seigneur.
Câest pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me lâa donnĂ© en rĂ©ponse Ă ma demande.
Ă mon tour je le donne au Seigneur pour quâil en dispose. Il demeurera Ă la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternĂšrent devant le Seigneur.
Psaume 84(83),2-3.5-6.9-10.
De quel amour sont aimées tes demeures,
Seigneur, Dieu de l’univers !
Mon Ăąme s’Ă©puise Ă dĂ©sirer les parvis du Seigneur ;
mon cĆur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !
Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s’ouvrent dans leur cĆur !
Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma priĂšre ;
écoute, Dieu de Jacob.
Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.
PremiĂšre lettre de saint Jean 3,1-2.21-24.
Bien-aimĂ©s, voyez quel grand amour nous a donnĂ© le PĂšre pour que nous soyons appelĂ©s enfants de Dieu â et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaĂźt pas : câest quâil nâa pas connu Dieu.
Bien-aimĂ©s, dĂšs maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons nâa pas encore Ă©tĂ© manifestĂ©. Nous le savons : quand cela sera manifestĂ©, nous lui serons semblables car nous le verrons tel quâil est.
Bien-aimĂ©s, si notre cĆur ne nous accuse pas, nous avons de lâassurance devant Dieu.
Quoi que nous demandions à Dieu, nous le recevons de lui, parce que nous gardons ses commandements, et que nous faisons ce qui est agréable à ses yeux.
Or, voici son commandement : mettre notre foi dans le nom de son Fils JĂ©sus Christ, et nous aimer les uns les autres comme il nous lâa commandĂ©.
Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et voilĂ comment nous reconnaissons quâil demeure en nous, puisquâil nous a donnĂ© part Ă son Esprit.
Ăvangile de JĂ©sus-Christ selon saint Luc 2,41-52.
Chaque annĂ©e, les parents de JĂ©sus se rendaient Ă JĂ©rusalem pour la fĂȘte de la PĂąque.
Quand il eut douze ans, ils montĂšrent en pĂšlerinage suivant la coutume.
Ă la fin de la fĂȘte, comme ils sâen retournaient, le jeune JĂ©sus resta Ă JĂ©rusalem Ă lâinsu de ses parents.
Pensant quâil Ă©tait dans le convoi des pĂšlerins, ils firent une journĂ©e de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournÚrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
Câest au bout de trois jours quâils le trouvĂšrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les Ă©coutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui lâentendaient sâextasiaient sur son intelligence et sur ses rĂ©ponses.
En le voyant, ses parents furent frappĂ©s dâĂ©tonnement, et sa mĂšre lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton pĂšre et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous mâayez cherchĂ© ? Ne saviez-vous pas quâil me faut ĂȘtre chez mon PĂšre ? »
Mais ils ne comprirent pas ce quâil leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre Ă Nazareth, et il leur Ă©tait soumis. Sa mĂšre gardait dans son cĆur tous ces Ă©vĂ©nements.
Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grùce, devant Dieu et devant les hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Commentaires
Saint Augustin (354-430)
Ă©vĂȘque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’ĂgliseMariage et concupiscence 1,11; Sermon 51 (trad. En Calcat)
Un vrai mariage, une vraie famille
En disant Ă Joseph : « Prends sans crainte avec toi Marie, ta femme » (Mt 1,20), l’ange ne se trompait pas. (…) Le titre de « femme » n’Ă©tait ni vain, ni mensonger, car cette Vierge faisait le bonheur de son mari, d’une maniĂšre d’autant plus parfaite et admirable qu’elle devenait mĂšre sans la participation de ce mari, fĂ©conde sans lui, mais fidĂšle avec lui.
C’est Ă cause de ce mariage authentique qu’ils ont mĂ©ritĂ© d’ĂȘtre appelĂ©s l’un et l’autre « parents du Christ » â non seulement elle, « sa mĂšre », mais lui aussi « son pĂšre », en tant qu’Ă©poux de sa mĂšre, pĂšre et Ă©poux selon l’esprit, non selon la chair. Tous les deux â lui seulement par l’esprit, elle jusque dans sa chair â sont parents de son humilitĂ©, non de sa noblesse, parents de sa faiblesse, non de sa divinitĂ©. Voyez l’Ăvangile, qui ne saurait mentir : « Sa mĂšre lui a dit : âMon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois, ton pĂšre et moi nous te cherchions, angoissĂ©sâ ».
Lui, voulant montrer qu’il avait aussi en dehors d’eux un PĂšre qui l’avait engendrĂ© sans mĂšre, leur a rĂ©pondu : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois ĂȘtre dans la maison de mon PĂšre ? » Et, pour qu’on ne pense pas qu’en parlant ainsi, il reniait ses parents, l’Ă©vangĂ©liste ajoute : « Il redescendit avec eux et revint Ă Nazareth, et il leur demeurait soumis ». (…)
Pourquoi se soumettait-il Ă ceux qui Ă©taient si infĂ©rieurs Ă sa nature divine ? Parce que « s’anĂ©antissant lui-mĂȘme, il s’Ă©tait fait une nature de serviteur » (Ph 2 7), selon laquelle ils Ă©taient ses parents. S’ils n’avaient pas Ă©tĂ© unis par un mariage vĂ©ritable, bien que sans commerce charnel, ils n’auraient pas pu ĂȘtre appelĂ©s tous deux les parents de cette nature de serviteur.
Prenons donc Ă partir de Joseph la gĂ©nĂ©alogie du Christ : Ă©poux dans la chastetĂ©, il est pĂšre de la mĂȘme maniĂšre. (…) Il n’a pas, direz-vous, engendrĂ© JĂ©sus par l’opĂ©ration de la nature ? Mais Marie elle-mĂȘme, l’a-t-elle conçu par l’opĂ©ration de la nature ? Eh bien : ce que le Saint-Esprit a opĂ©rĂ©, il l’a fait pour les deux ensemble. Car Joseph Ă©tait, nous dit Matthieu (1,19), « un homme juste ». Ils Ă©taient justes, mari et femme. L’Esprit Saint a reposĂ© dans leur commune justice, et leur a donnĂ© un fils Ă tous deux.
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DiocĂšse Tarbes et Lourdes
La naissance est annoncĂ©e, la famille se rĂ©jouit et puis l’arrivĂ©e ne se passe pas comme prĂ©vu. Enfant prĂ©maturĂ©, ou avec un handicap, accouchement difficile avec complications, comment vivre cette nouvelle en couple et en famille ? Que dire aux frĂšres et soeurs pour rester dans la joie de la naissance ? Comment vivre cette douleur, difficultĂ© dans la foi et l’espĂ©rance ? TĂ©moignage et points de repĂšres dans Vies de Famille.
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